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ED-GO Patrimoine Comprendre son argent ne devrait pas être un privilège.
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Le PER est le produit dont on me parle le plus. C'est aussi celui sur lequel il y a le plus de malentendus.Alors commenç...
22/09/2026

Le PER est le produit dont on me parle le plus. C'est aussi celui sur lequel il y a le plus de malentendus.

Alors commençons par ce qu'on vous dit rarement en premier : l'argent que vous y placez est bloqué jusqu'à la retraite.

Il existe des cas de sortie anticipée prévus par la loi — l'achat de votre résidence principale, ou certains accidents de la vie. Mais en dehors de ça, vous ne récupérez pas cet argent quand vous en avez envie.

Ce n'est pas un piège. C'est le mode d'emploi. C'est même exactement ce qui fait sa logique : un produit conçu pour la retraite doit rester indisponible, sinon il ne remplit pas son rôle.

L'avantage fiscal à l'entrée, lui, n'est pas un cadeau non plus. C'est un décalage : ce que vous ne payez pas aujourd'hui, vous le paierez à la sortie, selon votre situation à ce moment-là. Selon les cas, c'est très intéressant. Dans d'autres, beaucoup moins.

Et c'est précisément pour ça qu'il n'existe pas de réponse générale à « est-ce que le PER, c'est bien ? ». La bonne question, c'est : est-ce que ça correspond à votre situation, à votre horizon et à votre fiscalité ?

Ça, ça ne se règle pas dans un post. Ça se regarde ensemble, chiffres en main, une fois que j'ai compris où vous en êtes.

Si vous connaissez quelqu'un à qui on a vendu un PER sans jamais prononcer le mot « bloqué », il devrait lire ça.

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100 € par mois. Le prix d'un abonnement téléphonique et d'un plein de courses.Au bout de 10 ans, vous avez versé 12 000 ...
19/09/2026

100 € par mois. Le prix d'un abonnement téléphonique et d'un plein de courses.

Au bout de 10 ans, vous avez versé 12 000 € et vous en avez environ 14 725. Les gains représentent 19 % du total.

Au bout de 20 ans : 24 000 € versés, environ 36 677 € au compteur. Les gains montent à 35 %.

Au bout de 30 ans : 36 000 € versés, environ 69 405 €. Les gains dépassent 48 %.

Regardez bien la progression. Ce n'est pas votre effort qui augmente — il est rigoureusement identique du premier au dernier mois. C'est la part qui ne vient pas de vous qui grossit.

Autrement dit : au début, vous portez presque tout. À la fin, le temps porte pratiquement la moitié.

C'est pour ça que la question « combien je mets ? » compte beaucoup moins que « depuis quand ? ». La première dépend de vos moyens, la seconde ne dépend que d'une décision.

Vous faites partie de ceux qui pensaient que 100 € par mois, ce n'était pas assez pour que ça vaille le coup ?

Hypothèse d'école : 4 %/an, calcul simplifié, hors frais et fiscalité. Ce n'est pas une promesse de rendement.

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10 000 € posés sur un compte qui ne rapporte rien, en 2020.Cinq ans plus t**d, le relevé affiche toujours 10 000 €. Rien...
15/09/2026

10 000 € posés sur un compte qui ne rapporte rien, en 2020.

Cinq ans plus t**d, le relevé affiche toujours 10 000 €. Rien n'a bougé. Aucune perte, aucune mauvaise décision, aucun regret.

Sauf que pendant ces cinq ans, les prix, eux, ont bougé.

+1,6 % en 2021. +5,2 % en 2022. +4,9 % en 2023. +2,0 % en 2024. +0,9 % en 2025. Ce sont les chiffres officiels de l'INSEE, pas une projection.

Mis bout à bout, ça fait +15,4 %.

Concrètement : ces 10 000 € achètent aujourd'hui ce que 8 666 € achetaient en 2020. Il manque environ 1 334 € — qui n'apparaîtront jamais sur aucun relevé, parce qu'ils n'ont pas été perdus. Ils ont été dilués.

C'est la partie la plus contre-intuitive de l'épargne : on croit qu'un capital immobile ne risque rien. En réalité, ne rien faire est une décision, et elle a un coût. Simplement, ce coût est invisible.

Si vous connaissez quelqu'un qui garde une grosse somme « au cas où » depuis des années, ce chiffre le concerne directement.

Source : INSEE, indices des prix à la consommation, moyennes annuelles. Compte non rémunéré, hors fiscalité.

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6,55957.C'est le nombre de francs qu'il fallait pour faire un euro. Cinq décimales, arrêtées le 31 décembre 1998 par le ...
12/09/2026

6,55957.

C'est le nombre de francs qu'il fallait pour faire un euro. Cinq décimales, arrêtées le 31 décembre 1998 par le Conseil de l'Union européenne.

Ce n'est pas un taux de change. Un taux de change, ça monte et ça descend tous les jours. Celui-ci a été fixé une fois, pour toujours, et il ne sera jamais révisé. C'est probablement le seul chiffre monétaire de l'histoire récente dont on peut dire qu'il ne bougera plus jamais.

Sauf que voilà : la monnaie a été figée, mais pas les prix.

Depuis 1999, les francs valent toujours exactement 6,55957 pour un euro. Et pendant ce temps, ce qu'on peut acheter avec un euro, lui, n'a pas cessé de diminuer.

C'est toute la différence entre une monnaie stable et un pouvoir d'achat stable. On confond souvent les deux. Ce n'est pas la même chose du tout.

Et c'est précisément pour ça qu'un capital qu'on laisse dormir ne reste pas immobile. Il recule, tranquillement, sans jamais changer de chiffre sur le relevé.

Vous faites partie de ceux qui connaissaient les cinq décimales par cœur ? Vous avez vécu 2002 en direct.

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Nouvelle série, un jeudi sur deux : douze profils d'épargnants. Pas des signes astrologiques — des comportements réels, ...
10/09/2026

Nouvelle série, un jeudi sur deux : douze profils d'épargnants. Pas des signes astrologiques — des comportements réels, étudiés depuis quarante ans par la finance comportementale.

On commence par le plus répandu de tous.

L'Attentiste ne dit jamais non. Il dit « pas encore ».

Il s'informe, il suit l'actualité, il a même repéré ce qu'il ferait. Mais il y a toujours une raison de reporter : les marchés sont hauts, les taux vont bouger, il y a des élections, la conjoncture est incertaine.

Sa force est réelle : il est prudent, il ne signe pas sous pression, il veut comprendre avant d'engager son argent. Ce réflexe lui a déjà évité des erreurs.

Son piège, c'est que le bon moment n'arrive jamais — parce qu'il n'existe pas. Il attend une certitude que personne ne peut lui donner, et sa prudence s'est transformée en immobilité sans qu'il s'en aperçoive.

Le coût de tout ça est invisible. Ne rien faire ne laisse aucune trace sur un relevé, aucune décision à regretter. Sauf que le temps, lui, court quand même. Et c'est le seul paramètre qu'on ne rattrape pas ensuite.

Attendre est une décision. Simplement, c'est la seule qu'on prend sans s'en rendre compte.

Vous vous reconnaissez ? Dites-moi en commentaire — et si vous connaissez quelqu'un qui dit « je m'y mettrai l'année prochaine » depuis trois ans, il est probablement dans cet épisode.

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« Alors, qu'est-ce que vous me conseillez ? »C'est souvent la première question qu'on me pose. Et c'est celle à laquelle...
08/09/2026

« Alors, qu'est-ce que vous me conseillez ? »

C'est souvent la première question qu'on me pose. Et c'est celle à laquelle je ne réponds jamais tout de suite.

Pas par principe. Parce que je n'en sais rien.

Je ne sais pas si vous avez des enfants, si vous êtes propriétaire, si votre conjoint travaille, ce que vous comptez faire dans cinq ans, ni ce qui vous empêche de dormir quand vous pensez à l'argent.

Tant que je n'ai pas ça, tout ce que je pourrais vous dire serait une réponse standard. Et une réponse standard, vous en trouvez déjà partout.

Un premier rendez-vous, chez moi, ce n'est pas une présentation. C'est un questionnaire. Je pose, vous répondez, et on regarde ensemble ce que ça dessine.

Si vous connaissez quelqu'un à qui on a proposé une solution avant même de lui poser des questions, il comprendra ce post mieux que personne.

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En 2001, la baguette coûtait 4,30 francs. Soit 66 centimes d'euro.Aujourd'hui, elle est à 1,01 € en moyenne. +53 % en vi...
05/09/2026

En 2001, la baguette coûtait 4,30 francs. Soit 66 centimes d'euro.

Aujourd'hui, elle est à 1,01 € en moyenne. +53 % en vingt-quatre ans.

Personne ne s'en est vraiment aperçu, parce que ça s'est fait quelques centimes à la fois. C'est exactement comme ça que fonctionne l'inflation : elle ne fait jamais de bruit.

Maintenant, retournez la question. Si le pain a pris 53 %, qu'est-ce qu'a fait l'argent que vous avez laissé dormir pendant la même période ?

S'il n'a pas progressé d'au moins autant, il n'a pas perdu de valeur sur votre relevé. Il en a perdu à la boulangerie.

C'est ça, le vrai risque dont personne ne parle : pas celui de mal placer, mais celui de ne rien faire du tout.

Vous faites partie de ceux qui n'avaient jamais fait le calcul ? Vous n'êtes pas les seuls, et c'est précisément le problème.

Sources : INSEE, prix moyens de vente au détail.

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J'ai grandi en HLM.Chez nous, on ne parlait pas de placements. On parlait de factures. De celles qu'on pouvait payer ce ...
03/09/2026

J'ai grandi en HLM.

Chez nous, on ne parlait pas de placements. On parlait de factures. De celles qu'on pouvait payer ce mois-ci, et de celles qui attendraient le suivant.

Mes parents n'ont jamais épargné. Pas par imprudence, pas par manque de sérieux : parce qu'il ne restait rien à mettre de côté. Et parce que dans nos têtes, épargner, investir, faire fructifier, c'était un truc de gens qui gagnaient beaucoup plus que nous.

Personne n'est jamais venu leur dire que ce n'était pas vrai.

C'est resté planté là, cette idée qu'il y a deux catégories de gens : ceux à qui on explique comment fonctionne l'argent, et ceux à qui on n'explique rien parce qu'on estime qu'ils n'en auront pas assez pour que ça vaille le coup.

Aujourd'hui c'est mon métier. Et je n'ai jamais réussi à trouver normal qu'il faille un certain niveau de revenus pour avoir droit à quelqu'un qui prend le temps de vous expliquer.

500 € de côté ou 200 000 €, la question de départ est exactement la même : qu'est-ce que vous voulez en faire, et est-ce que ce que vous avez aujourd'hui vous y emmène ?

Comprendre son argent ne devrait pas être un privilège. C'est la seule chose que j'ai vraiment envie de changer, à mon échelle, dans l'Hérault.

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Trois personnes. Le même effort : 200 € par mois, sans jamais sauter un mois.La première commence à 30 ans. La deuxième ...
01/09/2026

Trois personnes. Le même effort : 200 € par mois, sans jamais sauter un mois.

La première commence à 30 ans. La deuxième à 40. La troisième à 50.

À 65 ans, la première a mis 84 000 € de sa poche et se retrouve avec environ 183 000 €. La troisième a mis 36 000 € et se retrouve avec environ 49 000 €.

Ce n'est pas l'écart de versement qui explique la différence. C'est le temps.

Entre commencer à 30 ans et commencer à 50, il y a environ 134 000 € — et pas un euro d'effort supplémentaire. Juste vingt années pendant lesquelles l'argent a travaillé tout seul.

C'est pour ça que je ne parle jamais de « bon moment ». Le seul paramètre que personne ne peut rattraper, c'est celui-là.

Si vous connaissez quelqu'un qui se dit « je m'y mettrai plus t**d », ce chiffre est pour lui.

Hypothèse d'école : 4 %/an, calcul simplifié, hors fiscalité et frais. Ce n'est pas une promesse de rendement.

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Le mot « budget » a l'air anglais. Il est gaulois.À l'origine, il y a la « bougette » : une petite bourse en cuir qu'on ...
29/08/2026

Le mot « budget » a l'air anglais. Il est gaulois.

À l'origine, il y a la « bougette » : une petite bourse en cuir qu'on portait accrochée à la ceinture, et qui contenait la monnaie des dépenses de la journée. Rien d'autre. Juste ce qu'il fallait pour la journée en cours.

Les Anglais nous l'empruntent au Moyen Âge et en font « budget ». Le mot désigne alors le sac dans lequel le ministre des Finances apporte ses comptes devant le Parlement. Puis, par glissement, les comptes eux-mêmes.

Et au XVIIIᵉ siècle, le mot nous revient — devenu anglais, alors qu'il était parti d'ici.

Ce qui me plaît dans cette histoire, c'est le sens d'origine. Une bougette, ce n'était pas un coffre. C'était une petite bourse qu'on gardait sur soi, qu'on ouvrait tous les jours, et dont on savait exactement ce qu'elle contenait.

Faire un budget, à la base, ce n'était donc pas se priver. C'était savoir ce qu'on a.

Vous faites partie de ceux qui pensaient que le mot venait de Londres ? Vous êtes très nombreux.

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