19/06/2026
𝐋𝐄𝐒 𝐇𝐄́𝐑𝐎𝐒 𝐃𝐄 𝐓𝐂𝐇𝐄𝐆𝐎𝐋𝐎𝐊𝐀𝐇𝐀 !!!
Qui est Adama Nibi Zana coulibaly, l’homme que Korhogo surnommait « Adama Champion » ?
Certains hommes héritent de leur notoriété. D’autres la construisent à force de travail, de vision et de générosité. Adama Nibi Zana Coulibaly fait partie de cette seconde catégorie.
Issu de la grande famille de NANGUINDALA, fils de Zana NIBI (dont le prénom NIBI fut associé selon la tradition sénoufo pour designer que Zana est le fils de NIBI. Celle-ci est descendante de TCHEGOLOKAHA).
Adama grandit entre l’héritage de ses ancêtres et l’ambition de servir sa communauté. Sa mère était originaire de Zahanaka, aujourd’hui intégré à Siélékaha.
Très tôt, il se distingue par son excellence scolaire. En 1968, il décroche brillamment son Baccalauréat série C. En 1974, il revient au pays avec le prestigieux diplôme d’Ingénieur Civil des Ponts et Chaussées de Paris. Mais sa soif d’apprendre ne s’arrête pas là : il complète sa formation par des études en informatique et une maîtrise en sciences économiques, option gestion d’entreprise.
À son retour en Côte d’Ivoire, il intègre les Grands Travaux, aujourd’hui BNETD. Pourtant, derrière l’ingénieur brillant se cachait déjà un homme préoccupé par le sort des populations.
Dans les années 1990, alors que le paysage politique ivoirien se transforme, Adama Nibi Zana devient l’un des membres fondateurs du RDR. Aux côtés de Djéni Kobénan, il occupa le prestigieux et stratégique poste de secrétaire general adjoint du parti, le numéro 2 à l’époque et participe à la structuration du parti et surtout à son implantation dans le Grand Nord. La tâche n’était pas facile : à cette époque, Korhogo et sa région étaient profondément attachés au PDCI. Mais grâce à son sens du dialogue, à sa proximité avec les populations et à son engagement sur le terrain, il réussit à faire entendre une nouvelle voix politique.
Cependant, ce n’est pas la politique qui lui vaut son surnom d’« Adama Champion ». Ce titre, ce sont les populations elles-mêmes qui le lui ont décerné.
Car Adama était avant tout un homme d’action.
En 1991, constatant les difficultés que vivaient quotidiennement les habitants pour relier Kabolo à Petit Paris, il décide d’agir. Il fait construire un pont qui deviendra rapidement un symbole de désenclavement et de développement et qui continue de relier les deux quartiers. Reconnaissantes, les populations le baptisent spontanément « Pont Adamo Merci », un nom qui témoigne à lui seul de l’impact de son geste.
Cette réalisation n’était qu’un exemple parmi tant d’autres. Pendant des années, Adama Champion multiplie les actions sociales : soutien aux familles en difficulté, aide financière aux plus vulnérables, accompagnement de nombreux jeunes vers l’emploi et l’insertion professionnelle. À cette époque il était le Chouchouté de la population. Pour beaucoup de familles de Tchégélokaha et de Korhogo, il fut bien plus qu’un responsable politique : il fut un recours, un conseiller et parfois même un sauveur.
Sa popularité grandissante le conduit naturellement à la tête de la mairie de Korhogo où il succède à Lancié Gon coulibaly (Dernier fils du patriarche Peleforo Gbon Coulibaly) De 1996 à 2001, il met son expertise d’ingénieur au service de la ville. Routes, aménagements, projets de développement et actions sociales marquent son mandat. Il devient l’un des principaux artisans du désenclavement routier de Korhogo.
En 1998, il rejoint le PDCI et le Président Henri Konan Bédié le nomme Ministre des Transports. À ce poste stratégique, il apporte sa rigueur d’ingénieur et sa vision du développement. Là encore, son objectif reste le même : rapprocher les hommes, faciliter les échanges et construire des ponts, au sens propre comme au sens figuré.
Plus t**d, fidèle à ses convictions, il decide de prendre son envol en créant son propre parti politique, le Groupement pour la Démocratie et le Progrès (GDP), poursuivant son engagement pour le développement et le progrès.
Mais au-delà des fonctions, des titres et des honneurs, ce que retient la mémoire collective, c’est l’homme. Un homme généreux, un homme proche des siens. Un homme qui n’a jamais oublié d’où il venait.
Aujourd’hui, loin des projecteurs, Adama Nibi Zana demeure une figure respectée. Son œuvre continue de vivre à travers les routes, Ponts, actions communautaires qu’il a contribué à realiser, les jeunes qu’il a aidés à réussir, les familles qu’il a soutenues et les générations qu’il a inspirées.
Cousin et parrain d’Abou Nibi , il reste l’une des grandes figures de NANGUINDALA.
À travers lui, c’est toute une leçon de vie qui se transmet : la vraie grandeur ne se mesure pas aux postes occupés, mais aux vies que l’on améliore.
Merci Adamo.
Tchégélokaha n’oublie pas ses héros.