09/07/2025
La préfecture de beyla est la deuxième de l'histoire de la Guinée créer par les Bérété (bérétéla).
Bien avant la création de moussadou et bérétéla appeler actuellement beyla, Il ya eu beaucoup d'autres villages koniankés dans cette région djebou, karala...
L'histoire de Konia, la vraie, c'est-à-dire celle qui vous enseigne que l'Almamy Samory Touré est Mandén-Gnah ( Mania , Djoulah , Konia ou Mandingo).
Pas L'histoire qui transforme tout, et qui essaie de vous laver les cerveaux pour leurs intérêts, transformant Mandén-Gnah Balladou en Miniamballadou où est né l' Almamy , ou confondre Mandén-Kah en Malinkés. Car Maninka ou Malinké est une infine partie du Mandingue ou Mah-Dèh qui signifie groupement de personnes venues de différentes entités.
Vous pouvez demander auprès des vrais Töma pour l'histoire de Tömah-Balladou.
Le Konia , une culture, une légende Africaine.
L'histoire d'un peuple comme le Konia, c'est comme un océan.
Donc tout ce que je pourrais dire ici c'est comme une goutte d'eau.
En toute modestie alors voici mon résumé :
Nous appelons Konia, les terres qui furent occupées par les pygmées au départ, ensuite par d'autres peuples comme les Dan, les Gola, les Manon , les Töma, les guerzés , les premiers Könö ( aujourd'hui en Sierra Leone) et les Könö- guerzé aujourd'hui à Lola .
Mais c'est au moment où les guerzés contrôlaient le pays que les mandingues vont faire leurs premières apparitions il y'a de cela aujourd'hui près de 8 siècles.
Le pays était envié pour ses produits notamment: la cola , l'huile rouge qui constituaient à l'époque de véritables or tellement ils étaient convoités par le monde.
Les premiers mandingues qui y venaient étaient des commerçants escortés par des chasseurs- guerriers.
Ils sont partis rendre compte de leurs explorations aux chefs de leurs royaumes entraînant ainsi une grande convoitise d'immigration vers cette nouvelle terre en dehors du Mandingue.
Mais déjà, les commerçants et les chasseurs ont été surpris de trouver sur place des Kanté et des Kourouma qui avaient refusé de se soumettre à l'autorité impériale lorsque Soumaoro Kanté fut vaincu et le Sosso annexé .
C'est ainsi que informés , les CAMARA, renforcés par leurs alliés Condé , vont quitter Sibi pour aller à la découverte de ces nouvelles terres et avec l'ambition de la conquérir s'il le faut.
Il vont d'abord conquérir le Gbè et le Maou ainsi que le Worodou ( ces territoires sont aujourd'hui à majorité restées dans la Côte d'Ivoire avec le morcellement colonial et la complicité des Français après l'indépendance en 1958).
Par alliance, les CAMARA de Gbè , qui sont des Kamandjan et des Djoman-Si ( c'est-à-dire les descendants du Roi du Sibi et de son fils Djoman surtout) , vont épouser plusieurs femmes chez les Kourouma qui habitaient alors le noyau même du pays, Missadou ( Actuelle Moussadou sous préfecture de Beyla).
Village où vivait Moussa Gamè , un Djalonké qui était grand maître mystique et un grand guérisseur en médecine africaine.
Mais Moussa Gamè était une déformation de Moussa Khamè, c'est-à-dire en Djalonké : Moussa l'homme ou Moussa le brave.
Mais en réalité Moussa était un Kourouma qui avait passé par le pays Djalonké avant d'arriver dans le Konia où il fut consacré par les guerzés comme grand prêtre et maître spirituel des divinités.
C'est ce Moussa qui a accueilli à Missadou ( Actuelle Moussadou) les Soumaoro Kanté et les Kourouma, ses propres frères de sang.
Mais bien que reconnaissant la parenté avec les nouveaux, Moussa était maintenant devenu un guerzé par assimilation- adoption des guerzés.
C'est ce Missa que les Koniankés ont surnommé Zoo-Kôma Missa, et c'est à lui qu'ils ont fait porter le nom du nouveau village.
Car en réalité , il y'avait un 1er village qui a existé des siècles bien avant l'arrivée de Zoo-Kôma Missa.
Mais Missa partait faire la pêche dans un fleuve qui a fini par porter le nom de son épouse Djöh ( aujourd'hui marigot Djon par déformation).
Les baffons étaient cultivables, encore une raison de plus à y transférer le village.
C'était un village qui serait millénaire tellement des peuples y ont passé.
Mais Missadou a la grande chance de toujours renaître de ses cendres .
Pour beaucoup de sources historiques.
Les groupements mandingues seraient les 13ème peuplement du Konia, tellement que le pays fut habité par des peuples aujourd'hui dispersés dans la sous-région.
Missadou serait plus vieille que Niani, la capitale du Mandingue là où Soundjata Keïta résidait aux dires de nos sources.
C'est d'ailleurs une des raisons qui devrait faire de ce village , patrimoine historique de l'humanité tellement il est témoin d'histoire de plusieurs peuples qui s'y sont succédés bien avant l'arrivée des groupements mandingues, aujourd'hui appelés les Koniaka,ou les koniankés.
Mais entre eux-mêmes ils s'appellent Manigna ou mèhgna , qui n'est que la déformation de Mandén-gnà.
En explication simple celle appellation signifie, les représentants du Mandingues ou les ambassadeurs du Mandingue sur cette nouvelle terre : le Konia.
Le noyau du Konia et son expension
De Missadou la capitale à Samatiguila actuellement en Côte d'Ivoire et à Ndroukô ( actuelle Monrovia, capitale du Liberia) .
Comment ce peuple est propagé entre la savane, la forêt et la Côte Atlantique ?
( J'attends le café matinal de Abdoulaye Kone pour bien chauffer la tête, et surtout les bisous de Hawa Binttina Soumah pour que je puisse avoir la force d'écrire .
Merci beaucoup mon cher.
La bibliothèque vivante de Konia
Ansoumane Djala Sékou Camara .