10/06/2026
La messe
(Aujourd’hui, la première lecture de la mémoire de saint Barnabé est obligatoire car elle fait mention du saint fêté, il n’est donc pas permis de prendre la première lecture de la férie. Cependant, on peut choisir le psaume et l’Évangile de la férie.)
Saint Barnabé
Mémoire
Chypriote de naissance, celui que nous connaissons sous le nom de Barnabé s’appelait Joseph. Il semble être devenu chrétien peu de temps après la Pentecôte. En tout cas, il prit immédiatement l’Évangile au sérieux, puisqu’il vendit le champ qu’il possédait et vint en apporter le prix aux Apôtres (cf. Ac 4, 36-37). Ceux-ci le surnommèrent Barnabé, c’est-à-dire « Celui qui sait consoler et exhorter ». Le nom dépeint l’homme, que nous voyons toujours apparaître quand il s’agit d’apaiser un conflit ou de concilier des points de vue différents. S’il y réussit, c’est non pas parce qu’il possède un tempérament bénisseur, mais parce qu’il est vraiment « un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi » (antienne et prière d’ouverture). Son optimisme chrétien sait voir loin et prendre ses responsabilités. Barnabé n’hésite pas à patronner les premiers pas de Paul dans une communauté qui demeure un peu sur sa réserve devant ce converti, dont elle n’oublie pas l’hostilité passée. C’est Barnabé qui va chercher Paul à Tarse et l’amène à Antioche (1re lecture). Ils partent ensemble pour la première mission d’évangélisation des côtes méridionales de l’Asie Mineure (p. d’ouverture et sur les offrandes). Après le concile de Jérusalem, en 49, un désaccord surviendra entre les deux Apôtres au sujet de Marc, et désormais chacun suivra sa route. Barnabé regagnera Chypre (cf. Ac 15, 39), où la tradition veut qu’il ait subi le martyre près de Salamine.
Heureux, saint Barnabé, qui fut digne d’être compté parmi les Apôtres : c’était un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi.
Prière. Seigneur Dieu, tu as demandé de mettre à part le bienheureux Barnabé, rempli de foi et d’Esprit Saint, pour la conversion des nations païennes ; fais que l’Évangile du Christ, qu’il a proclamé sans faiblir, soit annoncé fidèlement en paroles et en actes. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur.
Lecture du livre des Actes des Apôtres 11, 21b-26 et 13, 1-3
En ces jours-là, à Antioche, un grand nombre de gens devinrent croyants et se tournèrent vers le Seigneur. La nouvelle parvint aux oreilles de l’Église de Jérusalem, et l’on envoya Barnabé jusqu’à Antioche. À son arrivée, voyant la grâce de Dieu à l’œuvre, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. C’était en effet un homme de bien, rempli d’Esprit Saint et de foi. Une foule considérable s’attacha au Seigneur. Barnabé partit alors à Tarse chercher Saul. L’ayant trouvé, il l’amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux assemblées de l’Église, ils instruisirent une foule considérable. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».
Or il y avait dans l’Église qui était à Antioche des prophètes et des hommes chargés d’enseigner : Barnabé, Syméon appelé Le Noir, Lucius de Cyrène, Manahène, compagnon d’enfance d’Hérode le Tétrarque, et Saul. Un jour qu’ils célébraient le culte du Seigneur et qu’ils jeûnaient, l’Esprit Saint leur dit : « Mettez à part pour moi Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés. » Alors, après avoir jeûné et prié, et leur avoir imposé les mains, ils les laissèrent partir.
— Parole du Seigneur.
Psaume 97
Le Seigneur a révélé sa justice aux nations.
Chantez au Seigneur un chant nouveau,
car il a fait des merveilles ;
par son bras très saint, par sa main puissante,
il s’est assuré la victoire.
Le Seigneur a fait connaître sa victoire
et révélé sa justice aux nations ;
il s’est rappelé sa fidélité, son amour,
en faveur de la maison d’Israël.
La terre tout entière a vu
la victoire de notre Dieu.
Acclamez le Seigneur, terre entière,
sonnez, chantez, jouez !
Jouez pour le Seigneur sur la cithare,
sur la cithare et tous les instruments ;
au son de la trompette et du cor,
acclamez votre roi, le Seigneur !
Alléluia. Alléluia. Allez ! De toutes les nations faites des disciples, dit le Seigneur. Moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 10, 7-13
En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or, ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Ou bien :
Jeudi de la 10e semaine du temps ordinaire
Psaume 64
Il est beau de te louer, Dieu, dans Sion.
Tu visites la terre et tu l’abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
tu prépares les moissons.
Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.
Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l’abondance.
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d’allégresse.
Alléluia. Alléluia. Je vous donne un commandement nouveau, dit le Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Alléluia.
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu5, 20-26
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je vous le dis : Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
Vous avez appris qu’il a été dit aux anciens : Tu ne commettras pas de meurtre, et si quelqu’un commet un meurtre, il devra passer en jugement. Eh bien ! moi, je vous dis : Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande. Mets-toi vite d’accord avec ton adversaire pendant que tu es en chemin avec lui, pour éviter que ton adversaire ne te livre au juge, le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. Amen, je te le dis : tu n’en sortiras pas avant d’avoir payé jusqu’au dernier sou. »
— Acclamons la Parole de Dieu.
Prière sur les offrandes. Par ta bénédiction, nous t’en prions, Seigneur, sanctifie les dons que nous t’offrons : qu’ils allument en nous, par ta grâce, le feu de cet amour qui poussait le bienheureux Barnabé à porter aux nations la lumière de l’Évangile. Par le Christ, notre Seigneur.
Préface. Vraiment, il est juste et bon, pour ta gloire et notre salut, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, Seigneur, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Tu n’abandonnes pas ton troupeau, Pasteur éternel, mais tu le gardes par les bienheureux Apôtres sous ta constante protection, pour qu’il soit dirigé par ceux-là mêmes que tu as établis à sa tête comme pasteurs au nom de ton Fils. C’est pourquoi, avec les anges et les archanges, avec les puissances d’en haut et tous les esprits bienheureux, nous chantons l’hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : Saint !…
Je ne vous appelle plus serviteurs, dit le Seigneur, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.
Prière après la communion. Ayant reçu de toi, Seigneur, le gage de la vie éternelle, nous te supplions humblement : accorde-nous de saisir un jour en plénitude ce que nous célébrons sous la forme du sacrement pour faire mémoire du bienheureux Apôtre Barnabé. Par le Christ, notre Seigneur