BEOG NERE IL INTERVIENT A LA VENTE ET ACHAT DES PARCELLES ET DES TERRAINS ET AUSSI L' hydrauliques

02/10/2022

: DAMIBA a démissionné tout en posant sur la table 7 conditions selon les Responsables Religieux et coutumiers...

DECLARATION DES FAITIERES DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES ET COUTUMIERES SUR LA SITUATION NATIONALE

Notre cher pays le Burkina Faso vit des moments d’incertitudes.
En ces moments difficiles où il y a un risque d’escalades aux conséquences dramatiques, les communautés religieuses et coutumières ont été amenées à effectuer une médiation entre les belligérants.
Suite aux actions de médiation menées par lesdites communautés, le Président Paul-Henri Sandaogo DAMIBA a proposé lui-même sa démission afin d’éviter des affrontements aux conséquences humaines et matérielles graves.
Le Président DAMIBA a posé sept (7) conditions :
1. La poursuite des activités opérationnelles sur le terrain
2. La garantie de la sécurité et de la non-poursuite des FDS engagés à ses côtés
3. La poursuite du renforcement de la cohésion au sein des FDS
4. La poursuite de la réconciliation nationale
5. Le respect des engagements pris avec la CEDEAO
6. La poursuite de la réforme de l’Etat
7. La garantie de sa sécurité et de ses droits, ainsi que ceux de ses collaborateurs.
Le Président du MPSR le Capitaine Ibrahim TRAORE a accepté ces sept conditions.
Les autorités coutumières et religieuses invitent la population au calme, à la retenue et à la prière pour notre chère patrie le Burkina Faso.

FAIT A OUAGADOUGOU LE 02 OCTOBRE 2022

26/09/2022
18/09/2022

Maïmouna de Abdoulaye Sadji.

INTRODUCTION

Maïmouna est un roman écrit par l’écrivain sénégalais Abdoulaye Sadji.
Maïmouna est une enfant de l’Afrique, elle est issue du monde rural, elle sera séduite puis finalement meurtrie par la vie urbaine.
Elle est jeune fille, innocente, et elle rêve de Dakar, Dakar qui fera d’elle une victime…
Maïmouna est une histoire remplie d’émotions dans laquelle son auteur a voulu démontrer surtout deux façons de vivre différentes, deux visages de l’Afrique, deux morales non semblables…
L’auteur insiste dans son roman sur le fait que les Africains qu’ils soient de la campagne où de la ville doivent être fiers de ce qu’ils sont…Vouloir imiter l’occident ne sert à rien car le rythme y est totalement différent et les résultats sont plutôt désastreux …
A travers les rêves de cette jeune Maïmouna, on distingue aussi après l’envie, l’ambition, toute la détresse…Une jeunesse où il est normal de rêver mais pas normal d’être déçu selon de nombreuses causes nées de l’homme, des pouvoirs, de la corruption, des injustices et d’un occident qui fait rêver juste parce qu’il s’est approprié toutes les richesses de l’Afrique…
Cependant l’Afrique est un continent à part et qui sera certainement envié dans les années à venir…

🎯Résumé de l’œuvre

Maïmouna est une jeune fille de l’Afrique paysanne, séduite, puis finalement meurtrie par la grande ville. Jolie, innocente, rêveuse, Dakar en fera une victime. Elle reviendra panser ses blessures au pays, auprès de sa vieille mère, mieux armée pour consentir aux vertus des gens simples. À travers l’histoire de Maïmouna, ce sont deux mondes, deux façons de vivre, deux morales, deux visages de l’Afrique que l’auteur dévoile.

🎯Les thèmes de l’exposé

📋Destin de Maïmouna
▶️L’enfance de Maïmouna
A l’âge innocent, quand les petites filles noires ne portent qu’une touffe de cheveux au sommet de leur crâne rasé, Maïmouna était radieuse : un teint clair d’ambre, des yeux de gazelle, une bouche trop petite peut-être, mais d’un modelé déjà net et sensuel. Sa poitrine encore nue se bombait d’une harmonieuse façon et laissait prévoir d’opulents charmes futurs. Elle avait une taille souple, gracile, mais sans raideur ni noblesse affectée. La finesse de ses poignets n’avait d’égale que la délicatesse de ses chevilles où semblait courir un perpétuel frémissement. ! De son portait moral, que dire, mon Dieu ! C’était une petite fille sans caractère défini, presque sans pensées, rieuse, insouciante.

Sa mère, pauvre, l’habillait simplement, mais avec gout. Si les camisoles de Maimouna n’étaient pas faites de riches étoffes, elles donnaient pourtant à son teint plus d’éclat et de Fraicheur.

La jeune Maïmouna adore la vie au village. Peu importe que la case de sa mère soit délabrée et qu’elle soit l’une des jeunes filles dont les parures sont les moins coûteuses et élaborées. Quel délice d’être choyée par une mère courageuse. Et que dire des fêtes qui agrémentent la vie dans la brousse comme celle qui suit la fin du Ramadan. Pour cette occasion, Daro fait preuve d’ingéniosité et sacrifie un peu de son argent pour que sa fille rivalise en beauté avec ses petites amies. Comme il est merveilleux de contempler aux sons des percussions les trémoussements magiques de cette gamine à la grande beauté. Certes, la vie villageoise est routinière : au levé, un exercice éprouvant pour la lève-t**d, donner à manger aux poules, préparer le repas et l’apporter à sa mère, commercer à ses côtés, puis retourner à la case quand les rayons du soleil faiblissent. Ainsi les jours se succèdent. En dépit des lettres de Rihanna qui demande à sa mère de lui confier l’éducation de sa sœur, Daro s’y refuse. Son amour pour sa fille et la peur de la solitude l’y empêchent.

Mais avec la puberté Maïmouna se lasse de la vie au village et de la pauvreté. Elle devient aigrie, injuste voire insultante à l’encontre d’une mère qui se démène pour leur survie. L’adolescente rêve de la vie à Dakar qui semble si merveilleuse à la lecture des lettres de sa sœur. Daro doit se rendre à l’évidence, elle doit céder et laisser partir sa fille rejoindre Rihanna qui mène une vie luxueuse grâce aux revenus de son époux, cela au milieu d’une cour où personnages importants, imposteurs et parasites sont entretenus. Dans son roman, Abdoulaye Sadji, très attaché à sa culture, fait une distinction très nette entre la vie villageoise et celle trépidante de Dakar. La première, incarnée par Daro qui prend les habits de la raison, est faite de volonté, d’un dur labeur au quotidien, de la valeur de la vie et de l’humilité que tout homme doit avoir face à son destin. A Dakar où « les agglomérations indigènes s’étalent [et] forment comme une ceinture d’ordures », la vie est semée de pièges, de tromperies, d’illusions. Sans se laisser aller à une opposition irréconciliable d’un monde naturel et par-là-même vertueux que serait le village, et celui de la cité pervertie où les hommes noyés dans la multitude auraient perdu le sens de leurs origines, il est incontestable que l’écrivain dénonce une dérive, une crainte, que l’Africain perde son identité. Une dénonciation qui devient acerbe quand il décrit l’univers inconsistant de ses africains appelés « évolués » par le maître colonisateur, qui ne rêvent que d’assimilation et s’isolent de ce qui leur apparaît être l’inculte plèbe, leurs compatriotes des faubourgs et de la brousse. Assurément, Maïmouna pure puis égarée, à l’innocence violée, est l’allégorie d’une Afrique en transition qui à la veille des indépendances doit faire le choix de son destin : elle ne doit pas renier l’authenticité de ses origines tout en étant ouverte à une modernité qui lui permettra de répondre aux défis à venir. Un enjeu qui semble être encore d’une grande actualité.

🎯La vie de Maïmouna à Dakar

A l’âge de quatorze ans, elle rejoint sa sœur. Belle et bien éduquée, elle ne t**de pas à attirer plusieurs prétendants riches. Grisée par un quotidien fait de flâneries, de richesses, de mondanités et de fêtes, à mille lieues des besognes villageoises, Maïmouna plus belle que jamais ne prend pas conscience qu’elle devient un objet de convoitise. Très vite, les prétendants au mariage se bousculent. Rihanna veille à ce que sa cadette soit l’épouse d’un homme de valeur au patrimoine bien doté. Il en va de sa réputation. Elle ignore les sentiments de sa jeune sœur qui lui doit obéissance. Et pourtant, le cœur de Maïmouna peu averti de l’univers dakarois a des sentiments qui s’accommodent difficilement aux enjeux prosaïques d’un mariage de raison. Les effets dévastateurs de la tourmente approchent. Sa sœur lui en choisit un parmi eux. Six mois après ses fiançailles avec Galaye, un homme âgé et riche et polygame, Arrivée à Dakar, non seulement la vie du village mais aussi la tradition orale -représentée par des ethno-textes comme le conte, les chants, etc. perdent, dans un premier temps leur importance et leur fonction intégrante et protectrice. Les références aux formes de l’oralité traditionnelle ne ressurgissent qu’au moment du premier échec de Maïmouna dans la société dakaroise où elle est replie sur elle-même à cause de son amour secret pour Doudou Diouf dont personne de sa famille et de son entourage n’est au courant sauf Yacine qui poursuit le projet dangereux et insidieux de s’entremettre pour les deux jeunes à l’insu des proches et des parents de Maïmouna. Cette fois-ci, par l’emboitement de plusieurs proverbes dont l’auteur fait « accompagner » la protagoniste pendant la période malheureuse et nuisible qu’elle vit sous l’influence de Yacine jusqu’au départ de celle-ci, Sadji recrée le cadre de référence qui avait protégé Maïmouna dans son enfance. Dans la lettre simulée par Yacine pour se retirer dans l’affaire, encadre cette période fatale dans la vie de Maïmouna où elle subit la plus grande épreuve dans son rapport avec Doudou et lors de sa grossesse illégitime. Le commentaire de l’auteur concernant la fonction des proverbes en général explique leur apparition à ce moment précis du roman et montre en même temps leur caractère ambigu voire douteux.
Au même titre que les proverbes, la « Sagesse traditionnelle » s’avère incapable de donner une véritable orientation face aux difficultés que Maïmouna rencontre lors de son séjour à Dakar. Bounama, que l’auteur fait parler ici en style indirect libre, constate devant le fait accompli de la grossesse illégitime de sa belle-sœur, dont il veut garder le secret, le manque de «soutien» et l’impuissance du savoir transmis par la «sagesse des vieux».
La grossesse de Maïmouna représente selon le code traditionnel une honte sans égale et s’impose comme une sorte de punition et de malédiction non seulement à Maïmouna mais à toute sa famille et provoque pour tous les concernés un choc culturel qui leur fait perdre leur croyance dans les valeurs sécurisante de la tradition. La révolte de Maïmouna contre sa mère sera sévèrement sanctionnée par la vieille même Raki qui se réfère à l’héritage moral qui interdit qu’un enfant désobéisse à sa mère, et plus t**d par les évènements qu’entraine sa révolte contre un code établi et généralement respecté, interdisant l’état de grossesse en dehors du mariage .
Loin de vouloir montrer que les valeurs et les vertus transmises par le patrimoine culturel sont dépassées ou seulement ataviques et anachroniques, Sadji est bien conscient d’une déchéance potentielle et réelle de ces mêmes valeurs face à la confrontation avec la culture occidentale qui a surtout lieu dans le milieu métropolitain de Dakar.

🎯Le retour

Alors mai se prépare pour Louga, elle retournait au bercail après l’aventure, auer lui importait qu’on la chassa ; son expérience de Dakar était complète à présente. A Dieu donc Dakar ville dangereuse ville de production …

Le train venait de repartir quand Maïmouna éprouva l’envi de revoir Dakar encore une fois …par la toile métallique de la portière ; elle regardait le paysage abandonnant son corps au repos et se pensait au léger et délicieux vertige approfondi par l’allure du train.

Tout à coup elle sentit une main posée sur son épaule ; c’est DOUDOU DIOUF en face d’elle ; le regard douloureux ; la mine grave elle en crut rêver et s’éclatât en sanglot.son amant la consola et après un temps de discussion le petit la quitta ; ils avaient sans le vouloir des gestes d’Adieu, ils tremblaient car l’avenir était incertain. Quelques caresses, une larme, un sanglot…..

Il mit dans la main de Maïmouna une enveloppe gonflait et un paquet ficelé en disant m’oubli pas Mai très émut compte sur moi et écrit souvent.

Vers l’ouest le pays de Louga s’annonçait par des vallonnements la jeune fille ressentit une vive émotion jusqu’ici c’était le rêve la réalité allait apparaitre les gens du village étonnes de la voir revenir des questions seraient poses à son sujet décidément comme les hommes sont une espèce donnée ils ne pouvaient s’enfermer dans leur coquille et ignorer le sort du voisin

Yaye Daro suivie par la vielle raki tant bien que mal se dirigea vers le wagon la mère fière de sa fille dont la beauté et la taille attiraient les regards la demanda pourquoi était elle revenue ,mais mai ne veule pas parler a cet instant la de la cause de son retour, elle demandait ce que devenait ses anciennes amies (salma ;alima et karr) qui dont déjà elles sont toutes devenues de grandes filles comme elle et sont toutes au points même de ses mariées, daro et même raki auraient voulu raconter à leur mais tous les événements survenues à Louga pendant sont absence; la route était courtes entre la gars et leur concessions, Maïmouna trouva la case changeante humble et triste, elle eut un long regard pour ce lieux qui l’avaient vu naitre et qu’elle entrevoyait si souvent dans les rêveries de son existence oisive de Dakar, après un moment mais, commença à parler de Dakar ; de ses monuments ;de ses foules et de ses nombreuses voitures avec beaucoup d’enthousiasmes, ensuite elle déballa sa valise et ses paniers, même raki était rentrée chez elle, malgré la familialiste qu’on avait

CONCLUSION

L’oralité et la tradition orale telles qu’elles sont intégrées dans le roman « Maïmouna » d’Abdoulaye Sadji remplissent au moins quatre fonctions qui sont à retenir :
– A travers les ethno-textes, l’auteur veut contribuer à l’ouverture d’un dialogue entre la culture africaine et son public qui est en grande partie constitué d’Européens. Ce but est un objectif fondamental de l’écrivain Sadji en tant que ressortissant de l’Ecole William Ponty.
– Les ethno-textes et les discours de l’opinion commune se situent autour de trois champs de gravitation : passé-modernité, ville-village, esprit critique-obscurantisme. Les individus situés entre les pôles divergents vivent un conflit qui répercute dans les domaines du langage en général et de l’oralité en particulier.
– A travers le changement dans la fonction, qu’ongles différentes formes d’oralité, l’auteur découvre les insuffisances et les défaillances d’une société dont les valeurs traditionnelles vont perdant leur sens sans que l’époque moderne n’arrivent ni à les faire revivre ni à les remplacer par des valeurs nouvelles.
– Le dynamisme existant au sein de l’oralité reflète un dynamisme à l’intérieur de la société humaine laquelle se trouve en permanente mutation entre un présent marqué par des acquis fixés et consacrés et un avenir encore ouvert qui est en train de se créer en modifiant et faisant évoluer la tradition.
Qu’elle fût victime de la ruse de Yacine qui la mit en relation avec Doudou sans que Maïmouna sût la portée de ses actions ne peut s’expliquer en effet que par la façon dont l’entourage esquive en général les questions qui touchent à la sexualité et à la reproduction. La mère traite dès l’enfance, et la puberté avec discrétion et pudeur la vie intime de sa fille :
«Désormais il existait, entre la mère et la fille un voile de pudeur empêchant celle-là de trop pénétrer les pensées secrètes de celle-ci. Maïmouna mettait une sorte de ruse juvénile et dérober sa nouvelle personnalité, à vouloir conserver extérieurement son enveloppe de gamine innocente ».

13/09/2022

Burkina Faso 🇧🇫

HISTOIRE DES ROI INSTALLER À WOGDGO(Ouagadougou actuelle)

UN NABA INTRONISÉ N'HABITAIT PAS LE MÊME PALAIS QUE SON PRÉDÉCESSEUR.

L’actuel Moog-Naaba a été intronisé en 1982. Lui occupe un palais qui a vu passer, selon une décision de l’administration coloniale, les moog nanamse (pluriel de Moog-Naaba) suivants : (1957-1982). II (1942-1957) ; II (1905-1942) ; (1897-1905) ;

Avant l’intrusion coloniale française, les moog nanamse n’habitaient jamais le même palais comme le recommandaient les coutumes d’après Yamba Tiendrébéogo : »le palais du -Maba était abandonné après sa mort. Les murs, construits en pisée, s’écroulaient peu à peu et l’ancienne résidence n’était pas bientôt plus qu’un amas de terre dans lequel l’emplacement de la tombe restait cependant délimité avec soins par de grosses pierres. »

Naaba , premier Moog-naaba à s’installer à avait construit son palais dans la zone dans actuels centre de formation de la SONABEL et de l’Ecole Nationale de la Police (secteur 9). D’après les traditions, son règne fut (70 ans) tout comme sa mort et sa tombe. Las de régner et épuisé par l’âge, il serait un beau jour, de lui-même enfoncé sous terre et « à l’endroit où s’était opéré le miracle, ses sujets ne trouvèrent que les maillons d’une chaîne dont le reste se perdait interminablement dans les entrailles du sol. On raconte que des curieux passèrent des jours et des nuits sans jamais en voir le bout »

Après le Moog-naaba Yandfo, il faut attendre Moog-Naaba (1737-1744) pour voir un autre Moog-Naaba résider à Wogdogo. Son palais était situé dans les environs du stade du 04 août, c’est-à dire non loin de celui de son prédécesseur d’environ un siècle.

Quant Wogdogo devint la capitale permanente sous le règne de Moog-Naaba (1744-1784), celui-ci avait son palais dans l’actuel camp des fonctionnaires (secteur 4). Ses successeurs, Moog-Naaba I (1784-1791) et le Moog -Naaba I (1791-1796) avaient bâti leur palais sur l’emplacement actuel de la Maison des jeunes et de la culture de Ouagadougou (MJCO) (secteur 1). La patrie est du camp militaire Guillaume Ouédraogo et les bureaux de l’Office Nationale de l’Eau et l’Assainissement (ONEA) ont été construits sur l’ancien emplacement du palais du Moogo-Naaba (1796-1825). Son fils, Moog-Naaba s’était installé sur la zone située côté sud de l’Ecole Nationale de la Police (secteur 9).

C’est dans la patrie ouest du camp Guillaume Ouédraogo (secteur 3) que se trouvait la résidence du Moog-Naaba (1854-1889).

✍️Source : Histoire de Ouagadougou des origines à nos jours.
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GNC.BF est un programme Marketing Social ciblant des adolescents des deux sexes sur la problématique du vivre ensemble, la cohésion sociale la Paix inter et intra communautaires !

-GNC.BF

06/09/2022

Zood nooma.

Tẽng a ye n da be, tɩ b boond tɩ Kasugrtẽnga. Kasugrtẽngã ra tara naaba, naab sẽn da ya nin-toaaga, nin-toaag meng-menga. Tẽngã ned ba a ye ra pa nong-a ye. La sẽn yɩɩda, nebã fãa ra zoet-a-la wala bugum. A ra wõrda nebã, la a maand a sẽn date. Ned paga, a na reege, ned paoongo, a na reege.

Naabã wa n dɩɩ pʋg-yãang a yembr samde, n yaool n pa rat n yao ye. Pʋg-yãangã yʋʋr la a Noyãanga. Samdã me yaool n da pa zem-zem ye: ra yaa kazʋy yolgo, kazẽeg yolgo, baning yolgo, mui yolgo, kamaan yolgo, sĩin yolgo, sũm yolgo, nangur yolgo, n paas bɛng yolgo. La rabeem yĩnga, a Noyãang ra ka tõe n sok samdã ye.

Rabeem yĩnga, a Noyãang yikame menga, n yi tẽngã, n tɩ bao tẽng a to n kẽ.
Kaoosg pʋge, a Noyãang wa n weka a biiga, n pʋd-a a Nobila. Ad a Nobil da tar rasãnde : a kõbdã manegame n ya bugsg nuga, wala lam-palga, kõodr-kõodre, nao wã moaam-moaam woto. Rẽ me, bi-yeesenga! Beoogã sã n vẽege, a saadame n tar fɩʋʋ, fɩʋʋ, n saad n deemdẽ, t’a ma sũur noome. A Nobil sẽn da ka rɩt beem ne ned yĩnga, a zo-rãmbã ra ka tɛk ye. We-rũmsã fãa ra yaa a zo-rãmba : b bãoonego, n tɩ tãag b bɛda. Biig a woto la ned fãa baooda. Biig a woto la neb fãa nonga.

Daar a yembre, a Noyãang goma ne a biigã Kasugrtẽng naabã yelle, la a togs-a a sẽn tar yẽ samdã n pa rat n yao wã. Yãmb miime? A Nobil yeelame tɩ yẽ na n tɩ soka samdã. T’a ma wã yeel-a:- M biig sõngo, pãng sã n tũud sore, ad bʋʋm bʋta moogo. Bas bal yaa, tɩ naabã pa lebs samdã me, m sũur ye pa noom ye, la ka sãam ye.Wend kõta, Wẽnd keta. Rẽ me, yõ-wok la bũmbu. Na-kãngã wẽnmã sẽn be zĩig ningã, ad fo sã n kẽnge, ad a na n kʋ-f lame. Rẽ yĩngã yaa, bas bala.

La a Nobil yeelame tɩ sẽn na n yɩ n na n yɩ. Rẽnd yẽ kẽng n tɩ sok samdã.

A sɩd yika raar a ye n dɩk a korg n bobe, n yi n dɩk Kasugrtẽng sore. A ka yã n zãage, a sega a zoa a ye, a Yũuga. T'a Yũug sok-a:- Nobila, fo na n taa yɛ?- M dabda Kasugrtẽng n na n tɩ sok m samde.- M wa yãag-fo?- M paam dẽ, m nonga.La a Yũug lebga supĩim, t’a Nobil dɩk-a n sagl a korgẽ wã.A sẽn tar kẽn n tar kẽnã, a yãa a Webaaga. T'a Webaag sok-a:- Nobila, fo rabda yɛ ne yibeoog pĩnd woto?- M dabd n na n tɩ soka m samde.- M wa yãag-fo?- Yãagr na tõdge?

A Webaag lebga ka-beelle, t’a Nobil rɩk yẽ me n ning a korgẽ wã.Kell n yɩɩ woto t'a Nobil paam a Gɩgemd ne a Yẽsga, la a Wobgo, tɩ b na n yãag-a t'a tɩ sok a samdã.
A Nobil taa na-yirã ne zaab-lalanga, tɩ b reeg-a sãando, t'a yã a koɛɛgã n togse. A Wilgame bala, t’a wat n na n soka a ma samdã. La mikame tɩ naab meng ra ka be yir ye. B ra toga sore. La nebã yeela sãanã tɩ sẽn ya woto wã, bɩ a kul la a bao raar n lebg n wa. Neb kẽer meng sagl-a lame t'a sã n tara yam, bɩ a zoe tao-tao n yi tẽngã tɩ nan maasa, la a ra le wa ye. Ka rẽ, bũmb ning sẽn wa n paam-a, yẽ n bao. La a Nobil yeelame tɩ yẽ sẽn wa woto wã, sã n pa samdã n kɩse, yẽ pa yit tẽngã ye.

Zĩig sẽn sobge, tɩ sagb rɩ n sa, b kõo a Nobil doogo. Nebã yaool n zemsa taaba, n kɩt tɩ b yõg no-ra-bɛda, n tɩ ning roogẽ wã, n naag a Nobila.B ra tagsdame tɩ woto, no-raadã na n tab-a lame n kʋ, tɩ b paam b menga. La a Nobil sẽn yã no-raadã, a yeelame :- M zoa a bõe n na n wa sõng-ma?Tao bala, supĩimã le lebga yũuga, n kʋ no-raadã fãa. Beoog sẽn vẽege, a Nobĩl yiime n baood koom n na n widg a nenga. B sẽn lɩk a rooge wã, bõe la wã? No-ra-kɩɩmse.La nebã ninga b yamẽ wã tɩ rẽ ka yell ye. B na n baoo rabaar a to.
Yʋng ning sẽn pʋgdã, b baoo bʋʋs n wa naagi a Nobila. Beoong sẽn vẽege, a Nobil le yiime n yasẽ. Ba a fɩ ka maan-a ye, tɩ bʋʋsã yaool n vɩlem n dʋrẽ, kɩɩms zãnga. Mik a Nobil boola a zoa a Webaaga, t'a yi korgẽ wã n kʋ bʋʋsã, n tol n tʋk bʋ-talg n loog ne.

Rabeem sɩng n na n kẽe na-yirã rãmba. La b ra ket n wẽendame bala, tɩ bãmb sẽn kʋ a Nobil n be. Yɩɩ woto tɩ b bao lolse, lol-bɛda, lols sẽn sɩd pid lols zĩigẽ, n wa naag a Nobil n page. B ra yetame tɩ masã yẽ, b na paam b menga. Lolsã na tab bõn-yoogã t'a ki.
La beoog sẽn le vẽege, a Nobil n yase, n pẽed n baood mogdo, n na n sok a noore. Lolsã fãa ra kiime n gãe ralem-ralma. A Nobil zoa a Gɩgemd n tʋm woto. La na-yir dãmb n tõe n wʋm yel-kãngã võore? Naab kug-zĩidbã põos bedgame, tɩ ned fãa zĩ ne pelen-yɩk la yɩɩre. B yeelame tɩ yellã sẽn dabd zĩig ningã, rẽndame tɩ b gũ naab menga.

Naab sɩd wa n yii b so-toakã n wa, tɩ b togs-b yɛl nins fãa sẽn maanã. La naabã yeelame tɩ yellã welgr yaool n pa toog boto ye. B kɩtame tɩ b wa ne kazʋy laaga, kazẽeg laaga, baning laaga, mui laaga, kamaan laaga, sĩin laaga, sũm laaga, nangur-n-bɛɛl laaga, bɛng laaga, tɩ b naag fãa n kalme, n tall n tɩ kɩs a Nobila. Naab yaool n yeel-a lame :- Ade : mam tara fo ma samde. Samdã yaa bõn-koodr buud a wae. Bõn-koodr buud a wae me la woto. Mam datame tɩ ka la beoog yibeoogo, bɩ f bak bõn-koodr fãa ne a to. Fo sã n tõog n maan dẽ, mam yaooda samdã. La f sã n pa tõoge, fo ki yã.

Sã n yaa ne naabã, ra yaa vẽeneg t’a Nobil ka na n tõog n bak bõn-koodr buud ne a to ye.Yãmb me ges wɛ, dũni rãmba! Sã n pa wẽnem yaa, ãnd n tõe n tʋm tʋʋmd a woto yʋn-yɛnga,rẽ me, likẽ? Yãoã pa bẽdgo? La ayo. A Nobil kẽe a roogẽ wã n le yeele :- Yaa m zoa a bõe n na n zoe n wa sõng maam?

Tao wa m noor n yeelã t’a Yẽsg waame, t'a Nobil wilg-a a zu-loɛɛgã. T’a Yẽsg yet tɩ yẽ welg yɛl sẽn yɩɩd wã. A boola a saam-biisã, n mik tɩ rẽ pa na n sek ye. T’a bool a yɛs-rãmbã, salensaasã.

Tɩ bãmb me bool b zo-rãmba, gũyã la goetrgoeesã. Tɩ b fãa zoe n wa. Haya! Yaa tʋʋm bala : salensaasã tʋʋmd yaa sĩinã balgre; tɩ yẽsã yaa baningã; tɩ gũurã wʋkd kazẽegã. Beoogã ne a vẽegã, rẽ tɩ yellã manegame.

Naabã sẽn tʋm tɩ b n gese a Nobĩl maana wãn ne tʋʋmdã, b tɩ mikame tɩ bõn-koodr buudã fãa baka ne a to, n dʋr toore. Sasa-kãngã, rabeem kẽe naabã ne a nebã, tɩ b yik tao, n bao koodã n kɩs-a.

La b ra ket n tẽedame t’a Nobil nan keta yell pʋgẽ : ãnd n na n sõng-a n dɩk a zɩɩbã? La yel-pakr kae tɩ zo-ramb beẽ wɛ. A Nobil basame tɩ nebã fãa kẽ gãaga, t’a bool a zoa a Wobg t’a wa yi korgẽ wã, n sõng-a n tʋk a zɩɩbã. A taa yir t’a ma sũur ya noog zuddd, t’a na n sond-a :Kõa, kõa!

M doell a Nobila!
Fɩʋʋ, fɩʋʋ n dok yãnde!
Naab na mak m yell n konge!
Na teeg zood n tɩlg yãnde!
Kẽnde, m doelle!

Ad zood sɩd nooma. Sã n pa Wẽnd la zood yĩng, yaa, a Nobil tũudẽ-la saag bɩ seobg n tɩ sok sam-kãngã?
Bɩ Wẽnd na yalg d zood ne taaba.

Conte en mooré

06/09/2022

Parlons de mon village Zorgo aujourd'hui....................................................................................... 𝐃 𝐊𝐚𝐛𝐬𝐝𝐚 𝐌𝐨𝐨𝐠-𝐙𝐮𝐠𝐬𝐨𝐚𝐛𝐚 𝐁ã𝐨𝐨𝐠𝐨, 𝐜𝐡𝐞𝐟 𝐬𝐮𝐩é𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐯𝐢𝐧𝐜𝐞𝐬 𝐌𝐨𝐨𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐖𝐨𝐠𝐝𝐠𝐨 ;

𝐃 𝐩ʋʋ𝐬𝐚 𝐌𝐞𝐠𝐞 𝐍𝐚𝐚𝐛𝐚 𝐒𝐚𝐚𝐠𝐚, 𝐝𝐨𝐲𝐞𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐡𝐞𝐟𝐬 𝐭𝐫𝐚𝐝𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐬 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐆ã𝐧𝐳𝐮𝐫𝐠𝐮;

𝐃 𝐬ã 𝐧 𝐲ɩ 𝐛𝐞𝐞𝐧𝐞, 𝐝 𝐧𝐚 𝐭𝐚 𝐙𝐨𝐫𝐠 𝐍𝐚𝐲𝐢𝐫𝐢 𝐧 𝐭ɩ 𝐩ʋʋ𝐬𝐚 𝐚 𝐍𝐚-𝐩𝐚𝐠𝐚 𝐌𝐚𝐫𝐢 𝐛𝐢𝐢𝐠𝐚 𝐚 𝐒𝐚𝐧𝐞𝐦, 𝐥𝐚 𝐝 𝐛õ𝐨𝐬 𝐬𝐨𝐫 𝐧 𝐩𝐚𝐚𝐦 𝐧 𝐠𝐨𝐦 𝐦 𝐬ã𝐚𝐛𝐚 𝐚 𝐓𝐢𝐫𝐤ʋʋ𝐦 𝐭ẽ𝐧𝐠 𝐲𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐧 𝐠𝐨𝐦 𝐙𝐨𝐫𝐠 𝐛ã𝐧𝐞𝐦𝐛ã𝐚𝐝 𝐲ã𝐦𝐛 𝐤ʋɩ𝐥𝐠 𝐲𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐧 𝐠𝐨𝐦 𝐓ã𝐧 𝐛𝐢𝐬𝐫 𝐤õ𝐧 𝐲ẽ𝐛𝐠 𝐥𝐚𝐥𝐠 𝐲𝐞𝐥𝐥𝐞, 𝐝 𝐧𝐚 𝐠𝐨𝐦𝐚 𝐙𝐨𝐫𝐠 𝐍𝐚𝐤𝐨𝐦𝐛𝐬 𝐦𝐞 𝐬ẽ 𝐭ɩ𝐝 𝐫𝐨𝐠𝐦 𝐧𝐞 𝐧𝐚𝐤𝐨𝐦-𝐝𝐨𝐭𝐚 𝐭𝐚𝐚𝐛 𝐬ẽ𝐧 𝐛𝐞 𝐆ã𝐧𝐳𝐮𝐫𝐠 𝐩ʋ𝐠ẽ.

Sauf erreur ou omission, suivons :

De prime abord, je rappelle que Zorg est le chef lieu de la province du Gãnzurgu, région du plateau central. Elle se situe à environ 110 km à l'Est de Wogdgo en longeant la route nationale numéro 4 (RN4). La province tire son nom d'un village qui s'appelle Gãnzurgu et qui se trouve à Tãngẽ (Mege). Ainsi, tous les ressortissants de la province sont appelés des Gãnzirsi.

Toujours dans la dynamique d'élargir son royaume à travers des fiefs commandés par ses enfants, trois fils du Moogo Naaba Kʋʋda en provenance de Sapõne arrivèrent dans l'actuel Gãnzurgu. Le frère cadet s'installa à Needgo et fonda son commandement. Le frère aîné et le benjamin arrivèrent à Bando, localité située juste à l'entrée de Zorgo en provenance de Wogdgo.

Les autochtones ayant remarqué la présence des deux princes envoyèrent des émissaires au près de sa Majesté Pãng-Soaba Kʋʋda pour avoir la confirmation s'il s'agissait réellement de ses enfants et quelle altitude tenir à leurs égards.

Les émissaires retournèrent donc à Bando avec la confirmation qu'il s'agissait bel et bien des enfants de sa Majesté le Moogo Naaba Kʋʋda et que celui-ci les aient ordonnés de leur trouver des terres.

Si l'on fait une pause à partir de là, on peut se poser plusieurs questions : Qui sont les autochtones de Bando ? Sont ils des Nakombse? Si oui, de quelle lignée ? Si non, sont ils des Yõayõaase? des Nininsi? des Sãaba ? Des Tãnsoaba ? Pour trouver des éléments de réponses sur l'identité des autochtones de Bando, je ferai une publication dès que j'aurai des informations.

Pour revenir dans notre sujet, c'est ainsi qu'une localité fut trouvée pour l'aîné. Celui-ci fonda le commandement de Zorgo. Cette localité prit pour nom Tirkʋʋm qui est d'ailleurs le prénom du fondateur de Zorgo.

L'autre frère trouva gain de cause aux environs d'une vingtaine de kilomètres au Sud de Zorgo et fonda sa chefferie, le commandement de Zʋngu. Je rappelle également que le Moogo Naaba Kʋʋda à reigner à Sapõne. Stratégiquement, les commandements de Needgo, Budri, Zorgo, Zʋngu sont une sorte de muraille et de barricade pour contrer toute invasion de l'ennemi pouvant passer par lesdites localités pour atteindre Sapõne.

Quand au sens de Zorgo, en dépit de ce qu'on trouve sur Wikipédia, interrogé sur la signification de Zorgo par le Faso.net, l'ex Maire de Zorgo, Jacques Tʋkmnoogo Kaboore répond : « Selon les vieilles personnes, le nom "Zorgo" signifie littéralement "ça produit en abondance ». En effet quand les premiers habitants sont arrivés, ils ont élu domicile à un endroit qu'on appelle Tirkum, vers la résidence du Haut Commissaire. A cet endroit, il y'avait des baobabs qui ont, la même année, produit en masse ; les fruits étaient suspendus partout. C'est ce qu'on appele en Mooré "Zorame", c'est à dire abondance ». Fin de citation. Cependant, il ne faut pas confondre les autochtones de Bando et les premiers habitants de Zorgo qui sont de Tirkum.

Pour revenir un peu plus sur la localité Tirkum, Elle se trouve à quelques encablures de l'actuel cour royale de Zorgo et près de la résidence du Haut Commissaire de la province du Gãnzurgu. Pour ceux qui ont déjà participé au Nabasga de Zorgo, le parcours de l'itinéraire du rite sacrificiel qu'effectue le chef accompagné de ses ministres, épouses, notables et bien d'autres chefs rode autour de ladite localité.

Principe de fonctionnement du commandement royal de Zorgo :

Zorgo est un canton du royaume de Wogdgo. De ce fait, le chef de Zorgo est choisi et intronisé par sa Majesté le Moogo Naaba. Dans l'exercice de son sacerdoce royal, le chef de Zorgo est assisté par une cour forte de plusieurs membres (liste non exhaustive) : 👇

👉 Le Tẽn-soaba (doyen) ;
👉 Le Wiidi Naaba ;
👉 Le Gungẽ Naaba ;
👉 Le Balm Naaba ;
👉 Le Pĩisi Naaba ;
👉 Le Tom Naaba ;
👉 Le Dapoe Naaba ;
👉 Le Daag-Naaba ;
👉 Le Dag-noy Naaba ;
👉 Le Zuluk Naaba ;
👉 Le Yak-Naaba ;
👉 Le Poe Naaba.

Quels sont les liens de famille entre les Nakombse de Zorgo et les autres Nakombse dans le Gãnzurgu :

Dans le Gãnzurgu, les chefs de Zorgo, Needgo, Zʋngu, Tãn-miidu, Rakongo sont tous des enfants du Moogo Naaba Kʋʋda confère le cantateur Zugnazagmda. Il explique egalement que Budri fut fondé par un fils de Naaba Kʋʋda et que c'est suite à un conflit de chefferie au temps du règne du Moogo Naaba Kutu que celui-ci choisi un de ses fils pour être chef de Budri et dès lors la dynastie royale de Budri appartient à ce clan. Le chef de Tanghin (Mege) et le Moogo Naaba Kʋʋda sont tous des fils du Moogo Naaba Kumdumye, celui de Tãngẽ étant le pétit frère. Cela veut tout simplement dire que tous les chefs qui descendent de Kʋʋda dans le Gãnzurgu ont pour oncle direct le chef de Tãngẽ. Alors quand on parle de ces localités dans le Gãnzurgu, on parle du même langage et de la même famille. Que c'est beau les liens de famille !

Zorgo et ses valeurs historiques, culturelles, traditionnelles, touristiques et artistiques : 👇

👉Le Nabasga de Zorgo : C'est une fête coutumière célébrée chaque année et qui consiste en un rituel de sacrifice pour remercier les ancêtres pour la saison écoulée et implorer leur bénédiction pour celle qui commence. C'est une grande occasion pour les ressortissants à l'intérieur et à l'extérieur du pays de se retrouver et de passer des moments fraternels et ou amicaux ensemble. C'est une fête qui fait voyager le nom de Zorgo.

Du Basga naîtra un grand festival, le village du Basga. Un festival tradi-moderne qui n'est plus a présenter car de part des émissions passées, l'on a déjà vu prester presque tous les grands artistes du Burkĩna n'en parlons pas des artistes juniors. C'est un festival qui regroupe plus de 20.000 festivaliers chaque année. C'est également un festival propulseur des artistes débutants. C'est l'occasion pour moi ici de rendre un hommage au promoteur du village de Basga qui est monsieur Luc Noundia Kaboore ;

👉Le Warba : C'est une danse plus connue et et répandue en milieu Moaaga. C'est l'une des identités du Gãnzurgu.
Du Warba naîtra le festival Warba du Gãnzurgu qui se tient chaque deux ans et est organisé par l'association Génération Montante pour le Développement du Gãnzurgu. Ce festival vise à promouvoir la danse et la culture du Warba ;

👉Le musée du Warba : Il conserve et expose des instruments de musique, des accoutrements de danse, des tableaux de peinture produits dans le cadre du festival du Warba ;

👉Le festival international des rythmes et traditions dont son promoteur est Issaka Wed-raoogo plus connu sous le nom de Zugnazagmda est l'une des figures emblématique de la musique traditionnelle Burkĩnabè. Ce festival vise à promouvoir la musique traditionnelle Burkinabè et faire d'elle un facteur de cohésion sociale et un vecteur impératif aux actions de développement du Burkĩna Faso. Il se tient chaque deux ans à Zorgo ;

👉L'espace culturel Naaba Bulga de Zorgo : Situé à l'entrée de la cour royale, cet espace vise à contribuer à la promotion et au développement de l’art et des métiers de la culture du pays. Son promoteur est Naba Sanem, actuel chef de Zorgo. Toujours dans la même vision, un projet de construction d'un musée pour converser l'histoire de Zorgo et de toute la région est en cours ;

👉Le mont Zõng-Pĩiga : C'est une colline granitique qui est une pôle d'attraction pour les touristes et les amoureux de la nature. Son sommet offre une vue panoramique des localités environnantes. Sur le pied et le sommet de la colline se trouvent des scruptures en bronze ;

👉Le crapaud : C'est également une des identités du Gãnzurgu. De la viande du crapaud, on obtient la meilleure soupe au monde.

Les ressortissants de Zorgo jouent la parenté à plaisenterie (facteur de paix et de cohésion sociale intra et extra communautaire) avec ceux de Kugpeela et également avec d'autres peuples :

C'est ainsi que ceux de Kugpeela se cachent pour consommer le crapaud et ses derives suivant un schéma bien précis. En quittant Kugpeela pour Wogdgo, ils font escale à Saapaga et payent le kilichi de crapaud. Ils se cachent et dégustent ça tranquillement pour ne pas être attrapés par VAR.

Arrivées à Zorgo chez leurs maîtres, ils font escale encore, nous donnent des allégeances et profitent encore consommer la soupe divine du crapaud.

Après ça, ils font escale à Mogteedo et payent les brochettes de crapaud et en consomment jusqu'à Kugri. A Kugri, dernière étape avant de quitter le Gãnzurgu, ils payent encore la viande de crapaud pour venir terminer leurs aventures à Wogdgo.

Ils ont compris le mystère qui se cache derrière le crapaud au détriment du goyave qui rend arrogant, haineux et agressif.
Les gars de Kugpeela n'ont rien de bon sauf Floby et même ça, c'est parce que Zorgo est son Yaab-yiri. Quand Floby chante, il ne cesse de dire Zorgo....et il sait pourquoi.

Prochaine publication : Publication officielle des ressortissants de Kugpeela naturalisés Zorgolais par son excellence Naaba Sanem de Zorgo et mise en ligne du formulaire de demande de naturalisation pour les éventuels candidats.

NB : L'on peut retenir que Naaba Tirkʋm est le fondateur de la dynastie royale de Zorgho et que l'actuel chef est sa Majesté Naaba Sanem. L'on peut retenir également que c'est une localité qui s'efforce de promouvoir la culture Moaaga dans son ensemble.

✍️ Anatole Sandaogo Kaboré
Transcription en mooré : Robert Kɩswẽndsɩda Kaboogde

Adresse

Ouagadougou

Téléphone

+22676517859

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