07/20/2026
Il charge seulement 1,25 %… et l’industrie n’aime pas ça
Un courtier immobilier de la Rive-Sud fait beaucoup réagir depuis qu’il offre de vendre des propriétés avec une commission débutant à seulement 1,25 %.
Moins de 24 heures après la publication de sa première publicité, Re/Max lui aurait suggéré de quitter la bannière.
Le courtier, Samuel Bérubé, affirme pourtant vouloir simplement profiter de la libre concurrence et fixer un prix qui correspond davantage à ses valeurs.
Son argument est assez simple : le prix des maisons a fortement augmenté au cours des dernières années, mais le pourcentage de commission est souvent demeuré semblable.
Pour une propriété de 742 982 $, une commission totale de 5 %, taxes incluses, représenterait environ 42 700 $ pour le vendeur.
Il faut toutefois apporter une nuance importante : le taux de 1,25 % concerne les services du courtier vendeur.
La rémunération offerte au courtier représentant l’acheteur peut s’ajouter à la facture. Le coût total ne sera donc pas nécessairement limité à 1,25 %, mais plutôt un minimum de 2,50 %.
Cela dit, cette histoire soulève une question légitime.
Est-il encore justifié que la rémunération augmente automatiquement avec la valeur de la propriété, même lorsque la charge de travail ne double pas?
Une commission moins élevée ne garantit pas nécessairement le même niveau de services, de publicité ou d’accompagnement. Mais si un courtier est capable d’offrir un bon service à moindre coût, le client devrait pouvoir comparer les offres et choisir librement.
Après tout, un peu plus de concurrence dans l’immobilier pourrait surtout profiter aux vendeurs.
Source : Martin Jolicoeur, « Commission de 1,25 % : un courtier immobilier dans la tourmente », Journal de Montréal, 16 juillet 2026.