27/11/2025
Jeudi matin : tu rends ton estimation à 440 000 €.
L'après-midi, ton vendeur te dit “moi, j'en veux 500 000 minimum. Et j’ai déjà deux agences qui me la prennent à ce prix-là.”
Et là, tu sais déjà que la vente va être compliquée.
Le problème, ce n’est pas ton estimation, c’est la perception du vendeur. Il y a une partie émotionnelle. Il raisonne avec le prix auquel il a acheté, et peut-être aussi avec les rénovations qu’il a faites depuis. Et, pour lui, tout ça justifie forcément une plus-value.
Mais le marché, lui, s’en fiche.
Les taux ont changé, le pouvoir d’achat aussi.
Les acquéreurs paient la valeur actuelle, pas l’histoire du bien.
Résultat : tu passes pour l'agent immobilier qui "veut brader son bien", et tu te fais parfois griller le mandat, par un confrère plus ambitieux.
Alors, quel est le bon prix ?
Pas celui que le vendeur espère.
Ni celui que ton confrère promet pour décrocher le mandat.
Le bon prix, c’est le prix que les acquéreurs sont réellement prêts à payer, ici et maintenant. Pas en théorie, pas sur le papier, mais en vrai, dans une mise en concurrence réelle.
Parce que la vérité, c’est que personne ne peut prédire à l’euro près la valeur d’un bien.
Pourquoi ? Parce que l’immobilier, c’est de l’émotion autant que de la raison.
Une histoire d’offre et de demande, mais aussi de timing, et d’opportunité.
Un bien peut valoir 440 000 € aujourd’hui, et 460 000 € dans deux semaines si deux acheteurs ont un coup de cœur.
Donc, que faire pour faire comprendre ceci au vendeur ?
Passe à la vente interactive.
Donc, que faire ?
Tu lances la vente avec un prix d’appel attractif,
Tu crées du trafic, des offres, et le vendeur voit en direct, ce que le marché est prêt à mettre.
Tu ne négocies plus dans le vide.
Tu ne cherches plus à convaincre.
Tu démontres.
Et là, le dialogue change :
“Ah oui, je comprends mieux votre estimation.”
Tu ne passes plus pour celui qui veut baisser le prix.
Tu deviens celui qui fait bouger les choses.
Et tu viens de gagner 6 mois.