12/01/2024
Prix hauts et ventes en berne, en 2024 le marché est bloqué
L’année 2023 a défié les prévisions. La chute d’activité, caractérisée par l’allongement sans précédent des délais de vente, n’a pas entraîné la baisse des prix attendue. Le nombre de transactions a chuté de 21,5 % en 2023 selon la Fnaim, à 875 000 ventes, soit la plus forte baisse depuis 50 ans. D'après le bilan d’un réseau d’agences immobilières, le nombre de transactions est en baisse en 2023, mais le prix moyen au m2 n’a, lui, baissé que de 1,7 % pour les maisons, et 3,4 % pour les appartements. Les acheteurs n’ont plus les moyens d’acheter, et en conséquence la part des retraités acquéreurs, moins affectés par les conditions d’emprunt, a cru de 7 %. Les vendeurs sont attentistes. La baisse des prix n’est de surcroit pas homogène selon les régions, et marquée par une différence importante Île-de-France/province. À Paris, les prix des biens vendus par le réseau ont bien reculé de 5,5 %, mais le délai de vente a explosé : 96 jours, soit 16 jours de plus en un an, du jamais vu. Surtout, les différences de marché sont très importantes suivant les régions. Le prix des maisons est en baisse dans certaines (Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Centre-Val de Loire, le Grand-Est ou les Hauts-de-France), mais toujours en hausse dans d’autres : en Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté, en Bretagne, ou en Normandie. La baisse des prix arrivera-t-elle en 2024 ? Affaire à suivre.