19/08/2026
Le bon timing pour emprunter !
Les taux remontent légèrement : en août on est autour de 3,33 % sur 15 ans, 3,44 % sur 20 ans et 3,52 % sur 25 ans. Rien de dramatique, mais ça enterre l'idée d'une baisse continue jusqu'à la rentrée.
Attendre septembre ne garantit rien. La BCE a relevé ses taux en juin puis les a gelés en juillet, sans annoncer la moindre baisse pour la suite. Les bons dossiers restent recherchés par les banques : apport, revenus stables et épargne de côté comptent souvent plus que le calendrier.
Sur le papier, une hausse de taux fait mal : un emprunt de 300 000 € passé de 3,44 % à 3,69 % coûte environ 9 300 € de plus sur 20 ans, et jusqu'à 18 700 € à 3,94 %. Sur 500 000 €, le surcoût grimpe jusqu'à 31 000 €.
👉 Sauf qu'il y a un autre levier bien plus simple à activer : le prix. Pour absorber une hausse de 0,25 point sur un crédit de 300 000 €, il suffit de négocier environ 6 600 € sur le prix du bien — sur 500 000 €, ça monte à 10 900 €. Quelques milliers d'euros arrachés au vendeur pèsent souvent plus lourd qu'un dixième de point de taux.
La vraie question n'est jamais juste celle du taux. Un acheteur qui négocie bien son prix en septembre peut faire une meilleure opération qu'un autre qui aura eu 0,2 point de moins en août mais payé son bien trop cher.
Le bon réflexe reste le même à chaque cycle de taux : comparer les propositons, chiffrer précisément l'impact d'une hausse sur son dossier, et ne jamais confondre un bon taux avec une bonne affaire.