30/09/2026
[L’espèce hebdo - Le Sylvain azuré] Un défenseur aux couleurs contrastées
🔎 Cette semaine, nous mettons en avant un papillon forestier aux beaux reflets bleutés : le Sylvain azuré (𝘓𝘪𝘮𝘦𝘯𝘪𝘵𝘪𝘴 𝘳𝘦𝘥𝘶𝘤𝘵𝘢). L’adulte présente une envergure comprise entre 45 et 50 mm. Le dessus des ailes, brun noirâtre aux reflets bleu acier, est marqué par des bandes blanches bien visibles sur les ailes postérieures et des taches blanches sur les ailes antérieures. Le revers contraste par sa teinte brun-rouge orangé, ponctuée de zones grisâtres à la base des ailes postérieures et d’une ligne de points noirs le long du bord des ailes. La chenille est verte, avec des épines dorsales brun-rougeâtre poilues. Le ventre est également brun-rougeâtre. Pour passer l’hiver, la chenille se construit un hibernaculum : un petit abri soigneusement façonné à partir de soie et d’une feuille, qui lui permet de survivre à la mauvaise saison.
🌿 Ce papillon affectionne les milieux chauds et calcaires, en particulier les pelouses buissonnantes, les fonds de vallées sèches, ainsi que les lisières et clairières forestières bien exposées. Les chenilles se développent sur les chèvrefeuilles et les camérisiers. A l’inverse des autres sylvains, c’est un papillon territorial, il défend donc son territoire !
🧐 Le Sylvain azuré peut produire deux générations par an en France parfois une troisième dans le sud de l’Europe entre mai et septembre. La chenille de la dernière génération hiverne à l’abri de son hibernaculum jusqu’au printemps suivant.
📈 À l’échelle nationale, le Sylvain azuré est principalement présent dans le sud et le centre de la France. Dans les Pays de la Loire, il est présent jusqu’au sud de la Sarthe, mais devient plus rare au nord de ce département et quasiment absent de la Mayenne, où seules quelques observations isolées ont été signalées. En Bretagne, l’espèce est surtout connue dans le sud du Morbihan, et plus ponctuellement dans le Finistère, bien que quelques observations aient également été signalées aux abords de Saint-Brieuc. De manière comparable, sa présence en Normandie se concentre essentiellement dans le sud de la région. L’espèce est considérée non menacée à l’échelle nationale, en Bretagne et dans les Pays de la Loire, elle est considérée comme vulnérable en Normandie.