30/05/2026
Retour sur le dernier atelier du chantier-école d’Ighil Imoula qui s’est tenu samedi dernier
Cette dernière rencontre a été marquée par une très belle énergie collective. Tout au long de la journée, les participants se sont montrés curieux, investis et attentifs, multipliant les questions, les prises de notes et les vidéos pour garder une trace des savoir-faire transmis. Peu à peu, chacun a trouvé sa place dans cette dynamique collective portée par l’envie d’apprendre, de transmettre et de faire ensemble 🤍
Au cœur de l’atelier, la transmission technique a porté sur les enduits traditionnels en trois couches des maisons kabyles en pierre. Les participants ont pu découvrir la composition de chaque couche, leur préparation ainsi que leur mise en œuvre sur un mur, en comprenant le rôle spécifique de chacune dans la protection et la respiration du bâti traditionnel. Une immersion concrète qui a permis d’allier explications théoriques et pratique sur le terrain.
Les villageoises, d’abord plus discrètes, se sont progressivement jointes aux travaux avant de s’investir pleinement dans le chantier. À tel point qu’après notre départ, elles poursuivaient encore ensemble le travail engagé, témoignant de l’appropriation de ces savoir-faire et de la force du collectif.
Mais cet atelier ne s’est pas limité à la technique. Entre échanges intergénérationnels, anecdotes, terminologie de la maison kabyle et moments de poésie partagés, il a aussi été un véritable espace de transmission culturelle. Grâce à notre artisan-chef, nous avons bénéficié bien plus qu’un apprentissage des enduits traditionnels : nous avons écouté une mémoire vivante, un véritable dictionnaire du patrimoine vernaculaire kabyle, riche de mots, d’histoires et de savoirs parfois menacés d’oubli.
Un immense merci à lui pour sa générosité, ainsi qu’à l’ensemble des participants pour leur présence, leur enthousiasme et leur engagement tout au long de cette aventure.
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