07/01/2026
Elle, avant, elle était ma plume,
La complice avec qui j'étais prêt à écrire l’éternel résumé de mes jours.
Ma source de réconfort dans les moments forts,
Une plume tombée d'une aile d’ange.
Solide et douce, à la beauté angélique,
Mais j'avais oublié de l’ancrer sur une base solide.
Puis la tempête s’est levée, brutale et imprévue,
Et la plume, légère, s’est envolée, perdue.
Emportée loin de ma vision, loin de ma passion,
Sans adieu, sans pardon, juste la désolation.
Son absence m’a plongé dans un noir sans rime,
Délaissant la poésie, fuyant l'encre et ses abîmes.
Mais j’espérais… qu’un jour la tempête me la ramènerait,
Et le vent, fidèle messager, un jour me l’a rapportée.
Mais dans les mains d’un autre, poète inspiré,
Elle semblait danser, revivre, dans ses mains
Et lui, il sut la manier comme un roi et sa couronne,
Alors j’ai compris… elle n’était plus ma plume,
Mais celle d’un autre cœur, d’une autre brume.
Les vers et les phrases qu'elle a écrites dans ma vie,Je ne les ai pas effacées, mais juste tourné la page.
Car c’est avec elle que mes mots ont pris leur premier envol,
Elle a forgé mon art, elle a affûté mon sol.
Merci à la tempête qui l’a guidée vers sa vraie demeure,
Merci au vent qui m’a appris la valeur d’un cœur.
Car rien n’est jamais acquis, rien ne dure,
Si ce n’est bâti sur une fondation sûre.
Et me voici, plume neuve à la main,
Le cœur plus sage, l’âme sereine, Je n’écris plus par passion,
Mais par leçon, car chaque plume porte une mission.