25/05/2020
Bouaké Fofana:
Je ne sais pas si « RADIO PDCI RDA » est un organe officiel du parti PDCI RDA que je respecte. Si oui, je recommande respectueusement au parti de demander à cette radio de faire preuve d’un minimum de professionnalisme.
Sinon, je tire la conclusion que RADIO PDCI RDA est juste un avatar du fameux « Collectif des Logements Coloniaux de Côte d’Ivoire ».
Pour le reste, je demande aux lecteurs qui ont cru devoir apporter un crédit à cette publication, de faire preuve d’esprit critique, et d’analyser les affirmations du Collectif et ma réponse présente.
Soumettons ensemble les affirmations à une analyse critique simple.
1. plus de 30 000 ivoiriens dans plus de 1 400 logements coloniaux:
en faisant une division simple de 30 000 ivoiriens par 1 400 logements, je trouve 21 ivoiriens par logement. Il s’agit de logements de 1 et 2 pièces pour l’essentiel. Cela doit interpeler notre esprit critique, avant même d’aller plus loin.
2. Sans aucune stratégie de relogement M. Bouaké Fofana... veut chasser plus de 30 000 âmes:
Un Collectif sérieux, responsable et soucieux du sort de ses mandants se rapprocherait de la SICOGI pour discuter de la question du relogement.
Loin de moi toute idée de mépris du statut d’enfant des logements coloniaux, j’informe le Collectif que c’est moi-même qui ai annoncé le 3 août 2017 lors de ma prise de fonction que j’étais un enfant de la SICOGI, car j’ai passé une bonne partie de ma jeunesse à Koumassi SICOGI, pas dans les logements dits coloniaux.
3. le Collectif des Logements Coloniaux a tout tenté pour bénéficier de la pitié de Bouaké Fofana:
Il ne s’agit pas de rechercher la pitié du salarié Bouaké Fofana. Quels actes responsables ce Collectif a-t-il posé pour mériter un début de respect de la SICOGI? Aucun. La SICOGI elle, sous la conduite de son DG, a invité ses locataires et leurs représentants à la discussion. Elle a sollicité que la mairie de Treichville participe aux échanges et négociations. Elle a approché la mairie d’Adjamé.
A Treichville, après 6 mois, la SICOGI a arrêté les discussions devant la position irresponsable du Collectif qui contestait le droit de propriété de la SICOGI, au motif que la SICOGI ne pouvait pas être propriétaire de logements construits avant sa création. Donc selon ce Collectif, une personne née en 2 000 ne peut pas être propriétaire d’un logement construit avant 2 000!!! Allez-y comprendre quelque chose!!!
Or c’est cette position absurde qui a été conseillée par ce même Collectif aux locataires de Cocody Danga, et qui a conduit au déguerpissement après une décision de justice.
4. Pour finir, voici la version de la SICOGI:
L’information relayée par « RADIO PDCI RDA » est partie d’une sollicitation du DG de la SICOGI à son ministre de tutelle, Monsieur le Ministre LATAILLE, qui lui rendait visite. En substance, le DG a sollicité l’aide du gouvernement pour faciliter la récupération de ses réserves bâties, par l’octroi de foncier pour un éventuel relogement, ou par une indemnisation des locataires. La SICOGI sollicite cette aide car elle n’en a pas les moyens. Au demeurant, la SICOGI est victime de son humanisme, car les locataires en cause avaient été relogés à Koumassi et à Niangon.
Bref, la SICOGI appelle les locataires des logements à se joindre à elle pour solliciter l’aide de l’Etat pour un relogement en location simple, ou pour une indemnisation financière.
Je passe sur le fait que la plupart des membres de ce Collectif ne sont intéressés que par des intérêts égoïstes, car ils sous-louent des logements qui ne leur appartiennent pas, à des commerces de tous genres, pour des loyers qui varient entre 60 et 200 mille francs là où ils paient des loyers de moins de 5 mille à la SICOGI. Il suffit de faire un tour à Adjamé Mirador pour voir qu’une bonne partie des soit disant logements coloniaux ont été transformés en boutiques et magasins en contravention des termes du contrat de location. Comme on dit en Côte d’Ivoire, c’est ça qui est la vérité.