12/06/2023
Deux immeubles de l’Imperial To***co vendus
Par Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est
|6 décembre 2023
À vendre depuis près de deux ans, deux immeubles de l’ancien complexe industriel de l’Imperial To***co, à Granby, ont changé de mains. Séduit par le «look grandiose» de l’endroit, le promoteur montréalais Marcel-Benyamin Eisenbruk s’en est porté acquéreur. Il prévoit poursuivre les rénovations entreprises par le précédent propriétaire, Pierre Laflamme.
«On a découvert l’endroit en mars 2023, a expliqué mardi M. Eisenbruk en entrevue à La Voix de l’Est. On a fait une visite secrète sur place en prétendant qu’on était des locataires potentiels. Et on est tombés en amour avec l’immeuble. On s’est dit: il faut aller de l’avant.»
Les bâtiments situés au 160-164 rue Cowie, ainsi qu’au 166 rue Cowie, sont visés par la transaction récemment notariée. Les détails de l’achat ne sont pas connus, mais le prix de vente avait été fixé à 7,3 millions $.
Propriétaire d’autres immeubles «hors Montréal», Marcel-Benyamin Eisenbruk affirme consulter sa conjointe lorsqu’il planche sur des acquisitions. Et cette fois-ci n’a pas fait exception. «C’était unanime, laisse-t-il tomber. Elle n’avait pas d’arguments (contre l’achat).»
Ayant oeuvré au sein des Forces armées canadiennes et dans le secteur bancaire, le promoteur montréalais est à la barre de la société Winston Holdings. «On veut s’intégrer dans la communauté à Granby, comme Pierre (le précédent propriétaire) l’a fait», dit-il.
«On n’est pas une compagnie de Montréal qui va gérer ça à distance. On veut être présents dans le tissu social de Granby.»
— Marcel-Benyamin Eisenbruk
Investissements à venir
Pour l’heure, les immeubles, reliés par une passerelle d’allure industrielle, comptent environ 80 locataires, issus de différents milieux: artistique, commercial et industriel léger. La transaction ne change rien pour eux. M. Eisenbruk a d’ailleurs l’intention de les sonder, voire de les rencontrer individuellement, afin de connaître leurs besoins et développer une relation plus personnelle.
«On veut que ça reste un hub, que ce soit pour l’industriel léger ou les start-ups, dit-il. On a toutes les grandeurs de locaux. (...) On veut créer un écosystème, comme partout où on donne une deuxième vie à des immeubles comme ça.»
Estimant avoir un «joyau» entre les mains, le nouveau propriétaire, qui compare l’endroit au Château St-Ambroise, à Montréal, a par ailleurs l’intention d’investir «quelques millions de dollars» dans les immeubles pour poursuivre les rénovations entreprises au cours des dernières années par Pierre Laflamme.
Le bon acheteur
S’étant porté acquéreur des bâtiments en 2010, Pierre Laflamme avait affirmé, lors de leur mise en vente, ne pas être pressé et attendre le bon acheteur.
«Lors de mon acquisition, l’immeuble avait besoin de beaucoup d’amour. De la passion, il en a fallu afin de relever les défis inhérents à ce majestueux immeuble : changement de fenêtres, création de nouveaux espaces locatifs, modification du système de chauffage, et tellement d’autres projets», a récemment commenté M. Laflamme sur les réseaux sociaux.
«Marcel-Benyamin, un homme passionné et amoureux de l’architecture et de l’histoire, va assurer la pérennité de notre immeuble, ajoute-t-il. Je demeure persuadé qu’il est l’homme de la situation. Il a su avec brio et ténacité se porter acquéreur de l’immeuble.»
Pour sa part, Pierre Laflamme entend désormais se consacrer au projet résidentiel Haus-Natur, à Granby.