Un recours contentieux a été déposé le 17 juin 2021 au Tribunal Administratif. Description
- Promoteur privé
- Situé en cœur d'îlot (11 immeubles affectés)
- Zone de grandes carrières de gypse
- Création de bureaux et 5 duplex et triplex en R+4
- Démolition d’anciens bains-douches
- Rayon de moins de 500 mètres du Sacré-Cœur
Contexte
- 4 mai 2020 : l’étude géotechnique réalisée par l’entreprise Sémofi précise « Les travaux risquent d’engendrer des déformations sur l’actuelle structure et/ou les mitoyens et des fissures pourront apparaître. »
- 13 juillet 2020 : refus de permis de construire suite à consultation de l’Inspection Générale des Carrières
- 9 novembre 2020 : attribution du permis de construire avec avis « favorable avec réserve », prescriptions : densification importante en cœur d'îlot
- Février 2021 : création d’un collectif de riverains opposés au projet
- 11 mars 2021 : Conseil de Paris: l'unanimité des Conseillers de Paris vote en défaveur de ce projet
- 24 mars 2021 : date limite de retrait du permis par la mairie de Paris avant action en justice
- 17 juin 2021: introduction du recours contentieux au Tribunal Administratif de Paris
Enjeux :
- Densification importante en cœur d'îlot dans une zone déjà très dense,
- Projet à l'encontre de la politique urbanistique de la Ville de Paris
- Construction en cœur d'îlot affectant des centaines de riverains,
- Menace de fissures / affaissement pour les immeubles voisins,
- Absence d’unité architecturale à moins de 500 mètres du Sacré-Cœur,
- Discussion en cours pour inscrire Montmartre au Patrimoine immatériel de l’UNESCO,
- Destruction du patrimoine avec la démolition d’anciens bains-douches de 1880,
- Expulsion d’un des derniers laboratoires de photographie d’art parisiens, 5 emplois
- Absence de concertation avec les riverains,
- Destruction de l’écosystème de couples mésanges bleues protégées,
- Perte importante de luminosité et d’ensoleillement et création de vis-à-vis pour les riverains,
- Révision en profondeur du PLU pour un PLU bioclimatique,
- Importantes nuisances à l’heure du télétravail