07/28/2026
Plus de logements… mais les loyers continuent d’augmenter
Les logements neufs se multiplient, mais ils sont souvent trop chers pour répondre aux besoins des locataires.
Normalement, lorsqu’on construit davantage de logements, les prix devraient finir par diminuer.
C’est le principe simple économique de l’équilibre entre l’offre et la demande.
Au Québec, l’offre locative augmente et le taux d’inoccupation pourrait passer de 2,1 % en 2024 à 3,8 % en 2026, puis à 4,5 % en 2027.
On prévoit donc une inoccupation en hausse.
Pourtant, les loyers ne baissent pas vraiment.
Le problème, c’est que plusieurs nouveaux logements sont trop chers ou trop petits pour les ménages qui cherchent à se loger.
À Montréal, le taux d’inoccupation des appartements construits après 2015 atteignait déjà 5,6 %, comparativement à 3,1 % pour l’ensemble du marché.
Pendant ce temps, les logements plus anciens et plus abordables demeurent très recherchés, ce qui continue d’exercer une pression à la hausse sur leurs loyers.
Les coûts de construction ont également augmenté de 65,6 % entre 2019 et 2025, soit près de quatre fois plus rapidement que l’inflation générale. Les promoteurs doivent donc demander des loyers élevés pour rentabiliser leurs projets.
On commence tout de même à observer de légères baisses sur les loyers affichés des logements vacants à Montréal, Québec et Gatineau.
L’augmentation de l’offre semble donc commencer à produire ses effets, mais l’amélioration de l’abordabilité pourrait prendre encore plusieurs années.
Source : Alex Fontaine, Le Devoir, d’après une étude de Desjardins et les prévisions de la SCHL