08/27/2026
Aujourd’hui, j’aimerais vous montrer ce que les photographies ne pouvaient pas raconter.
Car l’art a cette étrange particularité :
il ne se donne jamais entièrement au premier regard.
Une œuvre d’art peut laisser certains indifférents et bouleverser quelqu’un d’autre. Elle peut être admirée, questionnée, incomprise même. Et pourtant, elle demeure une œuvre d’art.
Parce que l’art n’est pas une vérité à laquelle tout le monde doit adhérer.
L’art est une rencontre.
Une rencontre entre une œuvre et le regard de celui qui la contemple.
Cette maison est de cette nature.
On peut y voir de la pierre, du bois, des fenêtres, des jardins, une architecture qui a traversé les siècles.
Ou l’on peut y voir quelque chose de plus difficile à définir :
une œuvre qui a été façonnée par le temps.
Depuis 1760, elle existe. Elle a changé de générations, de saisons, de regards. Elle a vu le monde se transformer autour d’elle sans jamais perdre ce qui la rend singulière.
Et peut-être est-ce cela, finalement, le plus beau dans l’art :
il ne cherche pas toujours à être aimé. Il demande simplement d’être regardé.
Alors, avant de chercher à comprendre cette maison, peut-être faut-il simplement prendre le temps de l’admirer.
De regarder la lumière.
Les lignes.
Les matières.
Le silence.
Le fleuve.
Les traces du temps.
Et de laisser chacun y trouver ce qu’il y voit.
Car une œuvre d’art n’appartient jamais complètement à celui qui la possède.
Elle appartient aussi à ceux qui savent encore prendre le temps de la regarder.
228, boulevard Marie-Victorin, Boucherville.
Une œuvre d’art. À chacun d’en faire sa propre interprétation.