15/03/2017
Comment dire ? La Suisse quoi ...Bravo pour cette salutaire et excellente initiative...
Une journée pour se débarrasser de son amiante
PréventionLe Canton et les communes ont mis sur pied une collecte des objets usuels pouvant contenir le dangereux minerai. Elle aura lieu le samedi 25 mars.
Louis Savary, syndic de Cheseaux-sur-Lausanne, Corinne Costa, directrice de Valorsa et Jacqueline de Quattro, conseillère d'Etat, annonçaient lundi la collecte qui aura lieu le 25 mars.
Louis Savary, syndic de Cheseaux-sur-Lausanne, Corinne Costa, directrice de Valorsa et Jacqueline de Quattro, conseillère d'Etat, annonçaient lundi la collecte qui aura lieu le 25 mars.
Image: Patrick Martin
Par Alain Détraz
13.03.2017
«Il faut se débarrasser de tous ces objets dont la place est aujourd’hui à la décharge!» La conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro présentait lundi un plan de récolte de produits susceptibles de contenir de l’amiante. Ce sera fait au cours de la journée du samedi 25 mars, où les déchetteries de quelque 220 communes seront équipées pour réceptionner ces matériaux.
Difficile de savoir si un objet contient de l’amiante. C’est pourquoi les autorités rappellent que le minerai, interdit depuis 1989, a été utilisé dans l’industrie jusqu’en 1991. Du coup, tous les bacs à fleurs en ciment dont l’âge est antérieur à cette date sont susceptibles d’être dangereux. Il en va de même des tôles ondulées en fibrociment ou encore de certaines tuiles. Une première opération de ce type avait montré, à Ecublens notamment, que 85% des déchets collectés étaient des bacs à fleurs en fibrociment amianté. En un jour, la collecte a atteint 2,2 tonnes. «Par extrapolation, nous estimons qu’on peut en collecter 200 tonnes dans tout le canton», calcule Jacqueline de Quattro.
Pour aider les ménages à s’en débarrasser sans risque, les communes ont reçu des affiches et des sacs qu’elles mettent à disposition du public. De quoi permettre d’emballer soigneusement ces objets avant de les charger en voiture, à destination de la déchetterie.
Si la réputation dangereuse de l’amiante n’est plus à faire, le Canton ne souhaite pas pour autant en faire un objet de psychose. Les vieux bacs de fibrociment ne présentent que peu de risques, tant qu’ils ne sont pas abîmés. «Même s’ils sont cassés, nos mesures montrent que les risques sont faibles», précise Marc Truffer, directeur de la division Sécurité au travail de la SUVA. En revanche, entamer ce matériau à la perceuse, ou le poncer, dégage dans l’air des particules d’amiante. Par conséquent, il vaut mieux manier ces matériaux avec une certaine prudence, estiment les autorités.
Et que deviendront tous ces objets? «Ils font partie des déchets inertes que la filière prévoit d’enterrer», indique Corinne Costa, directrice de la société Valorsa. Ainsi, tous les bacs rapportés finiront sous terre avec leurs sacs d’emballage.
En plus de débarrasser les ménages d’objets potentiellement néfastes pour la santé, le Canton profite de cette journée de collecte pour sensibiliser la population aux risques de contamination lors de petits travaux à la maison. «C’est un matériau encore très présent dans les ménages», prévient Jacqueline de Quattro. (24 heures)
Créé: 13.03.2017, 18h41