Pagiaro Antonio

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Scommetto che le grotte di Catullo così non le avete mai viste.
15/05/2026

Scommetto che le grotte di Catullo così non le avete mai viste.

Scommetto che il Castello di Sirmione così non lo avete mai visto.
15/05/2026

Scommetto che il Castello di Sirmione così non lo avete mai visto.

AttrazioneNon è una scala.È una forza.
27/04/2026

Attrazione

Non è una scala.
È una forza.




Sirmione, lago di Garda.All’alba.Niente effetti, niente costruzioni:solo acqua, luce e silenzio.“Fine art print availabl...
27/04/2026

Sirmione, lago di Garda.
All’alba.

Niente effetti, niente costruzioni:
solo acqua, luce e silenzio.

“Fine art print available on request.”

Venezia. Il ratto di Ganimede.Luce, marmo e movimento.Un frammento di eternità sospeso nello spazio.Fotografia originale...
27/04/2026

Venezia. Il ratto di Ganimede.

Luce, marmo e movimento.
Un frammento di eternità sospeso nello spazio.

Fotografia originale — stampa disponibile su richiesta.
Pagiaro

Versailles — FranceL’élan suspenduCette image met en tension deux régimes de représentation.Le cheval, symbole du mouvem...
26/04/2026

Versailles — France

L’élan suspendu

Cette image met en tension deux régimes de représentation.

Le cheval, symbole du mouvement par excellence, est ici immobilisé. Son corps, construit et décomposé, expose la mécanique du geste sans jamais l’accomplir. L’élan est visible, presque imminent, mais il demeure suspendu.

Il ne s’agit plus d’un animal.
Il ne s’agit pas encore d’un objet.

Le mouvement est analysé, rendu lisible, mais immédiatement contrarié par la structure qui le soutient. Le point d’appui central interrompt toute continuité : ce qui semble avancer reste retenu.

C’est dans cette contradiction que l’image se construit.

Le contexte de Versailles amplifie cette tension. L’espace n’est pas neutre : il incarne une histoire du pouvoir fondée sur l’ordre, la maîtrise et la centralité. Face à cette architecture, le cheval issu de la spectacularisation contemporaine — héritier de l’imaginaire olympique — apparaît déplacé.

Entre événement et permanence, entre énergie et contrôle, l’objet ne trouve pas sa place.
Il demeure en équilibre instable.

Dans le travail de Pagiaro, cette suspension devient lecture critique. L’image ne célèbre ni le geste ni la forme : elle en révèle la limite. Le mouvement n’est pas nié — il est empêché.

La présence humaine, en arrière-plan, accentue encore ce décalage. Les corps réels circulent librement, tandis que la figure supposée incarner la vitesse reste figée.

Le mouvement existe.
Mais il ne se produit pas.

La photographie, dans le travail de Pagiaro, ne documente pas.
Elle révèle.

Armand de Bréval
critique d’art – hors courant

Stampa disponibile su richiesta.















Order, Centrality, Power — The Sun KingVersailles — FranceThis image does not describe a space.It imposes its structure....
26/04/2026

Order, Centrality, Power — The Sun King

Versailles — France

This image does not describe a space.
It imposes its structure.

The gaze is immediately drawn toward what appears to be an absolute center. The lighting device seems to define it — the origin, the point of convergence of a rigorous visual system.

Around it, the coffered ceiling unfolds a repetitive, ordered, almost authoritative geometry. Everything appears constructed to assert a perfect, stable, unquestionable centrality.

And yet, something resists.

The zenithal perspective introduces a subtle but decisive shift: the chandelier is not exactly centered. It is slightly displaced — almost imperceptibly — but enough to disrupt the expected balance.

The center exists — but it is under tension.

This displacement fractures the logic of the whole.
Order remains, but it is no longer absolute.
Centrality is declared, but no longer guaranteed.

Within this tension, the image reveals a more complex dimension of visual power: what asserts itself as a center may falter as soon as the point of view changes.

The reference to the Sun King becomes explicit. The system relies on a strong symbolic centrality, yet the image exposes its fragility. Power does not disappear — it shifts.

Pagiaro’s work does not impose a new order.
It reveals the crack within the existing one.

Here, everything is real.
And it is precisely this reality that makes the imbalance perceptible.

The lighting device is no longer simply a center.
It becomes a point of tension.

The gaze is no longer subordinate.
It becomes critical.

Photography, in Pagiaro’s work, does not document.
It reveals.

Armand de Bréval



Le paradoxe du regard IIIParis — Galerie kreo31 Rue Dauphine, 75006 ParisCette image ne se contente pas de représenter d...
26/04/2026

Le paradoxe du regard III

Paris — Galerie kreo
31 Rue Dauphine, 75006 Paris

Cette image ne se contente pas de représenter des objets de design ; elle en interroge la condition même d’existence visuelle.

Les appareils lumineux, posés comme des formes simples et autonomes, instaurent une présence calme, presque silencieuse. Leur géométrie est lisible, leur fonction identifiable. Et pourtant, cette clarté est immédiatement troublée.

La grille, au premier plan, ne constitue pas seulement une barrière : elle impose une structure. Par sa répétition, par son rythme, elle organise l’espace et en altère la perception. Elle ne sépare pas seulement le dedans du dehors — elle recompose le visible.

C’est dans cette répétition que surgit une résonance avec les constructions graphiques de M. C. Escher. Comme dans ses œuvres, la trame ne se limite pas à un motif décoratif : elle devient un système, une logique qui perturbe la lecture immédiate et introduit une ambiguïté spatiale.

Le regard ne sait plus où se fixer.
Ce qui est derrière passe devant.
Ce qui est accessible devient lointain.

Le travail de Pagiaro s’inscrit ici dans une tension entre lisibilité et perturbation. Les objets restent identifiables, mais leur perception est filtrée, médiée, presque remise en question. L’espace intérieur, pourtant ouvert, apparaît comme inaccessible.

Dans le contexte de la Galerie kreo, où la relation entre design et regard repose sur la proximité, cette médiation devient une rupture. L’objet n’est plus simplement exposé : il est conditionné par un dispositif qui en transforme la lecture.

La matière, la lumière, les proportions demeurent.
Mais leur évidence est mise à distance.

Il ne s’agit plus d’observer une vitrine.
Il s’agit d’un système visuel.

L’objet est présent, mais sa perception est instable.
Et c’est dans cette instabilité que l’image trouve sa cohérence.

La photographie, dans le travail de Pagiaro, ne documente pas.
Elle structure.

Armand de Bréval
critique d’art – hors courant

Le paradoxe du regard IIParis — Galerie kreo31 Rue Dauphine, 75006 ParisCette image ne se contente pas de représenter de...
26/04/2026

Le paradoxe du regard II

Paris — Galerie kreo
31 Rue Dauphine, 75006 Paris

Cette image ne se contente pas de représenter des objets de design ; elle en interroge la condition même d’existence visuelle.

Les tables de service, conçues comme des formes sculpturales, possèdent une présence telle qu’elles semblent dépasser leur propre fonction. Elles ne sont plus de simples objets d’usage : elles s’imposent comme volumes, comme signes, comme présences autonomes.

Et pourtant, elles demeurent inaccessibles.

La grille qui s’interpose entre le regard et la vitrine n’est pas un élément secondaire : elle constitue un dispositif. Elle ne protège pas seulement l’espace physique, elle construit une distance perceptive. Elle fragmente la vision, impose une lecture médiée, transforme la continuité en interruption.

Le paradoxe se renforce ici : ce qui est conçu pour être approché — manipulé, utilisé — est réduit à une pure image. L’objet perd sa dimension tactile pour devenir exclusivement visuel.

Dans le contexte de la Galerie kreo, où la relation entre design et regard repose habituellement sur la proximité, cette distance devient une rupture. L’accès est suggéré, mais refusé.

Le travail de Pagiaro s’inscrit dans une réflexion plus large sur la médiation du regard. Si Thomas Demand transforme l’objet en simulacre et Bernd and Hilla Becher en proposent une lecture systématique, ici l’opération est différente : il ne s’agit ni de reconstruire ni de classer, mais d’interposer.

La grille devient un filtre actif. Elle ne cache pas, elle redéfinit. Elle ne supprime pas l’objet, elle en modifie la condition perceptive.

La matière — bois, surfaces, textures — reste lisible, presque tangible. Mais cette lisibilité accentue la frustration : plus l’objet est clair, plus il devient inaccessible.

Il ne s’agit plus d’observer une vitrine.
Il s’agit d’une distance imposée.

L’objet est offert au regard, mais retiré à l’usage.
Et c’est dans cette tension que l’image trouve sa force.

La photographie, dans le travail de Pagiaro, ne documente pas.
Elle interpose.

Armand de Bréval
critique d’art – hors courant




Le paradoxe du regard IParis — Galerie kreo31 Rue Dauphine, 75006 ParisCette image ne se contente pas de représenter un ...
26/04/2026

Le paradoxe du regard I
Paris — Galerie kreo
31 Rue Dauphine, 75006 Paris

Cette image ne se contente pas de représenter un objet de design ; elle en interroge la condition même d’existence visuelle.

Le dispositif lumineux, conçu comme une sculpture, possède une force formelle telle qu’il dépasse son propre espace d’exposition. Il ne reste pas contenu dans la vitrine : il la traverse visuellement, la franchit, semble s’avancer vers le spectateur. C’est précisément dans cet élan que se construit le paradoxe.

L’objet est exposé, éclairé, parfaitement lisible.
Et pourtant, il est simultanément nié.

La grille qui s’interpose entre le regard et la vitrine n’est pas un élément secondaire : elle constitue un dispositif. Elle ne protège pas seulement l’espace physique, elle instaure une distance perceptive. Elle interrompt la continuité du regard, le fragmente, le contraint à une lecture médiée.

L’image repose ainsi sur une double tension : d’un côté, l’objet s’étend, s’impose, cherche à sortir ; de l’autre, une structure rigide et répétitive le retient, le reconduit dans un système de contrôle visuel.

Le contexte n’est pas neutre. La galerie parisienne, parmi les plus influentes dans le domaine du design contemporain, construit habituellement une relation directe entre l’objet et l’observateur. Ici, cette relation est interrompue au moment même où elle semble pouvoir s’accomplir.

Le travail de Pagiaro s’inscrit dans une recherche plus large sur la distance et la perception. Si Thomas Demand transforme l’objet en simulacre et Bernd and Hilla Becher en proposent une lecture systématique et neutre, l’opération ici est différente : il ne s’agit ni de reconstruire, ni de classer, mais d’interposer.

La grille devient un filtre actif. Elle ne dissimule pas, elle redéfinit. Elle ne supprime pas l’objet, elle le transforme en image. Dans ce passage, le design perd sa fonction et acquiert une nouvelle condition : celle d’une visibilité empêchée.

La couleur, dense et presque matérielle, accentue cette dynamique. Le rouge ne se contente pas d’attirer : il force le champ visuel, tente de franchir la limite, et ce faisant en révèle la présence.

Il ne s’agit plus ici d’observer une vitrine.
Il s’agit d’une limite.

L’objet est sur le point de sortir, mais demeure retenu.
Et c’est dans cette tension que l’image trouve sa forme.

La photographie, dans le travail de Pagiaro, ne documente pas.
Elle interpose.











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Santa Maria Formosa - Castello, 4858
Venice
30122

Telefono

3273330007

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