19/11/2022
Taux d'usure, délai de vente, prix, ces sujets qui soucient les notaires
Le nombre de transactions est en baisse : c'est le constat que font les notaires dans leur dernière note de conjoncture. En août, le volume de transactions sur un an était de 1 145 000, en baisse de 5,6 %.
Leur projection pour la fin de l'année tourne autour des 1,1 million de ventes. Les raisons de cette baisse sont plurielles. La hausse des taux de crédit immobilier, passés de 1,1 % en janvier en moyenne à 1,72 % en septembre et à plus de 3 % pour les longues durées aujourd'hui, entraîne une baisse de la capacité d'endettement.
Le taux d'usure est le couperet auquel se heurte un nombre grandissant de candidats acquéreurs, y compris certains qui se situent pourtant sous le taux d'endettement maximal de 35 %.
"Une hausse insuffisante ou trop espacée dans le temps des taux d’usure, à un rythme différent de la hausse des taux bancaires, crée ainsi un goulet d’étranglement qui [...] exclut donc, de fait, certains ménages" estiment les notaires.
Alors que dans le même temps, les taux sont toujours parmi les plus bas depuis la fin des années 70. La hausse des prix s'infléchit. Au 2ème trimestre 2022, elle s'est poursuivie mais un peu moins vite qu'avant (+ 6,8 % contre 7,3 % au 1er trimestre).
Les maisons (+ 8,5 %) augmentent plus vite que les appartements (+ 4,5 %). Ce sont également les maisons anciennes dont la hausse des prix décélère le plus (projection à fin décembre : + 6,4 % contre + 8,5 % au 2ème trimestre).