09/09/2026
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Plus de pancartes « à vendre »… mais pas encore de rabais généralisés.
Les acheteurs retrouvent un peu de pouvoir. Les vendeurs doivent revoir leurs attentes.
Le nombre de propriétés à vendre au Québec a bondi de 21 % en un an pour atteindre 42 276 en août, selon les données de l’APCIQ rapportées par Les Affaires.
Pendant ce temps, les ventes ralentissent. Entre janvier et août 2026, il s’est vendu près de 1 600 maisons unifamiliales et 2 000 copropriétés de moins que pendant la même période en 2025.
Mais attention : moins de ventes ne signifie pas automatiquement des prix plus bas.
En août, les prix médians au Québec demeuraient supérieurs à ceux de l’an dernier :
• Unifamiliales : 497 501 $ (+2 %).
• Copropriétés : 405 000 $ (+1 %).
• Plex : 715 500 $ (+11 %).
Ce qui change, c’est surtout le rapport de force.
Quand les propriétés s’accumulent, les acheteurs ont davantage de choix et peuvent prendre plus de temps pour comparer. Les vendeurs, eux, doivent composer avec une concurrence plus forte.
Pour les acheteurs, cela peut ouvrir la porte à une négociation sur le prix, les conditions ou la date d’occupation. Ça ne veut toutefois pas dire que les propriétés sont soudainement devenues abordables.
Pour les vendeurs, afficher un prix ambitieux en se fiant uniquement aux hausses des dernières années devient une stratégie plus risquée.
Et surtout, il n’existe pas un seul marché immobilier québécois. Dans l’agglomération de Québec, le prix médian des unifamiliales a reculé de 2 %, alors qu’il a bondi de 19 % en périphérie nord.
Le marché donne des signes de ralentissement. Pour parler d’une baisse généralisée des prix, il faudra davantage.
Source : Charles Poulin, Beaucoup plus de propriétés sur le marché, Les Affaires. Données de l’APCIQ pour août 2026.