11/09/2026
Bjr je souhaiterais la publication de cet appel sur votre page svp.
À Monsieur le Wali de la Wilaya de Blida
À Monsieur le Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville
Objet : Prolifération de l’activité immobilière informelle, notamment sur les réseaux sociaux, et préjudice subi par les agents immobiliers agréés
Monsieur le Wali,
Monsieur le Ministre,
Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur une situation devenue particulièrement préoccupante dans le secteur de l’intermédiation immobilière : la prolifération d’intervenants exerçant de manière informelle l’activité d’agent immobilier, notamment à travers les réseaux sociaux et les plateformes numériques.
La profession d’agent immobilier étant une profession réglementée, son exercice est soumis à des conditions précises et à l’obtention d’un agrément.
Or, nous constatons aujourd’hui une multiplication de pages, profils et comptes sur Facebook, Marketplace, Instagram, TikTok et autres plateformes, utilisés par des personnes qui proposent régulièrement des biens immobiliers à la vente ou à la location, publient des annonces, recherchent des clients, organisent des visites et mettent en relation propriétaires et acquéreurs ou locataires, parfois en contrepartie de commissions.
L’utilisation des réseaux sociaux ne saurait, à elle seule, conférer le statut de professionnel agréé ni permettre de contourner la réglementation applicable à l’activité d’agent immobilier.
Cette nouvelle forme d’exercice informel est particulièrement préoccupante car elle permet à certains intervenants d’exercer une activité commerciale immobilière avec une grande visibilité, tout en échappant, semble-t-il, aux obligations auxquelles sont soumis les agents immobiliers légalement établis.
Cette situation crée une concurrence déloyale manifeste à l’égard des agences et agents agréés qui assument leurs charges fiscales, sociales, administratives et professionnelles et qui sont soumis aux obligations découlant de leur agrément.
Elle porte également atteinte à l’image de la profession et peut exposer les citoyens à des transactions réalisées avec des intermédiaires dont la qualité professionnelle et les responsabilités ne sont pas clairement établies.
Nous sollicitons donc :
1. Le renforcement du contrôle de l’activité immobilière exercée sur les réseaux sociaux et les plateformes numériques ;
2. La vérification de l’existence d’un agrément pour les personnes qui exercent de manière régulière une activité d’intermédiation immobilière en ligne ;
3. L’identification des pages et comptes proposant régulièrement des biens immobiliers à la vente ou à la location sans justification de leur qualité professionnelle ;
4. La mise en place d’un mécanisme permettant aux agents immobiliers agréés de signaler aux services compétents les activités immobilières informelles constatées sur Internet ;
5. L’application, lorsque les conditions sont réunies, des mesures prévues par la réglementation à l’encontre des personnes exerçant illégalement une activité réglementée ;
6. Une campagne de sensibilisation rappelant aux citoyens l’importance de traiter avec des agents immobiliers régulièrement agréés ;
7. La création ou la publication d’un répertoire facilement accessible des agents immobiliers agréés, permettant au public de vérifier la qualité de l’intermédiaire auquel il s’adresse.
Nous insistons particulièrement sur le fait que cette problématique ne se limite plus aux personnes exerçant dans des locaux physiques. L’essor des réseaux sociaux a transformé les modalités d’exercice de l’intermédiation immobilière, et le contrôle de cette activité doit désormais également prendre en considération sa présence sur les plateformes numériques.
Les professionnels agréés ne demandent pas un traitement de faveur. Ils demandent simplement que les mêmes règles soient appliquées à tous ceux qui exercent effectivement la même activité, qu’ils disposent ou non d’une agence physique et qu’ils exercent dans la rue, dans un bureau ou derrière un écran.
Nous sollicitons donc l’intervention des autorités compétentes afin d’assainir ce secteur, de protéger les citoyens, de lutter contre la concurrence déloyale et de préserver les droits des professionnels qui exercent leur métier dans le strict respect de la réglementation.
Dans l’attente d’une suite favorable à cette requête, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Wali, Monsieur le Ministre, l’expression de notre très haute considération.
N.Derbal