08/12/2026
75 %.
C’est la proportion des plex vendus sans garantie légale cette année au Québec. La moyenne résidentielle, elle, est à 44 %.
En 2011, c’était 12 % toutes catégories confondues. Ce n’est plus une tendance, c’est devenu la norme.
Ce que je vois sur le terrain : des acheteurs signent « sans garantie légale » en pensant renoncer à un détail administratif. Trois précisions que presque personne ne fait :
1. Tu perds ton recours pour vice caché. Fissure de fondation, infiltration, drain effondré : c’est ta facture.
2. « Sans garantie de qualité » et « aux risques et périls de l’acheteur » ne sont pas la même chose. La deuxième formulation coupe aussi tes recours contre les anciens propriétaires dans la chaîne de titres. Le libellé exact change tout.
3. Ça ne protège pas un vendeur de mauvaise foi. S’il connaissait le vice et l’a caché, l’exclusion ne tient pas.
Refuser tous les immeubles sans garantie légale en 2026, c’est refuser 3 plex sur 4. Ce n’est pas une stratégie. Ça se compense autrement : inspection plus poussée, budget de contingence, ajustement au prix.
Tu magasines un plex cet automne? Écris-moi.
*APCIQ via Centris, Forum immobilier résidentiel du 4 juin 2026.