18/06/2026
SUISSE - RETROUVER L'ESPRIT QUI A FAIT SON SUCCÈS ?
Quand la bureaucratie étouffe la prospérité
Pendant des décennies, la Suisse a été le modèle économique par excellence. Un savant mélange de liberté entrepreneuriale, de stabilité institutionnelle, d'innovation et de pragmatisme qui en a fait une référence mondiale.
MAIS AUJOURD'HUI, CERTAINS SIGNAUX D'ALARME MÉRITENT QU'ON S'Y ARRÊTE.
Une étude Deloitte récemment relayée par 20 Minutes le montre, près d'un jeune de moins de 43 ans sur deux vit désormais à découvert entre deux salaires. Même les diplômés avec un emploi stable peinent à se loger. Plus inquiétant encore, les nouvelles générations affichent des ambitions professionnelles bien en dessous des moyennes internationales.
TOUT ÇA N'ARRIVE PAS PAR HASARD.
Depuis vingt ans, la paperasse, les normes et les procédures n'ont cessé de s'accumuler. Les projets mettent toujours plus de temps à voir le jour, les coûts explosent et la capacité à agir s'érode. Dans pas mal de secteurs, entreprendre, construire ou innover demande aujourd'hui une énergie f***e qui pourrait être bien mieux employée à créer de la valeur.
Ça pose une question fondamentale : comment un pays reste-t-il attractif quand se loger devient galère, que la vie coûte une fortune et que les perspectives se réduisent pour une partie des actifs ?
La Suisse a encore des atouts énormes : sa stabilité, ses compétences, son image à l'international. Mais rien n'est acquis pour toujours.
L'histoire économique nous apprend qu'un pays prospère quand il encourage l'initiative, accélère l'innovation et facilite la création de richesse. À l'inverse, quand la complexité administrative devient une fin en soi, on risque de voir les talents et les entrepreneurs aller développer leurs projets ailleurs.
LE VÉRITABLE ENJEU N'EST DONC PAS SEULEMENT ÉCONOMIQUE.
Il s'agit de redonner une perspective, une capacité d'action et un horizon aux jeunes générations. Parce que les talents ne choisissent pas juste un salaire. Ils choisissent aussi un projet de société, un cadre qui favorise l'innovation et la possibilité de construire quelque chose qui les dépasse.
LA QUESTION N'EST PLUS DE SAVOIR COMMENT ATTIRER LES TALENTS.
La question est de savoir si nous leur offrons encore suffisamment de raisons de venir, de rester et d'investir leur avenir en Suisse.
Malgré la richesse de la Suisse, de nombreux citoyens peinent à joindre les deux bouts, en particulier la génération Z et les millennials.