07/03/2026
Le marché immobilier camerounais, bien qu'en plein essor, est un domaine où la non-dits et les pratiques informelles sont monnaie courante. Ignorer ces aspects peut coûter très cher.
Voici ce qui ne se dit pas ouvertement, mais qu'il est crucial de savoir avant tout achat, vente ou construction au Cameroun.
1. Le Saint Graal : Le "Titre Foncier" n'est pas toujours ce qu'il paraît
On répète souvent : "Exigez un titre foncier". C'est vrai, mais ce qui ne se dit pas, c'est que le titre foncier lui-même peut être entaché de vices.
· L'origine du titre est primordiale : Comment ce titre a-t-il été obtenu ? Si c'est par une transaction douteuse, un partage successoral non réglé, ou pire, une obtention frauduleuse (collusion avec un agent véreux), le titre peut être attaqué devant les tribunaux des années plus t**d.
· Le bornage : Un titre foncier donne une superficie théorique. Ce qui ne se dit pas, c'est que le bornage (délimitation physique du terrain avec bornes) n'a souvent pas été fait ou est contesté par les voisins. Vous achetez un chiffre sur un papier, mais la réalité du terrain peut être source de conflits de limites interminables.
· L'absence de chevauchement : Il existe des cas où deux titres fonciers différents existent pour la même parcelle. Une vérification minutieuse au Conservatoire Foncier est indispensable, mais on ne vous dira pas toujours que le cadastre n'est pas toujours à jour.
Komguem Kinning