01/04/2022
🗓 Ce vendredi 1er avril, la trêve hivernale prend fin. Une angoisse pour plusieurs milliers de ménages qui peinent à payer ou ne peuvent pas acquitter leur loyer. Car à partir de cette date, les expulsions locatives sont à nouveau autorisées après avoir été interdites pendant 5 mois. En 2021, environ 12.000 ménages ont dû quitter leur logement, selon la Fondation Abbé Pierre, et plus de 8000 en 2020. C’est moins que les quelque 16.000 expulsions enregistrées chaque année. Mais ce recul s’explique par la prolongation de la trêve hivernale, du fait de la crise sanitaire, qui a permis de limiter ces mises à la rue.
🔖 Avec le concours de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, la Fondation Abbé Pierre a souhaité savoir ce que deviennent les ménages expulsés. Environ 32% n’a pas retrouvé de logement pérenne trois ans après la fin de la trêve hivernale, selon l’enquête. Ils vivent soit à l’hôtel, soit dans un logement type mobile-home, squat ou encore chez un proche . Les deux tiers restants sont parvenus à retrouver un logement mais ont dû attendre près d’un an en moyenne.
📉 68% de loyers impayés : La moitié d’entre eux ont dû accepter un appartement plus petit ou déménager dans un autre quartier ou une autre ville. Malheureusement, quand on est expulsé, ils nous pas le choix, sinon ils sont dans la rue. Et, selon l’enquête, seulement 56% se disent satisfaits. Certaines familles sont mêmes contraintes de se séparer pour trouver un toit. «Les familles monoparentales bénéficient d’un taux de relogement de 80% contre 60% pour les familles avec deux parents et les personnes seules», affirment les étudiants du Master 2 d’Urbanisme et d’Aménagement de la Sorbonne qui ont réalisé les entretiens avec les ménages expulsés.