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LE CODE NOIR N’A JAMAIS ÉTÉ ABOLI : UNE BOMBE JURIDIQUE DISSIMULÉE PENDANT 340 ANSC’est un fait qui, en toute logique, a...
15/05/2025

LE CODE NOIR N’A JAMAIS ÉTÉ ABOLI : UNE BOMBE JURIDIQUE DISSIMULÉE PENDANT 340 ANS

C’est un fait qui, en toute logique, aurait dû faire l’effet d’un tremblement de terre dans toutes les chancelleries du monde et provoquer un tollé général auprès de chaque organisation de défense des droits humains. Et pourtant, l’annonce est passée presque inaperçue, comme si l’on parlait d’un détail administratif sans grande conséquence. En mai 2025, la France a officiellement abrogé le Code noir. Oui, en 2025.

Pendant 340 ans, ce texte raciste et esclavagiste est resté inscrit dans l’ordre juridique français. Pendant 340 ans, la République s’est proclamée patrie des droits de l’homme tout en conservant dans ses lois un texte qui faisait du Noir un esclave, un meuble, un bien qu’on pouvait vendre, marier de force, battre, mutiler ou tuer, dans le strict respect du droit royal. Et personne ne disait rien. Pas Amnesty International. Pas Human Rights Watch. Pas les Nations unies. Pas même les institutions africaines.

Or, en droit, ce silence n’est pas anodin. En droit, ce qui n’est pas abrogé reste potentiellement applicable. Même si le Code noir n’était plus utilisé dans les tribunaux, son maintien en dit long sur l’intention de l’État. Aucun législateur, depuis 1848, n’a pris la peine d’en effacer l’existence. Pourquoi ? La question mérite d’être posée. Car en matière de droit, ce qu’on ne supprime pas, on le conserve pour usage futur.

L’abrogation tardive du Code noir soulève donc une problématique extrêmement grave : tous les citoyens noirs ayant acquis un bien en France ou s’étant mariés, l’ont-ils fait sous un ordre juridique qui ne reconnaissait pas leur pleine humanité ? Car dans le Code noir, l’esclave n’a pas de capacité juridique. Il ne peut pas être propriétaire. Il ne peut pas se marier librement. Il ne peut pas hériter. Il ne peut même pas témoigner en justice. Cela signifie que l’ensemble des actes civils, familiaux et patrimoniaux posés par des descendants d’esclaves en France depuis des générations, l’ont été dans une contradiction juridique flagrante.

Symboliquement, cela remet en cause la reconnaissance pleine et entière de ces citoyens comme sujets de droit. Cela ouvre une brèche terrifiante : pendant trois siècles, la République française a fait semblant de nous intégrer tout en maintenant un outil juridique de déshumanisation prêt à resservir.

Et ce n’est pas une théorie complotiste : c’est du droit pur.

Le Code noir violait déjà, à sa naissance, les principes fondamentaux du droit naturel. Mais son maintien jusqu’en 2025 constitue une violation manifeste de plusieurs engagements internationaux de la France :
• La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948), qui interdit l’esclavage sous toutes ses formes ;
• La Convention européenne des droits de l’homme, dont l’article 4 interdit expressément l’esclavage et le travail forcé ;
• La Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, ratifiée par la France en 1971 ;
• La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, à laquelle la France se réfère pourtant dans ses relations diplomatiques africaines ;
• Et même la Constitution française elle-même, dans ses principes d’égalité, de liberté et de dignité humaine.

Comment un État peut-il défendre ces valeurs tout en gardant un texte comme le Code noir dans ses tiroirs ? Ce n’est pas un oubli. Ce n’est pas une négligence. C’est une décision.

Et ce que cette décision révèle est glaçant : le système juridique français s’est réservé la possibilité, en silence, de maintenir un outil de domination raciale. La preuve ? Même les grands défenseurs autoproclamés des droits humains n’ont jamais exigé son abrogation. Ils ne l’ont jamais mentionné. Parce qu’au fond, ils ne voyaient pas de problème à ce qu’un peuple soit toujours considéré comme esclavagisable.

Il faut appeler les choses par leur nom. Ce que la France a fait, c’est une stratégie sournoise de préservation d’un droit de réserve sur nos corps, nos terres, nos vies. Un esclavage suspendu, prêt à reprendre forme sous une autre appellation : immigration “choisie”, racisme d’État, islamophobie codifiée, ou encore interventions militaires néocoloniales justifiées au nom de la démocratie.

Aujourd’hui, en 2025, on ne peut plus se taire. Cette abrogation tardive du Code noir n’est pas un geste symbolique. C’est la preuve juridique irréfutable que les Africains ont été, sont, et risquent encore d’être perçus comme des sous-hommes dans l’architecture mentale des anciennes puissances coloniales.

C’est un appel au réveil pour tous les Noirs du monde. Car si on peut te considérer juridiquement comme un meuble pendant 340 ans sans s’en excuser, sans réparer, sans reconnaître, alors tu n’as jamais été citoyen. Tu as été toléré.

Et ce qui est toléré peut, un jour, être révoqué.

À nous maintenant de faire du bruit, d’exiger des comptes, de déposer plainte devant les juridictions internationales, de réclamer réparation, mémoire et respect. Le silence ne nous protège plus. L’histoire vient de révéler un crime enfoui. Et le monde regarde.

Mais cette fois, il nous trouvera ready.

Ils l’ont reconnu eux-mêmes : c’est en mai 2025 que la France a officiellement abrogé le Code noir. Oui, en 2025.Un text...
15/05/2025

Ils l’ont reconnu eux-mêmes : c’est en mai 2025 que la France a officiellement abrogé le Code noir. Oui, en 2025.
Un texte datant de 1685, rédigé sous Louis XIV, qui régissait la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises, est resté dans l’arsenal juridique français jusqu’à aujourd’hui. Ce n’est pas une fiction. Ce n’est pas une rumeur. C’est une réalité qui glace le sang.

Le Code noir, c’était l’incarnation légale de l’inhumanité. Un texte qui ne considérait pas l’Africain comme un être humain, mais comme un bien meuble, un outil, un bétail avec un matricule. Il organisait froidement la déshumanisation : l’esclave ne pouvait pas posséder de biens, ne pouvait pas se marier sans autorisation, ne pouvait pas témoigner en justice, pouvait être battu, mutilé, pendu sur décision du maître. Pire encore, ce texte affirmait que l’enfant né d’une femme esclave devenait automatiquement esclave, marquant ainsi les générations futures du sceau de la servitude.

Et malgré tout cela, la France, “patrie des droits de l’homme”, ne l’avait jamais officiellement supprimé. Il était là, dormant dans ses textes, comme une ombre maléfique jamais totalement dissipée, comme une preuve vivante qu’on ne renonce jamais à un pouvoir construit sur le sang et l’humiliation.

Ce n’est qu’en mai 2025 que ce texte a été enfin retiré de l’ordre juridique français. Il aura donc fallu 340 ans pour qu’une nation qui se proclame civilisée, qui donne des leçons de démocratie et de morale à l’Afrique, retire enfin un texte qui faisait de nous des sous-hommes par décret royal. Trois siècles pendant lesquels les descendants d’esclavagistes ont eu tout le loisir de maquiller l’histoire, de travestir les faits, de s’asseoir sur la mémoire des nôtres, pendant qu’en Afrique, on nous enseignait à honorer ceux-là mêmes qui avaient fait de nos ancêtres des marchandises.

Cette abrogation tardive prouve une chose essentielle : ceux avec qui l’Afrique a traité pendant des siècles ne nous ont jamais vus comme leurs égaux. Ils ont fait des accords, signé des traités, installé des ambassades, mais toujours en nous regardant de haut, comme des sujets inférieurs, comme des peuples “à civiliser”, à dominer, à exploiter. Et tant que ce regard n’est pas arraché des consciences, tant que cette page n’est pas assumée, réparée et enseignée dans toute sa cruauté, aucune relation entre l’Afrique et l’Occident ne sera juste ni honnête.

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