GH Immobilier Sàrl

GH Immobilier Sàrl Agence immobilière située sur la rive gauche, spécialisée dans la gérance de biens de standing.

Ce matin, j'ai détruit de la valeur.J'ai coupé des grappes de raisin pour les laisser au sol.Pas parce qu'elles étaient ...
28/07/2026

Ce matin, j'ai détruit de la valeur.

J'ai coupé des grappes de raisin pour les laisser au sol.

Pas parce qu'elles étaient malades. Pas parce qu'elles n'étaient pas mûres.

Parce qu'aujourd'hui, le marché fait qu'il est économiquement plus cohérent de ne pas les récolter. Le prix du raisin est si bas que des mesures existent pour encourager les producteurs à ne pas mettre cette récolte sur le marché.

Quelques heures plus t**d, je changeais complètement d'univers.

Je retrouvais mon autre métier : la gérance immobilière.

Dans ce secteur, toute notre énergie est consacrée à créer de la valeur.

Rénover un immeuble. Optimiser sa gestion. Améliorer son attractivité.

Préserver son patrimoine. Chaque décision vise à augmenter ou protéger un actif.

En viticulture, certaines années, la meilleure décision économique consiste à renoncer à une partie de ce que l'on a produit.

Deux métiers.

Deux économies.

Deux visions de la valeur.

L'une cherche à développer un patrimoine qui, souvent, prend de la valeur avec le temps.

L'autre dépend d'un marché mondial, des habitudes de consommation, de la météo, des stocks... autant de facteurs sur lesquels le producteur n'a pratiquement aucune influence.

Ce contraste me fascine.

Le matin, je participe à la destruction d'une valeur que j'ai mis une année à construire.

L'après-midi, je cherche à en créer pour des propriétaires.

Finalement, ces deux métiers m'apprennent la même chose : la valeur n'est pas uniquement ce que l'on produit ou ce que l'on possède.

Elle dépend aussi — et parfois surtout — du contexte économique dans lequel on évolue.

Et vous, dans votre métier, avez-vous déjà vécu une situation qui semblait totalement absurde sur le plan humain… mais parfaitement logique sur le plan économique ?

Une baisse de loyer parce qu'il fait chaud ? Jusqu'où ira-t-on ?Je suis tombée sur cette publication de l'ASLOCA indiqua...
01/07/2026

Une baisse de loyer parce qu'il fait chaud ? Jusqu'où ira-t-on ?

Je suis tombée sur cette publication de l'ASLOCA indiquant qu'un logement qui dépasse régulièrement les 26-27°C pourrait constituer un défaut ouvrant le droit à une réduction de loyer.

Je dois avouer que cette prise de position me laisse perplexe.

Oui, les épisodes de fortes chaleurs sont de plus en plus fréquents. Oui, certains logements deviennent difficiles à vivre durant quelques jours ou quelques semaines par an. Mais peut-on réellement faire porter cette responsabilité au propriétaire ?

Dans la majorité des cas, la chaleur n'est pas la conséquence d'un défaut d'entretien ou d'un manque de volonté du bailleur. Elle résulte de nombreux facteurs : l'orientation du bâtiment, son année de construction, les contraintes techniques, les règles d'urbanisme, l'évolution du climat... autant d'éléments qui échappent souvent à son contrôle.

À ce rythme, où place-t-on la limite ?

Demain, demandera-t-on une baisse de loyer parce qu'il pleut trop, parce qu'il fait trop sombre en hiver ou parce que les températures extérieures sont exceptionnelles ?

En tant que gérante d'immeubles, je suis convaincue qu'il faut encourager les propriétaires à améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments lorsque cela est possible. Mais transformer chaque conséquence du changement climatique en motif de réduction de loyer me semble être une dérive.

Le dialogue entre locataires et propriétaires reste, selon moi, bien plus constructif que la multiplication des revendications juridiques.

Et vous, quel est votre avis ? Considérez-vous qu'une vague de chaleur constitue un défaut du logement ou plutôt une conséquence du climat à laquelle chacun doit s'adapter ?

Digitalisation… mais à quel prix ?Dans nos métiers, et plus largement dans notre quotidien, tout devient plus rapide, pl...
06/05/2026

Digitalisation… mais à quel prix ?

Dans nos métiers, et plus largement dans notre quotidien, tout devient plus rapide, plus fluide, plus automatisé.
Emails, formulaires en ligne, chatbots, plateformes…

Sur le papier, c’est un gain de temps.

Mais dans la réalité ?

- Il devient de plus en plus difficile de parler à une personne.
- Pour joindre certaines entreprises, on est redirigé vers un site web, puis un formulaire, puis une FAQ…
- Et quand on a une situation spécifique, un cas particulier, une urgence… il n’y a plus personne.

Il y a quelques semaines, j’ai moi-même passé un temps considérable à essayer de joindre une société pour résoudre une situation qui aurait pu être résolue en quelques minutes au téléphone.
Impossible d’avoir quelqu’un.
Résultat : des heures perdues… et une frustration bien réelle.

Cette évolution m’interpelle.

Car derrière cette digitalisation, on assiste peu à peu à une perte de lien humain.
Or, dans nos métiers — et particulièrement dans la gestion immobilière — la relation, l’écoute et la compréhension restent essentielles.

Un email ne remplace pas une discussion.
Un formulaire ne remplace pas un échange.

La technologie doit être un outil, pas un mur entre les gens.

Et vous, avez-vous aussi ce sentiment que le contact humain devient de plus en plus difficile ?

En location aussi, le “trop cher” existe.En septembre dernier, j’ai remis une proposition de mandat pour la gérance d’un...
11/02/2026

En location aussi, le “trop cher” existe.

En septembre dernier, j’ai remis une proposition de mandat pour la gérance d’une maison, avec une estimation de loyer fondée sur une analyse réaliste du marché.

Le propriétaire a finalement choisi une autre offre, notamment grâce à une estimation plus élevée du loyer — Fr. 1’300.– de plus que la mienne !

Quelques mois plus t**d, le constat est parlant :

- la maison n’est toujours pas louée
- l’annonce est toujours en ligne
- le loyer a déjà été revu à la baisse après environ deux semaines.

On parle souvent de prix de vente surévalués, mais en location aussi, certains loyers sont surfaits.
Un loyer trop ambitieux ne maximise pas le rendement : il rallonge la vacance, réduit l’attractivité du bien et finit souvent… par être corrigé.

En immobilier, viser juste vaut mieux que viser haut.
Une estimation sérieuse, ce n’est pas promettre le maximum — c’est assumer une lecture du marché et sécuriser la rentabilité sur la durée.

Je me demande maintenant si, avec le recul, le propriétaire me rappellera pour finalement accepter mon offre initiale !

Pour les propriétaires, le bon partenaire n’est pas celui qui annonce le chiffre le plus élevé, mais celui qui sait positionner un bien au bon prix, au bon moment, pour louer efficacement.

Se mettre à son compte demande un minimum de lucidité !En septembre dernier, j’ai repris la gérance d’un immeuble.Un dos...
30/01/2026

Se mettre à son compte demande un minimum de lucidité !

En septembre dernier, j’ai repris la gérance d’un immeuble.

Un dossier pas tout à fait simple : un dégât des eaux était en cours et les travaux d'assèchement et de remise en état n'avaient pas encore commencé.

Parmi les locaux concernés, l’un d’eux était occupé par une copropriétaire qui y exerce son activité professionnelle.

Pendant plusieurs semaines, j’ai donc suivi le chantier… tout en la voyant travailler au milieu des machines d’assèchement, dans le bruit, la chaleur, et des conditions loin d’être idéales.

Elle n’a jamais cessé son activité car en discutant avec elle, j’ai découvert qu’elle n’avait pas d’assurance perte d’exploitation.

Autrement dit : aucune couverture en cas d’arrêt forcé de son activité.

Heureusement, cette fois-ci, elle a pu continuer.

Mais ce genre de situation rappelle à quel point être à son compte, c’est aussi gérer l’imprévisible.

On pense souvent à la liberté, à la passion, à la flexibilité — rarement aux imprévus.

Pourtant, un sinistre, une incapacité temporaire, ou même une panne peuvent fragiliser une activité en un instant.

Être indépendant, ce n’est pas seulement exercer un métier qu’on aime :
c’est aussi se protéger.

Prévoir, s’assurer, anticiper, constituer une petite réserve.

Parce que la meilleure manière de vivre sereinement sa liberté, c’est d’en sécuriser les fondations.

Cette expérience m’a rappelé que l’autonomie, aussi précieuse soit-elle, ne va jamais sans responsabilité.

Nous vivons actuellement une grande émotion avec ce qu’il s’est passé à Crans-Montana.Ce drame touche profondément, et r...
12/01/2026

Nous vivons actuellement une grande émotion avec ce qu’il s’est passé à Crans-Montana.

Ce drame touche profondément, et rappelle à chacun d’entre nous la fragilité de la vie — mais aussi l’importance de ce qui compte vraiment.

Depuis quelques jours, je me surprends à repenser à certaines situations vécues au début de ma carrière.

Je me souviens d’un locataire furieux parce qu’une plaque sur les quatre de son plan de cuisson ne fonctionnait plus. Une entreprise avait été mandatée pour contrôler, la pièce était irréparable, et nous avions commandé un nouveau plan de cuisson.
Quelques jours d’attente… mais pour lui, c’était insupportable. Trois plaques sur quatre, mais il n’y voyait que celle qui ne marchait plus.

Et puis, un autre souvenir me revient : un locataire en colère parce que son lave-vaisselle était tombé en panne. Il m’avait expliqué qu’il n’en pouvait plus, qu’il avait un bébé de trois mois et beaucoup de vaisselle à faire.

Je me rappelle m’être dit intérieurement : à trois mois, un bébé ne boit que du lait… donc il y a surtout des biberons à laver.

Sur le moment, ces situations paraissaient importantes.

Elles faisaient partie de notre quotidien professionnel, de nos “urgences”.

Mais aujourd’hui, à la lumière de ce drame, ces anecdotes prennent une toute autre dimension.

Elles me rappellent que bien souvent, nous perdons de vue l’essentiel.

Que nous nous laissons envahir par des détails, par des contrariétés qui, sur l’échelle de la vie, ne sont que des poussières.

Les événements tragiques comme celui de Crans-Montana nous ramènent brutalement à la réalité :

celle de la vie, de la perte, de la solidarité, du courage, de la compassion.

Ils nous invitent à la gratitude, à la bienveillance, à relativiser nos petits tracas du quotidien.

Pensées sincères à toutes les personnes touchées par ce drame.

Et que cela nous serve, à tous, à revoir nos priorités — humaines, avant tout.

La fin d’année est toujours un moment privilégié pour faire une pause, regarder le chemin parcouru et dire… merci !Un gr...
24/12/2025

La fin d’année est toujours un moment privilégié pour faire une pause, regarder le chemin parcouru et dire… merci !

Un grand merci à tous pour votre confiance tout au long de l’année, et à toutes les personnes avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger, collaborer ou simplement partager un café.

Je vous souhaite un merveilleux Noël, entouré(e)s de vos proches, et une fin d’année sereine, inspirante et pleine de belles perspectives.

Cap sur 2026, une nouvelle année pleine de projets et de réussites à partager !

Quand une singularité devient un atoutDans un marché où la taille d’une structure est souvent perçue comme un gage de pe...
02/12/2025

Quand une singularité devient un atout

Dans un marché où la taille d’une structure est souvent perçue comme un gage de performance, certains oublient que la valeur réelle se mesure avant tout dans l’exécution.

Il y a deux ans, j’avais soumis - à quelques mois d'intervalle - deux offres de mandat de gérance d’immeuble.

Deux refus : les propriétaires privilégiaient une régie « plus grande », pensée comme plus solide, plus équipée, plus rassurante.

Et puis, il y a quelques semaines… le téléphone sonne.

Ce sont ces mêmes propriétaires qui me rappellent.

Déçus du suivi, ils ont finalement choisi de se tourner vers une structure plus « petite »… mais plus proche, plus humaine, plus réactive, et réellement attentive à leurs besoins.

Cette expérience m’a rappelé plusieurs vérités simples mais essentielles :

- La proximité n’est pas un argument commercial : c’est une réalité vécue.
- La réactivité ne se promet pas : elle se démontre, jour après jour.
- Le suivi personnalisé et la disponibilité ont plus de poids qu’un nom reconnu.
- La compréhension fine des propriétaires comme des locataires est un savoir-faire de terrain, exigeant, humain, et profondément relationnel.

Je suis ravie de pouvoir accompagner ces propriétaires aujourd’hui, avec la conviction que la taille d’une régie n’est pas un indicateur fiable de qualité.

Ce qui fait la différence, ce sont la capacité d’adaptation, l’engagement et la maîtrise opérationnelle.

14/11/2025
Quand on décroche un nouveau mandat de gestion, c’est toujours un petit moment de joie : une belle PPE, de nouveaux copr...
06/11/2025

Quand on décroche un nouveau mandat de gestion, c’est toujours un petit moment de joie : une belle PPE, de nouveaux copropriétaires, un nouveau défi à relever…

Quelques semaines plus t**d, la joie a un peu laissé place à la réalité du terrain !

En ouvrant le dossier transmis, j’ai découvert :

- Aucun décompte de chauffage/ECS depuis plus de 3 ans
- Des situations copropriétaires pas vraiment à jour
- Un sinistre encore en attente
- Un dossier en cours auprès du département du territoire

Autant dire que la reprise a été… sportive !

Mais chaque expérience est bonne à prendre : celle-ci m’a rappelé qu’avant de transmettre une offre, un petit échange avec la régie sortante peut parfois éviter quelques (grosses) surprises !

Malgré tout, c’est aussi ce genre de situations qui rend notre métier passionnant : chaque PPE a son histoire, ses défis et ses copropriétaires, et c’est ce qui fait la richesse de la gestion immobilière.

Et vous, déjà vécu une reprise un peu “surprenante” ?

Adresse

Route De Chevrens 143
Anières
1247

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