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SAFER — quand la date de signature n’est plus si certaineLa date de signature est fixée.La notification SAFER est faite....
24/09/2026

SAFER — quand la date de signature n’est plus si certaine

La date de signature est fixée.
La notification SAFER est faite.
Alors, pourquoi le calendrier peut-il encore bouger ?

Parce qu'une nouvelle étape peut désormais s'inviter dans la procédure.
Et elle peut entraîner une conséquence très concrète sur le calendrier de la vente.

Imaginez.
Une vente de foncier agricole est négociée.
Le compromis est signé.
La notification à la SAFER est adressée.
Le calendrier de l'acte authentique est arrêté.
Tout semble donc en place.
Puis la SAFER demande à visiter le bien.

C'est ici que la nouvelle règle devient très concrète.
Depuis le 20 août 2026, l'article L. 143-8 du Code rural et de la pêche maritime permet à la SAFER de demander cette visite avant de décider si elle exerce son droit de préemption.

Le propriétaire reste libre de refuser.
Mais lorsque la demande de visite est reçue par le notaire, le délai d'exercice du droit de préemption est suspendu.
Il recommence ensuite à courir :
• à compter du refus du propriétaire ;
ou
• à compter de la réalisation de la visite.

Et si, à ce moment-là, il reste moins d'un mois ?
👉 La SAFER dispose alors d’un mois pour prendre sa décision.
Autrement dit : la date de signature ne peut plus être pensée mécaniquement à partir de la seule date de notification.

Le bon réflexe ?
🔎 Identifier dès le départ si la vente entre dans le champ du droit de préemption.
🔎 Intégrer le délai SAFER dans le calendrier global de l’opération.
🔎 Et surtout, ne pas considérer la date théorique d’expiration du délai comme une date intangible.

C'est précisément en amont que l'intervention du notaire devient déterminante :
-anticiper la procédure,
-identifier les étapes susceptibles d'affecter le calendrier,
-et construire un calendrier cohérent avec la purge du droit de préemption.

Parce qu'en matière immobilière, un délai juridique mal anticipé peut rapidement devenir un problème très concret pour le client.

Le droit change. La pratique doit suivre.

« C’est une SCI. »Très bien. Mais qui est réellement derrière ?C’est parfois à ce moment-là que l’analyse du dossier com...
23/09/2026

« C’est une SCI. »
Très bien.
Mais qui est réellement derrière ?
C’est parfois à ce moment-là que l’analyse du dossier commence vraiment.

Imaginez.
Un agent immobilier me présente un acquéreur.
L’achat doit être réalisé par une SCI.
Le gérant est identifié.
Les statuts sont fournis.
Sur le papier, tout semble parfaitement clair.

Puis une question se pose :
Qui prend réellement les décisions ?
Qui contrôle la société ?
Qui apporte les fonds ?
Et surtout, qui bénéficie réellement de l’opération ?

C’est là qu’il faut dépasser le simple nom figurant sur le dossier.

En matière de LCB-FT, vérifier l’identité du représentant légal ne suffit pas toujours.
Il faut aussi chercher à comprendre qui agit réellement derrière la société et qui en exerce effectivement le contrôle.

Attention : une SCI n’a évidemment rien de suspect en elle-même.
Elle peut répondre à des objectifs patrimoniaux, familiaux ou d’organisation parfaitement légitimes.

Le sujet n’est donc pas :
« SCI = risque. »
Le sujet est plutôt :
« Est-ce que je comprends qui porte réellement cette opération, pourquoi elle est réalisée et comment elle est financée ? »

Et c’est là que se situe le véritable réflexe LCB-FT.
Ne pas s’arrêter au gérant.
Regarder ensemble :
🔎 la répartition du capital ;
🔎 la réalité du contrôle ;
🔎 l’origine des fonds ;
🔎 la logique économique de l’acquisition ;
🔎 et la cohérence de l’ensemble avec le profil du client.

Car un élément isolé n’est pas nécessairement une alerte.
C’est l’accumulation d’éléments atypiques et leur cohérence globale qui doivent conduire à approfondir l’analyse.

C’est précisément ce que le guide « LCB-FT & Immobilier : Comprendre, Sécuriser, Agir » cherche à rendre concret pour les professionnels de l’immobilier :
quelles questions poser, à quel moment, et quels réflexes adopter lorsqu’un dossier sort de l’ordinaire.

Pour un agent immobilier, le bon réflexe n’est donc pas de devenir enquêteur.
C’est de savoir quand une situation mérite d’être comprise davantage.
Et de conserver la trace de cette analyse.

En LCB-FT, le bon réflexe commence souvent par la bonne question.

Vous avez prévu de signer un bail emphytéotique dans quelques mois/semaines ?Il y a désormais une question à se poser bi...
22/09/2026

Vous avez prévu de signer un bail emphytéotique dans quelques mois/semaines ?

Il y a désormais une question à se poser bien avant la signature.
Et elle ne concerne pas seulement la rédaction du bail.

Imaginez.
Un propriétaire souhaite consentir un bail emphytéotique sur un terrain à vocation agricole.
Le projet est négocié.
Les conditions sont arrêtées.
Les parties se sont entendues sur une date de signature.
Tout semble prêt.
Pourtant, il manque peut-être une étape essentielle.

Depuis le 20 août 2026, l'article L. 451-1-1 du Code rural et de la pêche maritime impose une information préalable de la SAFER par le notaire pour la conclusion ou la cession de certains baux emphytéotiques portant sur des biens immobiliers à usage agricole ou des terrains nus à vocation agricole.

Et le délai est très concret :
👉 la SAFER doit être informée au moins deux mois avant la date envisagée pour la conclusion ou la cession du bail.

Le notaire doit notamment lui communiquer les informations relatives au bail, au bien, au loyer, aux conditions du contrat ainsi que les éléments d'identification des parties.

Mais surtout :
le défaut d'information préalable est sanctionné par la nullité du contrat.

Et ce n'est pas tout.

La loi institue également, pour les opérations concernées, un droit d'opposition de la SAFER, sous certaines conditions et avec plusieurs exclusions prévues par le texte. La SAFER dispose alors de deux mois à compter de la réception de l'information pour indiquer si elle entend exercer ce droit.

Avant de fixer une date de signature, il faut notamment regarder :
🔎 la nature du bien ;
🔎 la qualification du bail ;
🔎 les conditions de l'opération ;
🔎 les éventuelles exclusions du droit d'opposition ;
🔎 et surtout, le calendrier nécessaire à l'accomplissement de la formalité SAFER.

Le droit change. La pratique doit suivre.

Une maison + un terrain agricole : pourquoi le prix global peut désormais poser problème ?Prenons une situation très cla...
18/09/2026

Une maison + un terrain agricole :
pourquoi le prix global peut désormais poser problème ?

Prenons une situation très classique.
Un vendeur souhaite céder :
🏠 une maison d’habitation
🌾 et, dans une autre unité foncière non contiguë, une parcelle agricole.

Jusqu’à présent, dans certaines configurations (pas de droit de préemption de la SAFER sur la maison mais sur le terrain agricole), on pouvait procéder à une purge en indiquant la maison et le terrain dans une même notification, avec un prix global. Cela a "évité" bon nombre de préemptions (préemption partielle, indemnisation pour perte de valeur).

La loi du 18 août 2026 modifie les règles applicables aux cessions comprenant des biens sur lesquels la SAFER est autorisée à exercer son droit de préemption et des biens non contigus sur lesquels elle n’est pas autorisée à exercer ce droit.

👉 Lorsque ces conditions sont réunies, les notifications doivent être distinctes.

Et chacune doit comporter :
• son propre prix
• ses propres conditions
• et constituer une opération distincte pour l’exercice du droit de préemption.

Autrement dit : le prix global n’est plus nécessairement le bon réflexe.

Avant même de préparer la notification, il faut regarder la composition exacte de la vente :
🔎 Quels biens sont préemptables ?
🔎 Quels biens ne le sont pas ?
🔎 Sont-ils contigus ou non-contigus ?
🔎 Comment le prix doit-il être ventilé ?
🔎 Existe-t-il une difficulté particulière liée à une préemption partielle ?

Et surtout : ne pas attendre la rédaction de l’acte pour se poser ces questions.

Certaines situations restent toutefois délicates à traiter, notamment lorsqu’une unité foncière est elle-même partiellement préemptable.

La règle : anticiper !

C’est précisément à ce stade que le notaire peut intervenir : qualifier les biens, identifier les points de vigilance, sécuriser la notification et intégrer ces contraintes dans le calendrier de l’opération.

Le droit change. La pratique doit suivre.

« La banque a accepté le financement. »Cette phrase peut sembler rassurante. Et pourtant, elle ne suffit pas.Imaginez :U...
14/09/2026

« La banque a accepté le financement. »
Cette phrase peut sembler rassurante.
Et pourtant, elle ne suffit pas.

Imaginez :
Un acquéreur souhaite acheter un bien.
Il dispose d’un apport important.
Le complément est financé par un prêt bancaire.
La banque a étudié son dossier.
Le financement est accordé.
Tout semble parfaitement normal.

Mais une question demeure :
D’où provient réellement l’apport ?
Vente d’un précédent bien ? Épargne constituée progressivement ?
Donation ? Succession ? Autre origine ?
Ce sont des questions que l’agent immobilier peut être amené à se poser dans le cadre de ses propres obligations LCB-FT.

Car le fait qu’une banque ait accepté de financer l’acquisition ne fait pas disparaître, pour autant, les obligations propres du professionnel de l’immobilier.

C’est l’un des points sur lesquels les échanges avec les professionnels sont les plus utiles. La difficulté n’est pas seulement de connaître la règle. C’est de savoir :
→ quelle question poser ;
→ à quel moment la poser ;
→ quel justificatif demander ;
→ et comment apprécier la cohérence de la réponse.

C’est précisément pour cette raison que chez EXCEN TPM - Notaires & Conseils nous avons conçu un guide pratique destiné aux professionnels de l’immobilier : « LCB-FT & Immobilier : Comprendre, Sécuriser, Agir »
11 conseils pratiques et une check-list pour transformer une obligation réglementaire en réflexes opérationnels.

Nous ne souhaitons pas en faire un simple document à télécharger anonymement. Si vous êtes agent immobilier, mandataire ou responsable d’agence et que ce sujet vous concerne, écrivez moi directement.
Je vous transmettrai le guide avec plaisir.

Et dans votre pratique :
le plus difficile est-il de savoir quelles questions poser au client… ou de savoir jusqu’où aller dans les justificatifs demandés ?

La sécurité d’un dossier immobilier commence parfois par une question que l’on n’ose pas poser.

« Le projet de loi est annoncé, mais le texte n'est pas encore voté… je peux quand même en tenir compte pour mon projet ...
06/08/2026

« Le projet de loi est annoncé, mais le texte n'est pas encore voté… je peux quand même en tenir compte pour mon projet d’investissement ? »

C'est une question qui revient régulièrement lorsque de nouvelles mesures en faveur de l'investissement immobilier sont annoncées.
Et je comprends pourquoi.

Lorsqu'un futur investisseur entend parler d'un dispositif fiscal plus avantageux, il a naturellement envie de l'intégrer immédiatement dans son projet.
Pourtant...

Prenons une situation très concrète.
Un particulier envisage d'acheter une maison pour la mettre en location.
Son plan de financement est quasiment arrêté.
Au détour d'un article, il découvre que le statut fiscal du bailleur privé pourrait être étendu aux maisons individuelles.
Son premier réflexe est souvent le même :
« Dans ce cas, je peux déjà intégrer cet avantage dans mes calculs ? »
Pas si vite.

Une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 7 juillet 2026 indique que le Gouvernement a déposé devant le parlement un projet de loi prévoyant notamment d'étendre ce dispositif aux maisons individuelles afin de favoriser leur remise sur le marché locatif.
Mais cette évolution s'inscrit dans un projet de loi qui doit encore suivre le processus parlementaire.
👉 En clair : le cap est annoncé, mais la règle n'existe pas encore.

Les projets immobiliers se construisent parfois sur une information entendue dans la presse, sur les réseaux sociaux ou au détour d'une conversation.
Pourtant, une intention politique, aussi prometteuse soit-elle, ne produit pas les mêmes effets qu'une règle déjà applicable.

Le rôle du notaire n'est pas seulement d'expliquer les dispositifs existants.
Il consiste aussi à aider chacun à distinguer ce qui est applicable aujourd'hui... de ce qui relève encore d'une évolution législative.

Je le constate régulièrement : une simple vérification, ou parfois quelques semaines d'attente, peuvent complètement modifier l'équilibre économique d'un projet.

« Vous voulez dire que renoncer à une succession peut parfois coûter... moins cher ? »Lorsque j'évoque cette possibilité...
30/07/2026

« Vous voulez dire que renoncer à une succession peut parfois coûter... moins cher ? »
Lorsque j'évoque cette possibilité en rendez-vous, je vois souvent la même réaction incrédule chez les clients.

Prenons une situation que beaucoup de familles connaissent.
Des parents ont commencé à transmettre leur patrimoine de leur vivant.
L'un de leurs enfants a déjà reçu plusieurs donations importantes.
Quelques années plus t**d, l'un des parents décède.
Naturellement, la question de la succession se pose.
Et une idée apparaît :
faut-il accepter la succession... ou y renoncer au profit de ses propres enfants ?

Jusqu'à récemment, une incertitude persistait sur les conséquences fiscales d'un tel choix.
Les donations déjà reçues par le parent qui renonce devaient-elles être prises en compte pour calculer les droits de succession de ses propres enfants ?

La Cour de cassation vient d'apporter une réponse très attendue.
Dans un arrêt du 8 juillet 2026 (n° 25-13.219), elle rappelle que :
👉 les donations reçues par le parent qui renonce ne sont pas fiscalement opposables à ses enfants venant en représentation.

Cette décision dépasse largement la seule technique fiscale.
Elle rappelle quelque chose d'essentiel.
Une renonciation n'est pas toujours un renoncement.
Dans certaines situations bien particulières, elle peut devenir un véritable outil d'organisation de la transmission familiale.
Et c'est souvent ce qui surprend le plus les familles.

Attention toutefois.
Il ne s'agit évidemment pas d'un mécanisme automatique.
Renoncer à une succession produit de nombreuses conséquences civiles, patrimoniales et parfois familiales.
La fiscalité n'est qu'une pièce du puzzle.
Chaque situation mérite une analyse globale.

Le rôle du notaire n'est jamais de rechercher une économie fiscale à tout prix. Il consiste à construire une solution juridiquement sûre, adaptée à la situation familiale et patrimoniale de chacun.

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Vous me demandez simplement de le déclarer ? »C'est une réaction que j'entends régulièrement au moment de signer un prem...
28/07/2026

Vous me demandez simplement de le déclarer ? »
C'est une réaction que j'entends régulièrement au moment de signer un premier achat immobilier.

Lorsqu'un acquéreur découvre que le statut de primo-accédant peut lui permettre, dans certains départements, d'échapper à la hausse temporaire des droits de mutation, la même question revient souvent.
« Vous ne vérifiez pas ? »
La réponse est un peu plus nuancée.

Aujourd'hui, l'État fait confiance à votre déclaration.
Mais demain…
il pourra parfaitement la vérifier.

C'est précisément ce que rappelle une réponse ministérielle publiée au Journal officiel du 7 juillet 2026.

Le législateur n'a pas souhaité mettre en place un contrôle préalable.
Concrètement, lors de la signature de l'acte, le notaire recueille la déclaration de l'acquéreur sur sa qualité de primo-accédant.

En revanche…
👉 l'administration fiscale peut contrôler ultérieurement si cette déclaration correspond bien à la réalité.

Et si ce n'est pas le cas ?
Les droits qui n'ont pas été acquittés devront être régularisés, avec les intérêts de ret**d et, selon les situations, les sanctions prévues par le Code général des impôts.

Dans un dossier immobilier, il est parfaitement légitime de rechercher les dispositifs les plus favorables.
Encore faut-il être certain de remplir les conditions prévues par la loi.
C'est précisément là que le rôle du notaire prend tout son sens.

Le dispositif est déclaratif.
Cela signifie que l'acquéreur déclare sa qualité de primo-accédant lors de la signature.
Mais déclaratif ne signifie pas "sans vérification".

Mon rôle n'est pas de me substituer à l'administration fiscale.
En revanche, il est d'analyser avec les parties leur situation, de vérifier que les conditions légales paraissent réunies, d'attirer leur attention sur les conséquences de leurs déclarations et de sécuriser juridiquement l'opération avant la signature.

Quelques minutes d'explications avant une signature peuvent parfois éviter plusieurs années de difficultés fiscales.

« Nous avions pourtant tout prévu… »C'est par ces mots qu'un conjoint survivant a commencé un rendez-vous de succession ...
23/07/2026

« Nous avions pourtant tout prévu… »

C'est par ces mots qu'un conjoint survivant a commencé un rendez-vous de succession il y a quelque temps.

Son épouse et lui avaient anticipé.
Une donation entre époux.
Des donations déjà réalisées au profit des enfants.

Ils avaient le sentiment d'avoir organisé sereinement la transmission de leur patrimoine et surtout de bien protéger le conjoint survivant.

Derrière cette situation se cache pourtant un mécanisme juridique que peu de personnes connaissent.

L'un des biens de la succession n'était plus détenu en pleine propriété.
Le défunt n'en possédait plus que la nue-propriété, un usufruit existant déjà au profit d'un tiers.

Le conjoint survivant avait choisi, comme la loi le lui permet, l'usufruit de la totalité des biens de la succession.

Une question se posait alors.
Ce bien était-il exclu de cette protection puisqu'il supportait déjà un usufruit ?

La Cour de cassation vient d'apporter une réponse importante (Cass.Civ.1ère, 20/05/2026, 25-11757 ; 23-10056).

Elle considère que le conjoint survivant bénéficie bien d'un usufruit légal sur ce bien.
Simplement…
👉 son exercice est différé jusqu'à l'extinction du premier usufruit.

Autrement dit, un second usufruit naît dès l'ouverture de la succession.
Il existe juridiquement.
Mais il ne produira ses effets qu'au moment où le premier usufruit prendra fin.

Une stratégie patrimoniale ne se résume jamais à la signature d'un acte.
Chaque décision s'inscrit dans une histoire familiale.
Chaque droit peut entraîner des conséquences bien des années plus t**d.
C'est précisément pour cette raison qu'un acte patrimonial ne devrait jamais être envisagé isolément.
Tous les choix effectués au fil du temps finissent par s'articuler les uns avec les autres.

✍️ Préparer une succession ne consiste pas seulement à transmettre un patrimoine.
C'est aussi organiser, dans la durée, la protection de ceux qui resteront.

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Au fait… cette terrasse a bien été autorisée ? »Il suffit parfois d'une seule question pour que toute une vente s'arrête...
09/07/2026

Au fait… cette terrasse a bien été autorisée ? »
Il suffit parfois d'une seule question pour que toute une vente s'arrête.
Et je peux vous assurer que cette scène est beaucoup plus fréquente qu'on ne l'imagine.

Le dossier semblait pourtant avancer sans difficulté.
Puis surgit une question d'urbanisme.
Au détour d'un échange, quelqu'un évoque une véranda, une piscine, un garage ou une extension réalisée plusieurs années auparavant.
Et soudain, tout le monde se fige.
L'agent immobilier.
Le vendeur.
L'acquéreur.

C'est souvent à ce moment-là que je vois les regards changer autour de la table. Chacun imagine le pire…

Pourtant, découvrir une irrégularité n'implique pas automatiquement que tout est perdu.

C'est précisément ce que vient rappeler la Cour de cassation dans un arrêt du 18 juin 2026 (n° 24-14.342).

👉 Avant d'ordonner une démolition ou une remise dans l'état d'origine, le juge doit rechercher si une mise en conformité est juridiquement possible... et si le propriétaire accepte cette solution.

À mes yeux, cette décision dépasse largement le seul contentieux de l'urbanisme.

Elle rappelle qu'entre une irrégularité constatée et une sanction, il existe parfois une étape essentielle : la recherche d'une solution.

Dans ces situations, chacun a son rôle.
L'agent immobilier accompagne la transaction.
Le géomètre ou l'architecte apprécient les aspects techniques.
Les services d'urbanisme examinent les autorisations envisageables.

Mon rôle de notaire n'est pas de dire aux parties ce qu'elles doivent faire.
Il est d'abord de leur permettre de comprendre les conséquences de chacune des solutions envisageables.
Et ainsi de leur permettre de décider en parfaite connaissance des conséquences juridiques de chaque option.

✍️ Le rôle du notaire ne consiste pas seulement à rédiger un acte.
Il consiste aussi à transformer une situation que l'on croit bloquée... en une décision juridiquement éclairée.

Adresse

145 Rue D OLLIOULES
Ollioules
83140

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Lundi 08:30 - 12:30
14:00 - 18:00
Mardi 08:30 - 12:30
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Mercredi 08:30 - 12:30
Jeudi 08:30 - 12:30
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