12/31/2025
Le Tribunal administratif du logement (TAL) modifie sa méthode de calcul des hausses de loyer pour la première fois en 40 ans, afin de rendre le système plus simple, plus prévisible et plus proche de l’inflation réelle.
🔧 Ce qui change dès le 1er janvier 2026 :
Le nombre de critères passe de 13 à 4.
Le calcul sera basé sur une moyenne mobile de l’IPC sur 3 ans (indice des prix à la consommation) pour éviter les pics causés par l’inflation.
Si les taxes municipales/scolaires ou les assurances augmentent au-delà du taux calculé, le TAL pourra ajuster à la hausse.
Pour les rénovations, les propriétaires pourront appliquer une hausse fixe de 5 % par année sur 20 ans (récupération des investissements), plutôt qu’un taux variable comme avant.
L’ancien système reste en vigueur pour les avis envoyés avant le 1er janvier 2026.
👍 Réactions des propriétaires
Accueil positif (CORPIQ).
Soulagement face à la prévisibilité et à la stabilité.
Les rénovations deviennent plus faciles à planifier financièrement.
Critique restante : les travaux écoénergétiques ne sont pas assez encouragés.
👎 Réactions des associations de locataires
Inquiétudes et déceptions (RCLALQ).
Accusent un « cadeau aux propriétaires », surtout avec le 5 % garanti pour les rénovations.
Déplorent l’absence de plafond obligatoire sur les hausses.
Critiquent l’utilisation de l’IPC incluant les loyers, qui alimente un cercle inflationniste.
🎯 En bref
➡️ Le gouvernement veut simplifier et stabiliser le système.
➡️ Les propriétaires y voient un pas dans la bonne direction.
➡️ Les locataires s’inquiètent d’une hausse potentielle des loyers à long terme.
Le nouveau calcul pour permettre au TAL d'évaluer les augmentations de loyer s'alignera désormais sur une moyenne mobile de l'IPC général du Québec.