08/18/2026
🏡 Le marché ralentit. Les prix, eux, résistent.
C’est probablement le paradoxe immobilier le plus intéressant du moment.
Au Canada, les ventes résidentielles ont reculé de 5,3 % sur un an en juillet, pendant que l’indice des prix MLS diminuait de 3,3 %.
Mais au Québec, le scénario est plus nuancé.
Les transactions ralentissent. L’inventaire augmente. Les propriétés restent parfois plus longtemps sur le marché. Pourtant, les prix ne corrigent pas franchement.
À Montréal, par exemple, les ventes ont diminué pour un cinquième mois consécutif, alors que le nombre de propriétés à vendre a progressé de 17 % sur un an.
Et malgré ce contexte :
🏠 Maisons : +4 %
🏢 Condos : +2 %
🏘️ Plex : +6 %
C’est là que le marché devient intéressant.
Pendant plusieurs années, le principal problème des acheteurs était de réussir à entrer dans la course : peu d’inventaire, beaucoup de concurrence, décisions rapides et surenchères fréquentes.
Aujourd’hui, le rapport de force commence à bouger.
Les acheteurs retrouvent davantage de choix et parfois plus de marge pour négocier. Les vendeurs, de leur côté, ne peuvent plus automatiquement compter sur une vente rapide simplement parce qu’une propriété est mise sur le marché.
Mais il faut éviter une conclusion trop rapide :
plus de propriétés à vendre ne veut pas nécessairement dire des propriétés moins chères.
Selon les prévisions de l’APCIQ, les ventes pourraient diminuer d’environ 6 % au Québec en 2026, alors que le prix médian des maisons unifamiliales continuerait malgré tout de progresser d’environ 5 %.
Autrement dit, nous pourrions entrer dans une période où le volume des transactions baisse avant que les prix ne réagissent réellement.
Et c’est probablement là que se situe le vrai débat.
Est-ce que le marché québécois est simplement en train de retrouver un équilibre plus sain après plusieurs années de forte pression?
Ou est-ce seulement une période de transition avant une correction plus importante des prix?
👇 Selon vous, si l’inventaire continue d’augmenter et que les ventes ralentissent, combien de temps les prix pourront-ils encore résister?
Sources : Association canadienne de l’immobilier (ACI), APCIQ/Centris, Journal de Montréal, août 2026.