Maisons patrimoniales bien assurées

Maisons patrimoniales bien assurées Cette page est vouée à la juste protection des propriétés patrimoniales du Québec.

09/01/2023

La conservation du domaine de Louis-Joseph Papineau pointée du doigt
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La présence d’espèces nuisibles, en particulier des rongeurs et des insectes, est observée sur le site.
Marc-Lautenbacher Creative Commons La présence d’espèces nuisibles, en particulier des rongeurs et des insectes, est observée sur le site.
Jean-François Nadeau
1 septembre 2023
Culture
Un rapport interne obtenu par Le Devoir indique des failles importantes dans la protection de l’ancien domaine seigneurial de la famille de Louis-Joseph Papineau. Le domaine de Montebello avait déjà défrayé la chronique l’an passé, lorsque son pavillon de thé avait été démoli par le gouvernement fédéral même s’il faisait partie d’un lieu historique national en principe protégé.

Le rapport interne obtenu en vertu de la Loi sur l’accès à l’information note plusieurs faiblesses dans la protection du site et de ses artéfacts. Certains passages ont été lourdement caviardés, ce qui laisse penser qu’il pourrait y avoir d’autres faiblesses encore, tenues à l’écart des yeux du public.

Humidité mal contrôlée

Ce document produit en mars 2023 par la Direction des affaires autochtones et du patrimoine culturel du Canada note que, dans certains bâtiments du site Papineau, le taux d’humidité s’avère supérieur à 75 %. C’est le cas du hangar à grain. Ce taux d’humidité élevé pourrait entraîner des risques de moisissures. Le taux d’humidité de l’ensemble des bâtiments du site demeure pour l’instant contrôlé de façon incertaine, faute de travaux conséquents.

75 %
C’est le taux d’humidité dans certains bâtiments du site Papineau, comme le hangar à grain. Ce taux d’humidité élevé pourrait entraîner des risques de moisissures.
L’absence de climatisation dans les lieux fait en sorte que des variations de température de 30 degrés Celsius peuvent être enregistrées dans certains endroits. « Sans intervention majeure sur le bâtiment, il ne sera pas possible de réellement améliorer la situation », notent les experts. Ces variations de température ont entraîné en 2014 un bris de canalisation. Un dégât d’eau a suivi, ce qui aurait pu mettre en péril la collection. De plus, la neige et la pluie s’infiltrent par certaines ouvertures, « à cause du manque de coupe-froid ». Le manoir lui-même a pourtant connu plusieurs interventions au cours des dernières années.

L’expertise pointe du doigt la gestion de plusieurs objets. Une girouette ancienne, entreposée sommairement en marge du musée familial, pourrait être confondue avec des éléments sans importance, regrettent les experts.

30° C
Ce sont les variations de température enregistrées dans certains endroits, en raison de l’absence de climatisation. Ces variations de température ont entraîné en 2014 un bris de canalisation.
Au bureau de Louis-Joseph Papineau, des ouvrages trop manipulés tombent en morceaux, faute de mesures de protection suffisantes.

Des éléments de plancher, entreposés dans les combles, font en sorte de décupler les risques d’incendie, laisse aussi entendre le rapport. Ce stockage constitue dans les faits une accumulation de combustibles.

Rongeurs et insectes

La présence d’espèces nuisibles, en particulier des rongeurs et des insectes, est observée sur le site. Or, la majorité des meubles, des cuirs, des tapis et des textiles exposés s’avèrent vulnérables à leurs attaques. Des excréments de souris ont été observés jusque dans la chambre d’Azélie Papineau, la fille du célèbre chef patriote. Le rapport note que les mesures mises en place contre les espèces nuisibles devraient pourtant suffire à contenir ces problèmes. Dans la salle qui contient la fresque de Napoléon Bourassa, le père du fondateur du Devoir, « des corps d’insectes morts sur le plancher » sont clairement visibles même sur des photographies.

L’afflux de visiteurs entraînerait par ailleurs dans son sillage des microparticules qui, faute de contrôle, dégradent à bonne vitesse les tapis de la demeure. Touché en particulier, le tapis d’Orient dans le vestibule.

Il est noté qu’en matière d’incendie, « aucun plan n’est en place pour l’entretien des gicleurs à long terme ». Le rapport indique que le musée familial et le hangar à grain sont particulièrement à risque puisqu’ils ne bénéficient pas d’un système de protection par gicleurs. Et le plan d’urgence pour les collections date de pratiquement dix ans.

En un temps où les vents violents, les orages et les secousses de tornades sont susceptibles de faire basculer dans le vide plusieurs objets, aucun montage pour prévenir leur chute n’a été mis en place, déplore en outre le rapport. À risque, par exemple, une collection de figurines de porcelaine.

Il est aussi indiqué que le roulement de personnel en ces lieux d’importance nationale met à risque la pérennité de la collection. « À cause d’un roulement fréquent du personnel, les employés risquent de perdre [la] connaissance en oubliant quels objets sont des artéfacts, des prêts, des reproductions ou des accessoires. » En ce moment, il apparaît difficile de différencier l’importance des objets, constate aussi le rapport, en raison d’un mode de classement déficient. En cause : les inventaires et les connaissances des objets par le personnel.

04/29/2023

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03/01/2023

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01/30/2023

12 JANVIER 2023
IMMEUBLES PATRIMONIAUX
La MRC des Maskoutains veut une meilleure collaboration des assureurs
Par: Sarah-Eve Charland

Tous les efforts pour mettre en valeur et préserver les immeubles patrimoniaux dans la région pourraient bien être contrecarrés par le refus des compagnies d’assurances de collaborer. C’est ce qu’a dénoncé la MRC des Maskoutains en interpellant le ministre de la Culture et des Communications.

Selon la MRC, « les actions des assureurs contribuent à décourager les propriétaires de biens anciens de les conserver et à de nouveaux acheteurs potentiels d’en faire l’acquisition et, par conséquent, contribuent à la dévalorisation dudit patrimoine, mettant en péril sa sauvegarde ». En décembre, le conseil des maires de la MRC a adopté une résolution visant à sensibiliser le gouvernement du Québec et à lui demander de trouver rapidement des solutions pour garantir l’assurabilité de tous les immeubles patrimoniaux.

Même si la problématique d’assurabilité des bâtiments classés ou cités patrimoniaux est connue depuis plusieurs années, elle s’accentue de plus en plus et décourage les propriétaires. Certains d’entre eux ont approché la MRC pour demander de retirer l’appellation patrimoniale de certains noyaux villageois de la région. Toujours selon la MRC, on observe une « généralisation excessivement pernicieuse de cette pratique ». Tous les bâtiments que les assureurs considèrent comme patrimoniaux ne sont plus assurés ou font l’objet de primes d’assurances élevées.

C’est du moins ce que plusieurs citoyens ont affirmé à la MRC. Certains se sont vu refuser une couverture simplement parce que leur propriété a plus de 100 ans. Dans d’autres situations, des assureurs ont refusé d’assurer une maison parce que l’une des composantes, comme le revêtement de toiture, était âgée sans effectuer d’inspection terrain.

« Plus grave encore, des citoyens se font refuser l’assurance sur l’unique base que la maison se trouve dans une zone qualifiée patrimoniale au règlement de zonage. Certains se sont également vu refuser l’assurance parce que la maison est soumise à un règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA) qui impose des contraintes additionnelles au règlement de zonage. Plus récemment, certains assureurs ont même poussé cette logique à l’extrême en refusant d’assurer un bien simplement parce qu’il se retrouve à un inventaire, peu importe l’inventaire ou le niveau d’intérêt du bâtiment », peut-on lire dans la résolution.

Selon le conseil des maires, ces refus sont basés sur une mécompréhension du patrimoine et des différents outils de gestion des gouvernements de proximité. Entre autres, la MRC devra se conformer aux nouvelles dispositions de la Loi sur le patrimoine culturel en produisant un inventaire patrimonial d’ici 2026. Elle craint donc les effets de ce nouvel inventaire.

Un ministre préoccupé
Au cabinet du ministre de la Culture et des Communications, Mathieu Lacombe, on assure que le ministre est préoccupé par la situation vécue par les municipalités. « Il en va de la préservation de notre patrimoine québécois et donc de notre identité. Au regard de ce qui se passe en ce moment, nous sommes en train d’identifier ce qui peut se faire et nous examinons différentes options », nous dit-on.

Depuis 2021, le cabinet du ministre a commencé à soutenir financièrement l’association Amis et propriétaires de maisons anciennes du Québec (APMAQ) afin d’aider les propriétaires dans leurs démarches pour trouver un programme d’assurance. Le cabinet a aussi développé un partenariat avec le Bureau des assurances du Canada pour développer un tableau de synthèse des différentes implications légales des immeubles protégés pour outiller les assureurs.

Le Bureau d’assurance du Canada, qui regroupe la majorité des assureurs de dommages au pays, a aussi été sollicité par la MRC des Maskoutains. Selon la porte-parole, Anne Morin, on ne constate aucun problème généralisé d’accès à une assurance pour les propriétaires de maisons anciennes, soit celles construites avant 1940.

Le Bureau d’assurance du Canada n’intervient pas sur des sujets pour lesquels ses membres sont en concurrence, incluant les normes de souscription ou de tarification. Mme Morin ajoute qu’un mécanisme a été mis en place afin de faciliter l’accès à une assurance aux propriétaires qui seraient incapables d’assurer leur propriété.

Depuis l’adoption de la Loi modifiant la Loi sur le patrimoine culturel en 2021, le Bureau a travaillé avec des intervenants de différents milieux pour bien comprendre les implications de la Loi. « Ces travaux nous ont permis de constater qu’il existe une méconnaissance importante des
statuts et des exigences pouvant s’y rapporter. Afin de démystifier ces statuts et de les expliquer, nous avons produit différents contenus et mis en place une campagne de sensibilisation l’automne dernier qui s’adresse non seulement aux consommateurs, mais aussi aux intervenants des milieux municipaux et de l’industrie de l’assurance », conclut Mme Morin.

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Bonjour, je vous invite à aimer cette page si vous vivez ou connaissez quelqu'un aux prises avec des difficultés à assure sa propriété patrimoniale!! Le nombre fera le poiuds pour revendiquer des changements!!

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