11/09/2025
En y regardant de plus près, on s’est vite aperçu que c’était une idée pas bonne du tout !
✒️ Le 28 septembre, nous allons voter sur la suppression de la valeur locative, cette valeur que tout propriétaire qui habite son logement est tenu d’ajouter dans ses revenus.
💡 Alors, est-ce une bonne idée ou une fausse, bonne idée ?
Si cette valeur locative devait être supprimée, elle engendrerait un sérieux déséquilibre ; en d’autres termes, l’état nous enlèverait d’une main un impôt qu’il nous ajouterait sous une autre forme de l’autre main. Donc derrière cette apparente rationalité se cachent de sérieux dangers pour les familles (propriétaires ou non), pour l’économie locale et pour la transition énergétique.
Pour mieux comprendre, voilà quelques exemples (il y en a d’autres) :
🔨 Fin des déductions pour l’entretien et la rénovation : un coup de frein écologique et économique.
- Résultat : moins de rénovations, des bâtiments vieillissants et un ralentissement de la transition écologique.
- Les propriétaires hésiteront à investir, et ce sont les artisans locaux qui en feront les frais.
💰 Hausse d’impôts en cas de taux hypothécaires élevés
- Avec des taux hypothécaires dépassant 3 %, ce qui n’a rien d’irréaliste, la suppression de la valeur locative signifie que les propriétaires devront payer davantage d’impôts, car ils ne pourront plus compenser leurs intérêts élevés.
- C’est donc une réforme qui fragilise directement les ménages endettés et qui crée une incertitude fiscale en période de hausse des taux.
💰 Une taxe sur les résidences secondaires qui risque d’être plus lourde que la valeur locative.
L’initiative prévoit de remplacer la valeur locative par une taxe sur les résidences secondaires. Mais rien ne garantit que cette taxe soit plus légère.
- Dans de nombreux cantons, elle pourrait même s’avérer plus élevée que la valeur locative actuelle.
Moins de commandes pour les artisans, plus de travail au noir.
En supprimant les déductions fiscales liées à l’entretien et aux rénovations, l’initiative fait chuter la demande pour des travaux officiels et déclarés.
- Les artisans locaux, qui dépendent largement de ces chantiers, verront leurs carnets de commande se vider.
- Dans le même temps, la tentation de recourir au travail au noir augmentera.
- Une telle dynamique met en péril non seulement les entreprises du bâtiment, mais aussi l’équité entre ceux qui respectent les règles et ceux qui les contournent.
- C’est une mesure qui touche en particulier les régions touristiques alpines, menaçant l’attractivité et la vitalité économique de ces cantons.
Alors ?
Cette réforme mal ficelée, est présentée comme une simplification. En réalité, elle est synonyme de pertes pour les familles, de ralentissement écologique, économique et de fragilisation de nos artisans.
☝ Pour préserver une fiscalité équilibrée, soutenir la transition énergétique et garantir un tissu économique local solide, il est essentiel de voter NON le 28 septembre 2025.
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