10/07/2026
Perdre une maison pour 5 000 $ ou 10 000 $ : auriez-vous des regrets?
Hier, mes clients, qui sont de premiers acheteurs, ont dû se poser cette question.
La propriété avait suscité près d’une dizaine de visites en seulement trois jours et cinq promesses d’achat étaient sur la table. Une seule pouvait être retenue.
Leur offre ne l’a pas été.
Évidemment, j’aurais aimé leur annoncer une autre nouvelle. Mais cette expérience soulève une question essentielle pour tous les acheteurs : jusqu’où faut-il aller lorsqu’on sait que plusieurs personnes souhaitent la même maison?
Pour mes clients, tout était nouveau : la préqualification, l’analyse des documents, la visite, le choix des conditions, la décision du montant à offrir… puis cette pression supplémentaire lorsqu’on apprend que quatre autres acheteurs préparent eux aussi leur meilleure proposition.
Nous avions visité la propriété à la dernière minute, obtenu rapidement leur préqualification et préparé une offre sérieuse, accompagnée d’une lettre expliquant leur projet et leur motivation.
Mais lorsqu’un vendeur reçoit cinq offres, être motivé ne suffit pas toujours.
Il ne compare pas uniquement les prix proposés. Il peut également analyser :
— la solidité du financement;
— la mise de fonds;
— les conditions et leurs délais;
— la date d’occupation;
— les inclusions et les exclusions;
— ainsi que le niveau de certitude offert par chaque proposition.
Avant de déposer une offre en sachant que d’autres sont déjà sur la table, je pose donc deux questions importantes à mes acheteurs :
« Si vous offrez ce montant et que vous perdez la maison pour 5 000 $ ou 10 000 $ de plus, serez-vous en paix avec votre décision… ou risquez-vous de le regretter? »
Puis, la question inverse :
« Si vous augmentez votre offre et qu’elle est acceptée, serez-vous toujours à l’aise avec le prix et les paiements lorsque l’adrénaline sera retombée? »
Une différence de 5 000 $ ou 10 000 $ peut sembler énorme au moment de rédiger une offre. Pourtant, une fois répartie sur la durée du financement, elle peut parfois représenter une différence mensuelle beaucoup plus modeste — l’équivalent de quelques cafés par semaine, selon le taux, l’amortissement et la mise de fonds.
Mais ce calcul doit toujours être fait sérieusement.
Le but n’est pas d’offrir davantage à tout prix ni d’abandonner toutes ses protections simplement pour « gagner ».
Le but est de déterminer le montant maximal qu’on peut assumer sans regret dans les deux scénarios : si l’offre est refusée… et si elle est acceptée.
Dans une situation d’offres multiples, personne ne possède de boule de cristal. Même avec une excellente stratégie, une autre personne peut être prête à offrir davantage ou à accepter des conditions différentes.
Mon rôle consiste à expliquer les risques, à renforcer chaque élément de la promesse d’achat et à donner à mes clients les meilleures chances possible, sans laisser l’émotion décider à leur place.
Hier, mes clients n’ont pas obtenu cette maison.
Mais ils n’ont pas perdu leur jugement, leur sécurité financière ni la confiance que la bonne propriété finira par se présenter.
Une offre refusée n’est pas nécessairement une mauvaise offre.
Parfois, c’est simplement une offre responsable qui a rencontré une proposition plus avantageuse pour le vendeur.
Et maintenant? On analyse, on ajuste notre stratégie et on poursuit les recherches.
Parce que la prochaine maison devra être la bonne, pas seulement celle que nous aurons gagnée à tout prix. 🤍
Vous êtes de premiers acheteurs et la possibilité de vous retrouver en offres multiples vous inquiète? Écrivez-moi.
Je vous aiderai à vous préparer avant même de trouver la bonne propriété et à présenter une offre concurrentielle tout en protégeant votre budget, vos intérêts et votre tranquillité d’esprit.