01/10/2025
Article : /P/CQRP
Je partage avec vous mon article analytique sur les freins à l’évolution du football dans la zone R de Léona, en s’appuyant sur les quatre axes mentionnés ci après :
Les freins à l’évolution du football dans la zone R de Léona : une analyse à quatre dimensions
Le football, sport populaire et vecteur de cohésion sociale, connaît un développement inégal selon les zones. À Léona, plus précisément dans la zone R, le football peine à franchir certains paliers malgré un vivier de jeunes talents prometteurs. Plusieurs facteurs freinent cette évolution. Cet article se penche sur quatre axes majeurs qui expliquent ce re**rd : le manque d’implication des associations sportives communautaires, l’ignorance des textes et règlements généraux de l’ONCAV, la prolifération de tournois de proximité peu exigeants, et le manque de soutien des autorités locales.
1. *Le manque d’implication des associations sportives communautaires (ASC)*
Les ASC sont censées être le moteur du développement du sport à la base. Dans la zone R, leur engagement reste malheureusement limité. Beaucoup d’ASC se contentent d’une simple présence lors des compétitions sans un réel projet de formation, de structuration en long terme. On note un manque d’initiatives en matière de détection des talents, de formation des encadreurs (entraîneurs, arbitres, dirigeants), et d’organisation de compétitions régulières et structurées. Ce désengagement ou cette gestion laxiste contribue à une stagnation du niveau de jeu local et démotive les jeunes qui aspirent à plus de sérieux et de reconnaissance.
2. *L’ignorance des textes et règlements généraux de l’ONCAV*
L’ONCAV (Organisation Nationale de Coordination des Activités de Vacances) encadre et régule le mouvement navétane, notamment à travers des règlements précis. Dans la zone R, bon nombre d’acteurs sportifs ignorent ou ne respectent pas ces textes. Cela se traduit par des pratiques désorganisées : mauvaise gestion des licences, conflits non résolus, absence de discipline dans les compétitions, ou encore la non-application des sanctions prévues. Cette méconnaissance ou négligence compromet la crédibilité des compétitions locales et empêche l’harmonisation des standards avec le reste du pays.Il urge de s'interroger sur comment ce qui se fait dans les plus petites communes rurales reste même imaginablement impossible dans la nôtre.
3. *L’organisation de tournois de football de proximité non exigeants*
Depuis quelques années, on assiste à une multiplication de tournois de quartier, souvent mal structurés et peu réglementés. Bien qu’ils soient populaires et accessibles, ces tournois ne suivent généralement aucun cahier des charges rigoureux. Ils encouragent parfois des comportements anti-sportifs (violence, corruption, favoritisme), n'exigent pas la tenue de fiches ou de licences, et n’intègrent pas les règles techniques en vigueur. Cela crée une culture du "football spectacle" déconnectée des exigences du football compétitif, décourageant la rigueur et le professionnalisme nécessaires pour faire éclore les talents de manière durable.
4.*Le manque de soutien des autorités locales*
Le développement du sport local dépend en grande partie du soutien institutionnel. Malheureusement, dans la zone R, les autorités locales (mairie, conseil départemental, etc.) investissent peu dans les infrastructures sportives, le financement des ASC ou l’organisation de compétitions structurées. Les rares aides sont souvent ponctuelles, politisées, ou mal réparties. Ce manque d’accompagnement fragilise les efforts communautaires et limite l’accès des jeunes aux ressources essentielles : terrains de qualité, équipements, transports, encadrement qualifié. Sans l’appui des décideurs, toute ambition de développement reste difficile à concrétiser.
*Sum up*
L’évolution du football dans la zone R de Léona demeure freinée par un ensemble de facteurs interconnectés qui affectent tant la structuration que la dynamique du sport à la base. Le manque d’implication des associations sportives communautaires prive le football local de la mobilisation, de la structuration et de l’encadrement nécessaires à son développement. À cela s’ajoute une ignorance ou une méconnaissance des textes et règlements généraux de l’ONCAV, ce qui entraîne une mauvaise gouvernance sportive et des pratiques non conformes aux standards établis.
Par ailleurs, l’organisation de tournois de proximité sans exigences claires de participation contribue à une certaine informalité qui nuit à la progression des jeunes talents et à la compétitivité globale. Enfin, le manque de soutien concret des autorités locales — tant en termes d’infrastructures que d’accompagnement institutionnel ou financier — laisse les initiatives sportives sans base solide pour se développer durablement.
*Observations*
Pour inverser cette tendance, il devient impératif de renforcer la formation des acteurs communautaires, de vulgariser les textes réglementaires de l’ONCAV, d’élever les standards des compétitions locales, et surtout d’impliquer activement les autorités locales dans la promotion du sport. C’est à ce prix que la zone R de Léona pourra espérer bâtir un football structuré, compétitif et porteur d’espoir pour la jeunesse.
Ndiaga FAYE
Président de la CQRP ZONE R LÉONA.