Services Immobiliers Bernard Rodrigue

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Montréal a-t-elle abandonné les familles dans sa planification urbaine?
07/20/2026

Montréal a-t-elle abandonné les familles dans sa planification urbaine?

Depuis plus de 10 ans, nous démontrons notre expertise en immobilier pour les propriétés prestigieuses de la Rive-sud de Montréal. Nous connaissons le marché immobilier. Nos analyses nous permettent d'anticiper les tendances du marché immobilier. Pour vendre et acheter une maison ou un condo.

Fissures de fondation et rôle du courtierLe rôle d’un courtier immobilier face aux fissures de fondation est essentiel, ...
07/12/2026

Fissures de fondation et rôle du courtier

Le rôle d’un courtier immobilier face aux fissures de fondation est essentiel, particulièrement dans un marché où la transparence et la confiance influencent fortement une transaction. Lorsqu’une propriété présente des fissures, le courtier ne doit ni minimiser le problème ni dramatiser la situation. Son équilibre repose sur l’objectivité et l’intégrité professionnelle.

En présence de fissures de fondation, le courtier immobilier doit poser les bonnes questions : depuis quand la fissure est-elle apparue ? Évolue-t-elle ? S’agit-il d’une fissure superficielle, liée au retrait normal du béton, ou d’un signe plus sérieux révélant un mouvement structural ou une infiltration d’eau ? Son rôle consiste à informer les parties, à recommander l’intervention de spécialistes qualifiés et à encadrer les expertises nécessaires pour déterminer l’ampleur réelle de la problématique. Un courtier immobilier n’est pas un ingénieur et ne peut donner un avis professionnel motivé sur une fissure. Cette humilité professionnelle est précisément ce qui établit sa crédibilité auprès de ses clients.

Le courtier immobilier joue également un rôle crucial de divulgation légale et éthique. Dans une transaction immobilière, dissimuler une fissure connue peut entraîner des conséquences juridiques graves pour le vendeur et compromettre la relation de confiance avec l’acheteur. Il est donc préférable de documenter la situation de façon complète, de conserver tous les rapports d’inspection et de présenter les correctifs déjà effectués, le cas échéant. Cette approche transparente protège le vendeur sur le plan légal tout en donnant à l’acheteur une vision réaliste de l’état de l’immeuble, ce qui lui permet de prendre une décision éclairée.

Du côté de l’acheteur, le courtier agit comme conseiller avisé. Il l’aide à distinguer une problématique courante d’un risque majeur, puis à évaluer l’impact potentiel sur le prix d’achat, les conditions de transaction ou les travaux à prévoir. Une fissure n’est pas automatiquement un obstacle insurmontable à l’achat, mais elle exige une analyse sérieuse et documentée. Contrairement à la croyance populaire, elle ne devient pas nécessairement un levier de négociation du prix. Le vendeur conserve en effet la possibilité de faire réparer à ses frais par un expert, approuvé par les parties à la transaction. Pour ce qui est de l’acheteur, si la problématique est significative, il peut se retirer selon les termes et conditions prévus dans la promesse d’achat.

Enfin, un bon courtier immobilier adopte une posture de prudence et de professionnalisme. Il sait que la qualité de son accompagnement repose sur sa capacité à guider ses clients vers des décisions éclairées et responsables. Face aux fissures de fondation, il ne vend pas seulement une maison : il sécurise une transaction, réduit les risques de surprise et maintient la confiance entre les parties.

En somme, le courtier immobilier est un intermédiaire stratégique dont la valeur réside dans son encadrement rigoureux, transparent et compétent des situations complexes. Son rôle ne consiste pas à diagnostiquer les fissures, mais à les gérer avec professionnalisme afin de protéger efficacement les intérêts de tous.
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Vendre au bon moment : quand la maison familiale devient trop grandehttps://www.bernardrodrigue.com/blogue-immobilierLes...
06/22/2026

Vendre au bon moment : quand la maison familiale devient trop grande
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Les derniers baby-boomers célèbrent cette année leurs 65 ans. Selon Statistique Canada, plus de 20 % des Canadiens font désormais officiellement partie de la catégorie des aînés. Pour bien des propriétaires, cette étape de vie amène naturellement une réflexion importante : est-ce le bon moment pour envisager un logement plus petit, plus pratique et plus facile à gérer?

Il est tout à fait normal de se poser cette question sans vouloir se précipiter. Réduire la taille de son logement n’est pas une décision à prendre à la légère, mais lorsqu’elle est bien préparée, elle peut devenir une transition positive, rassurante et libératrice. Dans bien des cas, il ne s’agit pas seulement de vendre une propriété, mais de choisir un mode de vie plus simple, plus confortable et mieux adapté à ses besoins actuels et futurs.

Voici quatre signes qui peuvent vous aider à amorcer la réflexion, en toute tranquillité :

Votre maison est plus grande que ce dont vous avez réellement besoin.
Lorsque les enfants quittent le domicile familial, il arrive que certaines pièces soient beaucoup moins utilisées qu’avant. Une chambre d’amis, un sous-sol ou un bureau peuvent rester vides pendant de longues périodes. Même si cette situation est fréquente, elle peut aussi devenir lourde à gérer au quotidien. Un espace plus petit peut permettre de réduire les coûts, de simplifier l’entretien et de rendre la vie à la maison plus agréable.

L’entretien de la propriété vous demande plus d’énergie qu’avant.
Jardinage, déneigement, ménage, réparations, entretien général… ce qui était autrefois une routine normale peut devenir plus exigeant avec le temps. Si l’entretien de la maison vous cause davantage de fatigue ou de stress, cela ne veut pas dire que vous devez changer immédiatement, mais peut-être qu’il vaut la peine de réfléchir à un milieu de vie plus facile à entretenir. L’objectif est de vous aider à conserver votre énergie pour ce qui compte vraiment.

Votre maison n’est plus aussi pratique qu’elle l’était.
Les escaliers, les étages multiples ou certains aménagements peuvent devenir moins confortables avec les années. Beaucoup de propriétaires choisissent alors une maison de plain-pied, un condo ou une propriété plus accessible afin de préserver leur autonomie et leur sécurité le plus longtemps possible. Il existe aujourd’hui plusieurs options qui permettent de rester bien chez soi, sans compromis sur le confort.

Vos priorités ont changé.
Peut-être que la proximité de vos proches, des soins de santé, des commerces, des loisirs ou du transport en commun est maintenant plus importante qu’avant. C’est une évolution tout à fait naturelle. À cette étape de la vie, le bon logement est souvent celui qui soutient votre qualité de vie, simplifie vos déplacements et vous apporte une vraie tranquillité d’esprit.

Si vous commencez à penser à un futur déménagement, sachez qu’il n’est pas nécessaire de tout décider d’un coup. Au contraire, plus on s’y prend tôt, plus le processus devient serein. Trier ses biens graduellement, discuter avec ses proches de ce qui a une valeur sentimentale ou pratique, et prendre le temps de réfléchir à ses besoins futurs sont des gestes simples qui font une grande différence.

C’est aussi à ce moment qu’un accompagnement professionnel peut vous rassurer et vous aider à avancer à votre rythme. Une rencontre préparatoire permet de faire le point calmement sur votre situation, d’évaluer la valeur actuelle de votre propriété et de discuter des meilleures options selon vos objectifs. Dans certains cas, l’appui d’un spécialiste en home staging peut aussi être très utile : quelques ajustements bien pensés peuvent mettre en valeur votre maison, tout en respectant son cachet et son histoire.

En tant qu'expert en immobilier, mon rôle est de vous accompagner avec respect, écoute et transparence. Mon objectif est de vous aider à prendre des décisions éclairées, sans pression, en tenant compte de votre réalité et de vos priorités. Si vous commencez à envisager la suite, une conversation simple et sans engagement peut être un excellent premier pas. Bien préparée, cette transition peut se faire en douceur, au bon moment et dans les meilleures conditions.

Sources :
Statistiques Canada (2026)

06/15/2026

Depuis plus de 10 ans, nous démontrons notre expertise en immobilier pour les propriétés prestigieuses de la Rive-sud de Montréal. Nous connaissons le marché immobilier. Nos analyses nous permettent d'anticiper les tendances du marché immobilier. Pour vendre et acheter une maison ou un condo.

https://www.bernardrodrigue.com/blogue-immobilierClôtures de piscine : la fin des droits acquis et l’erreur de croire qu...
06/07/2026

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Clôtures de piscine : la fin des droits acquis et l’erreur de croire qu’enterrer sa piscine règle tout

On peut discuter des coûts, de la façon dont les inspecteurs appliquent le règlement ou de la rigidité de certaines municipalités. On peut aussi juger que la réglementation est imparfaite, qu’elle s’adapte mal à certains terrains ou qu’elle impose des dépenses importantes. Ces critiques sont recevables. En revanche, enterrer sa piscine pour éviter d’installer une clôture n’est pas une solution sensée.

Depuis le 30 septembre 2025, le sursis est terminé. Le Règlement sur la sécurité des piscines résidentielles exige maintenant que toutes les installations construites avant novembre 2010 soient conformes aux normes en vigueur. Autrement dit, l’époque où plusieurs propriétaires pouvaient invoquer leurs droits acquis pour éviter de clôturer leur piscine est bel et bien terminée. Partout au Québec, des propriétaires reçoivent des avis d’inspection, et la nouvelle passe mal dans certains cas.

Ce que la loi exige concrètement
Ce que la réglementation exige est assez clair. Toute piscine doit être entourée d’une enceinte qui limite l’accès. Cette enceinte doit mesurer au moins 1,2 mètre de hauteur, empêcher le passage d’un objet sphérique de 10 centimètres de diamètre et ne comporter aucun élément qui facilite l’escalade. Toute porte intégrée à cette enceinte doit être munie d’un dispositif de sécurité passif qui permet la fermeture et le verrouillage automatiques. Les haies, les arbustes et les aménagements paysagers, même denses, ne remplacent pas une enceinte conforme. En cas de non-respect, le propriétaire s’expose à une amende de 500 à 700 dollars, portée à 1 000 dollars en cas de récidive.

Pourquoi tant de résistance?
La résistance de certains propriétaires s’explique par plusieurs facteurs. Le premier est le coût. Dans un article récent, le journaliste Mathieu Boulay rapporte le cas d’une résidente de Sainte-Anne-des-Lacs dont la propriété, construite à flanc de montagne sur roc et béton armé, nécessiterait du dynamitage pour répondre aux exigences municipales. Dans une telle situation, les travaux peuvent coûter plusieurs milliers de dollars. La propriétaire affirme pourtant être favorable à la sécurité des piscines, mais elle juge l’exigence disproportionnée dans son cas et préfère contester une contravention si nécessaire plutôt que d’exécuter des travaux qu’elle estime excessifs.

Le deuxième facteur est le sentiment d’arbitraire. Lorsqu’une propriété est déjà entourée de structures solides qui rendent l’accès pratiquement impossible pour un jeune enfant, l’obligation d’ajouter une clôture autour du bassin peut sembler mal adaptée à la réalité du terrain. Le troisième facteur tient à l’application du règlement. Comme l’inspection est confiée aux municipalités, l’interprétation peut varier d’un endroit à l’autre. Cela alimente chez plusieurs citoyens un sentiment d’injustice, surtout lorsqu’ils ont l’impression d’être traités plus sévèrement que d’autres voisins dans une situation comparable.

Ces frustrations sont réelles. Cela dit, l’objectif de la réglementation demeure simple et difficile à contester. Les noyades d’enfants sont des drames évitables, et la clôture de piscine fait partie des mesures de prévention les plus efficaces. Quand il est question de sécurité des enfants, la marge de tolérance doit être très faible.

Enterrer sa piscine pour éviter l'installation d'une clôture est une fausse bonne idée
Sur le plan immobilier, une piscine creusée bien entretenue et conforme aux normes constitue souvent un atout réel dans une vente. Dans plusieurs secteurs de la Montérégie et du Grand Montréal, une cour arrière avec piscine peut faire la différence entre deux propriétés semblables. La supprimer revient à effacer un avantage concret pour éviter une dépense ponctuelle.

Sur le plan pratique, le comblement d’une piscine coûte aussi cher. Il faut retirer le bassin, remblayer correctement, stabiliser le terrain et remettre la cour en état. Dans bien des cas, cette facture dépasse celle d’une clôture réglementaire. À cela s’ajoutent les questions que se posera tout acheteur éventuel devant un terrain où une piscine a été comblée, notamment sur la stabilité du sol et l’historique de l’installation.

La photo ci-jointe illustre une piscine conforme, bien intégrée à son environnement et organisée de manière à faciliter le respect des règles de sécurité. Elle rappelle qu’une piscine peut rester un espace de plaisir sans devenir un risque inutile. Protéger un enfant de la noyade n’est pas une formalité administrative. C’est une responsabilité. La clôture n’est pas une punition imposée aux propriétaires, mais une barrière simple entre une soirée ordinaire et une tragédie irréparable.

Hypothèques légales : la dette silencieuse qui peut bloquer la vente de votre maisonSelon la base de données JLR de déce...
06/01/2026

Hypothèques légales : la dette silencieuse qui peut bloquer la vente de votre maison

Selon la base de données JLR de décembre 2025, le nombre d’hypothèques légales au Québec a augmenté de 20 % en un an seulement. Derrière ce chiffre, nous retrouvons des propriétaires pris par surprise, souvent à cause d'une dette qu'ils croyaient avoir réglée ou un avis de dette qu'ils avaient tout simplement ignorée.

Qu'est-ce qu'une hypothèque légale ?

En droit québécois, l'hypothèque est un droit réel accordé à un créancier sur un bien immobilier en garantie d'une obligation. Elle lui permet, si la dette n'est pas payée, de faire vendre le bien pour se rembourser, et ce, avant les autres créanciers.

Ce qui distingue l'hypothèque légale, c'est son origine : elle naît directement de la loi, sans acte notarié, sans contrat signé, sans consentement du propriétaire. Le Code civil du Québec la prévoit expressément aux articles 2724 et suivants. Elle n'est pas négociée. Elle est imposée. Une fois inscrite au registre foncier, elle s'attache à l'immeuble. Vendre ou refinancer devient impossible tant qu'elle n'est pas officiellement radiée.

Une hypothèque sans votre signature

Contrairement à l’hypothèque bancaire, l’hypothèque légale ne résulte d’aucune entente entre les parties. Elle naît automatiquement de certaines dettes impayées, d’un jugement rendu par le tribunal ou d’un droit expressément prévu par la loi au profit de certaines catégories de créanciers.

Le propriétaire n’est pas toujours informé au moment de l’inscription au Registre foncier du Québec. Il arrive même que ce soit le courtier immobilier qui en découvre l’existence, à quelques jours de la mise en marché d’une propriété.

Le courtier immobilier ne peut pas se prononcer sur la validité juridique d’une hypothèque légale ni négocier directement avec le créancier en vue d’en obtenir la radiation. Il peut toutefois expliquer à son client en quoi elle diffère d’une hypothèque conventionnelle (comme un prêt hypothécaire). Il peut aussi l’informer des conséquences possibles sur la transaction immobilière, notamment l’obligation de la déclarer dans la déclaration du vendeur, la nécessité éventuelle de la rembourser à même le produit de la vente, son impact sur le prix de vente ainsi que les délais additionnels qu’elle peut entraîner avant la conclusion de la transaction.

Qui peut l'inscrire sur votre propriété ?

Plusieurs créanciers disposent de ce droit. Un entrepreneur ou un sous-traitant impayé après des travaux de construction ou de rénovation. Un syndicat de copropriété lorsque des charges communes restent en souffrance. Les autorités fiscales pour des impôts ou des taxes non acquittés. Un créancier ayant obtenu un jugement en sa faveur. Dans tous ces cas, la dette cesse d'être personnelle : elle s'attache directement à votre maison.

Les situations les plus courantes

Les scénarios se ressemblent. Une facture contestée, jamais réglée formellement. Des travaux jugés incomplets par le propriétaire, mais pas par l'entrepreneur. Un avis fiscal reçu et mis de côté. Une entente verbale sans preuve écrite.

Pendant que le litige traîne, le délai légal court. Un entrepreneur a 30 jours après la fin de ses travaux pour publier son hypothèque. Passé ce délai, il perd son droit. Mais si l'inscription est faite dans les temps, elle demeure active même après une vente.

Des conséquences très concrètes

Une hypothèque légale ne se résume pas à un problème administratif. Elle peut faire échouer une vente, bloquer un refinancement, forcer une négociation en position de faiblesse. Elle s'accompagne souvent d'intérêts, de pénalités et de frais juridiques imprévus.

Une créance de quelques milliers de dollars suffit à paralyser une transaction de plusieurs centaines de milliers de dollars. L’acheteur peut se retirer. L'institution financière peut refuser de débourser les fonds. Et le vendeur se retrouve coincé, sans solution rapide.

Ce que beaucoup ignorent

Avoir payé verbalement ne suffit pas. S'être entendu à l'amiable non plus. Une hypothèque légale ne disparaît pas d'elle-même. Elle doit faire l'objet d'une mainlevée formelle et d'une radiation au registre foncier. Sans cette démarche, elle reste inscrite, et elle reste un problème.

Trois réflexes à adopter

Une vérification périodique du Registre foncier du Québec permet de détecter une inscription rapidement, surtout en présence d'un conflit non réglé.

Exigez une preuve écrite après chaque paiement. Une quittance signée et une confirmation de radiation sont les seules garanties valables.

Réagissez dès le premier avis légal. Ignorer une mise en demeure accélère l'inscription et complique sa levée. Plus vous agissez tôt, plus vous conservez le contrôle du dossier.

En immobilier, les dettes qu'on laisse traîner finissent toujours par s'inscrire quelque part.

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05/19/2026

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Crédit d’impôt ou vraie réforme sur la taxe de bienvenue? Les droits de mutation doivent être repensés.L’annonce d’un cr...
04/25/2026

Crédit d’impôt ou vraie réforme sur la taxe de bienvenue? Les droits de mutation doivent être repensés.

L’annonce d’un crédit d’impôt remboursable pour réduire les droits de mutation payés par les premiers acheteurs est, à première vue, une mesure attrayante. Qui ne souhaiterait pas alléger, au moment de l’achat, un coût souvent perçu comme un obstacle de plus à l’accès à la propriété? Jusqu’à 5 875 dollars, avec une rétroactivité au 1er janvier 2026 et des versements prévus dès l’automne 2026, la cible est claire: aider les ménages qui entrent sur le marché immobilier pour la première fois.

Mais il faut regarder au delà du geste ponctuel. Les droits de mutation, qu’on appelle parfois taxe de bienvenue, sont certes justifiés par la volonté de financer les municipalités au moment où un immeuble change de propriétaire. Or, le problème n’est pas seulement le montant. Le problème est la logique même du financement. On transforme un événement privé, l’achat d’une résidence, en occasion de prélever une charge significative qui se répercute sur les ménages, puis on la qualifie d’effort pour soutenir les services municipaux. Au bout du compte, ce mécanisme agit comme un impôt sur l’accès, et il touche plus durement ceux qui n’ont pas encore accumulé de patrimoine.

Le crédit annoncé vient atténuer les effets de cette structure, mais il ne la remet pas en cause. Il s’agit d’un amortisseur, pas d’une réforme. On calcule un remboursement selon des paliers, on plafonne l’aide, et on fixe une limite de valeur de la propriété, ce qui indique clairement qu’on tente de cibler, tout en maintenant le système intact. C’est une approche qui peut soulager des familles, mais qui ne traite pas le déséquilibre de fond. Tant que les droits de mutation demeurent tributaires du volume des transactions, la pression retombe sur ceux qui viennent d’acheter, pas sur l’ensemble des contribuables de façon équitable et prévisible.

Il y a aussi une question de courage politique. Les municipalités ont la responsabilité de gérer leurs finances et de déterminer les sources de revenus qui permettront d’offrir les services essentiels. Plutôt que d’assumer pleinement un principe plus cohérent, celui du payeur selon l’usage et la capacité, on continue de financer des dépenses publiques par une redevance liée à la mutation immobilière. On coupe parfois des rubans en ajoutant des mesures d’allégement, puis on referme le dossier sans revoir les causes. Cela crée l’impression de mouvement, alors que la mécanique demeure la même.

L’enjeu, ultimement, est la cohérence. Si l’on souhaite réellement favoriser l’accès à la propriété, il faut aussi se demander pourquoi l’entrée sur le marché coûte aussi cher, et pourquoi la charge est concentrée sur les mêmes personnes au moment le plus difficile. Une politique publique digne de ce nom devrait réduire la barrière à l’achat tout en préparant une transition vers un financement plus juste, plus stable et moins dépendant d’un acte privé.

Alors oui, le crédit d’impôt est une bonne nouvelle pour les ménages visés. Mais ce n’est qu’une réponse partielle à une question plus large. La véritable amélioration ne sera pas seulement dans le remboursement, elle sera dans la réforme de la structure qui rend cet achat si lourd dès le départ.

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