Cnl 50 Association de défense des intérêts des locataires hlm du département de la Manche

Les familles monoparentales, très majoritairement portées par des femmes, concentrent aujourd’hui les inégalités les plu...
01/06/2026

Les familles monoparentales, très majoritairement portées par des femmes, concentrent aujourd’hui les inégalités les plus fortes. À la précarité économique s’ajoute une double discrimination, en tant que femmes et mères isolées, notamment dans l’accès au logement. Une réalité qui impose d’en faire une priorité des politiques publiques.

En France, près d’un quart des familles avec enfants sont monoparentales, et dans plus de 80 % des cas, il s’agit de femmes seules. Cette réalité n’est pas neutre : elle révèle une inégalité structurelle entre les femmes et les hommes face aux charges familiales et aux conditions d’existence.
En 2023, 34,3 % des familles monoparentales vivaient sous le seuil de pauvreté, contre environ 14 % pour l’ensemble de la population (Insee). La dépendance à un seul revenu, souvent plus faible en raison des inégalités salariales persistantes, fragilise durablement ces ménages.
À cela s’ajoute une insertion professionnelle plus difficile : emplois précaires, temps partiel subi, carrières hachées. Être femme et mère seule revient à cumuler les obstacles dans l’accès à un emploi stable et correctement rémunéré.

LE LOGEMENT, UNE DISCRIMINATION RENFORCÉE
Cette fragilité se double d’un accès au logement particulièrement difficile. Sur le marché privé, les mères seules sont souvent perçues comme des profils « à risque » par les bailleurs, en raison de revenus jugés insuffisants ou instables. Une discrimination indirecte mais bien réelle.
En conséquence, une demande de logement social sur quatre émane d’une famille monoparentale, signe d’une impossibilité croissante à se loger di- gnement dans le parc privé.
Mais, on le sait, dans le logement social, l’attente dure plusieurs années.
Pendant ce temps, ces familles subissent des loyers trop élevés, des logements inadaptés, voire l’instabilité
résidentielle.
Dans les situations de sur-occupation ou de logements trop petits, ces conditions de vie ont aussi des conséquences directes sur les enfants : difficultés de concentration, manque d’espace pour faire les devoirs, troubles du sommeil. Autant de facteurs qui peuvent nuire aux apprentissages et accentuer les inégaités scolaires.

TRAVAIL ET SANTÉ : UN QUOTIDIEN SOUS PRESSION
Le lien entre logement et travail est central. L’éloignement du lieu d’emploi, les coûts de transport, ou encore l’inadaptation des horaires aggravent les difficultés professionnelles. Sans solution de garde suffisante, beaucoup de mères seules doivent accepter des emplois contraints ou renoncer à certaines opportunités.
Cette situation génère un épuisement constant, une charge mentale élevée et des risques accrus pour la santé.
Selon plusieurs études, les familles monoparentales sont davantage ex- posées aux troubles psychiques liés au stress et à la précarité.
Garantir un accès prioritaire à un logement stable et abordable, lutter contre les discriminations, sécuriser les parcours professionnels et renforcer les services publics de la petite enfance sont des leviers essentiels. C’est précisément le sens de la Sécurité sociale du logement, portée par la CNL : un système universel de garantie permettant de sécuriser les parcours résidentiels, de prévenir les expulsions et de rendre effectif le droit au logement pour toutes et tous. Elle offrirait une protection concrète aux familles monoparentales.
Parce qu’elles cumulent les fragilités, les mères seules doivent être au cœur des politiques publiques. Leur garantir
des conditions de vie dignes, c’est aussi protéger les enfants et faire pro- gresser l’égalité réelle.
● Léa Rivière Logement et Famille avril 2026

Conseil d'administration de Presqu'île Habitat du 13 mai 2026 : nouvelle présidence, nouveaux élus.Suite aux élections m...
31/05/2026

Conseil d'administration de Presqu'île Habitat du 13 mai 2026 : nouvelle présidence, nouveaux élus.
Suite aux élections municipales de mars 2026, un nouveau conseil d'administration du bailleur PiH a été nommé (sauf pour les élus représentants de locataires qui sont élus tous les 4 ans); Presqu'ile étant un bailleur communautaire, ce sont les nouveaux membres de cette agglomération qui désignent les nouveaux membres au CA pour les 6 prochaines années
Lors de ce conseil d'administration consacré à l'installation de cette nouvelle gouvernance de Presqu'île Habitat, nous avons fait le choix de voter en faveur de la nouvelle présidente, Madame Saget-Sanson , et du vice-président Monsieur Lequilbec.
Ce choix n'est pas un soutien politique. Il repose sur un principe simple : nous travaillons avec celles et ceux qui peuvent faire avancer les dossiers des locataires, quelle que soit leur appartenance. Notre association est indépendante de toute formation politique. Cette indépendance ne signifie pas la neutralité : lorsque les conditions de vie des locataires sont concernées, dans et hors les logements, nous exprimons clairement nos positions.
Nous avons notamment obtenu l'engagement qu'un travail de réécriture du règlement intérieur du conseil d'administration soit engagé rapidement. Depuis plusieurs années, nous dénonçons des règles de confidentialité trop floues et trop larges, qui compliquent le travail des administrateurs pour accéder aux informations; le travail de contrôle, de décision des administrateurs ne peut pas se faire sereinement et en tout impartialité sans avoir accès à TOUS les documents/informations nécessaires à la compréhension des dossiers. De même, face à des projets de décisions allant à l'encontre du bien être des locataires, il n'est pas acceptable de laisser planer une pseudo interdiction d'alerte et de parole.
Nous souhaitons une réécriture en vue d'une harmonisation du règlement intérieur avec celui de Caen La Mer Habitat; PiH et CLMH faisant parti d'une même société de coordination il est normal que chacun des bailleurs soit sur le mieux disant.
Pour nous, un élu représentant des locataires comme tout administrateur doit pouvoir exercer pleinement son mandat et rendre compte de son action dans un cadre clair, compréhensible et équilibré sans avoir systématiquement l'objection de la confidentialité/droit de réserve pour obtenir des informations, contester des décisions.
La confidentialité impose la discrétion et protège les informations sensibles, elle ne doit pas devenir un outil de rétention d'information pour amoindrir la fonction de contrôle des administrateurs ou pour tenter de leur interdire de s'exprimer publiquement.
Nous avons également rappelé plusieurs sujets que nous considérons comme prioritaires :
• la création de la commission finances annoncée mais toujours absente ; nous exigeons un calendrier clair pour la mise en route de cette commission au plus t**d courant 2027.
• un véritable suivi du chauffage collectif ; le CCL n'est absolument pas le lieu ad hoc pour ce type de suivi. Cette commission doit associé des représentants locataires, des membres du CA et les prestataires. Là aussi il y a urgence !
• une meilleure association des élus représentants des locataires aux travaux du conseil d'administration ; les administrateurs locataires sont des administrateurs de plein droit comme les autres membres
• davantage de transparence sur certains dossiers importants pour l'avenir de l'office notamment le Plan Stratégique Patrimonial et les reports de travaux (quoi, qui, quand, pourquoi ...) .
Dans les prochaines semaines, nous demanderons à rencontrer la nouvelle présidente et le vice-président afin d'échanger sur ces différents points et de mieux connaître leur vision du dialogue avec les représentants des locataires.
Nous regrettons cependant que certaines questions importantes soient restées sans réponse satisfaisante pendant ce CA. C'est notamment le cas de la recherche de financements supplémentaires auprès de l'agglomération pour accélérer certaines opérations de réhabilitation. Ce point sera porté régulièrement pour permettre d'accélérer les réhabilitations des cités.
Surtout, nous rappelons, et continuerons à rappeler, que derrière les débats administratifs se trouvent des habitantes et habitants qui attendent des réponses concrètes. Beaucoup vivent encore avec des problèmes d'humidité, de chauffage, d'infiltrations ou de dégradation de leur logement. Pour eux, l'enjeu n'est pas de savoir quelle procédure sera étudiée dans six mois ou un an : ils attendent des améliorations visibles de leur cadre de vie.
Comme toujours, nous continuerons à défendre les intérêts des locataires avec sérieux, indépendance et détermination.

Hier, samedi 30 mai, c'était la fête au Casino. La Fête des Voisins de la sympathique Cité du Casino. les bénévoles de l...
31/05/2026

Hier, samedi 30 mai, c'était la fête au Casino. La Fête des Voisins de la sympathique Cité du Casino. les bénévoles de l'amicale des locataires CNL du Casino et des Bassins organisaient un Apéro/Barbecue. C'était l'occasion de trinquer à la bonne santé de l'amicale et de griller et de déguster de la "belle et bonne saucisse, des merguez et de la chipo". il a fait beau et c'était plutôt sympa !!!! félicitations et un grand merci aux organisateurs bénévoles de la CNL. Rendez-vous est donné pour l'année prochaine...Pour Sûr !!!!

Réduction de loyer de solidarité : les montants changent le 1er juinPublié le 27 mai 2026 - Service Public / Direction d...
29/05/2026

Réduction de loyer de solidarité : les montants changent le 1er juin
Publié le 27 mai 2026 - Service Public / Direction de l'information légale et administrative (Premier ministre)
Vous êtes locataire d'un logement social ? Vous pouvez bénéficier de la réduction de loyer de solidarité si vous remplissez certaines conditions de revenus. Le niveau de la réduction, qui dépend notamment du nombre de personnes habitant au sein de votre logement, évolue à partir du 1er juin.

Image 1Crédits: Prostock-studio - stock.adobe.com

La réduction de loyer de solidarité (RLS) est une aide au logement destinée aux foyers les plus précaires. Le dispositif consiste en une diminution de loyer, dont le niveau varie en fonction de :
• la composition de votre foyer ;
• la zone géographique où est situé votre logement.
Pour bénéficier de la RLS, vous devez résider dans un logement conventionné HLM ou géré par une société d'économie mixte, qui ouvre droit à l'aide personnalisée au logement (APL). Vous pouvez néanmoins bénéficier de la réduction de loyer de solidarité que vous perceviez ou non l'APL.
À noter
Les logements-foyers, ainsi que les logements situés dans les départements et collectivités d'Outre-mer, sont exclus du dispositif.
Quels sont les montants 2026 de la RLS ?
Un arrêté du 22 mai 2026 fixe les montants pour la réduction de loyer de solidarité applicables à compter du 1er juin 2026 (après une revalorisation des montants au 1er janvier 2026).
Le montant de votre RLS dépend notamment de la zone géographique (1, 1 bis, 2 ou 3) dont dépend votre logement ; pour la connaître, vous pouvez utiliser le simulateur Service Public.
Tableau - Les montants de la réduction de loyer de solidarité au 1er juin 2026
Nombre de personnes vivant dans le logement Montant mensuel de la réduction de loyer de solidarité
Zone 1 et 1 bis Zone 2 Zone 3
Une seule personne 35,99 € 31,58 € 29,57 €
Un couple sans personne à charge 43,51 € 38,56 € 35,80 €
Une personne seule ou un couple ayant 1 personne à charge 49,09 € 43,06 € 40,04 €
Une personne seule ou un couple ayant 2 personnes à charge 56,12 € 49,32 € 45,68 €
Montant à ajouter par personne à charge supplémentaire 7,03 € 6,26 € 5,64 €
À savoir
Si vous vivez seul, pour bénéficier de la RLS, les plafonds de votre revenu mensuel restent inchangés et ne doivent pas dépasser :
• 970 € si vous vivez en zone 1 ou 1 bis ;
• 905 € si vous vivez en zone 2 ;
• 878 € si vous vivez en zone 3.
Vous pouvez retrouver l’ensemble des plafonds de ressources, en fonction de la composition du foyer et de la commune de votre logement, sur notre fiche pratique Loyer d'un logement social (section « À quelles conditions peut-on avoir une réduction de loyer de solidarité »).
Quelle démarche effectuer pour bénéficier de la RLS ?
Si vous êtes éligible à la réduction de loyer de solidarité, vous n'avez aucune démarche à entreprendre.
• Lorsque vous êtes allocataire à la Caisse d'allocations familiales (CAF) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) : les montants de votre APL et de votre RLS sont calculés automatiquement et transmis à votre bailleur.
• Lorsque vous n'êtes pas allocataire : votre bailleur effectue le calcul de votre RLS, à partir des renseignements que vous lui avez donnés pour l’application du supplément de loyer de solidarité (avis d’imposition ou de non-imposition à l’impôt sur le revenu, etc.).
À noter
Si vous bénéficiez de la réduction de loyer de solidarité, votre bailleur doit l'indiquer sur votre quittance de loyer.

27/05/2026

[Confort d'été] Pendant plusieurs années, il a fallu se battre pour faire reconnaître quelque chose qui paraît pourtant simple : pouvoir atteindre 20,5°C dans son logement en hiver.
Aujourd’hui, un autre problème devient impossible à ignorer : le confort d’été ou comment vivre sereinement lors d'épisodes de chaleur.
Depuis plusieurs jours, dans certains appartements de Cherbourg et de la Manche, les températures atteignent presque les 30°C en journée (rideaux fermés) et ne redescendent parfois même pas sous les 27°C la nuit. Pour beaucoup d’habitants, principalement les plus fragiles, vivre et dormir correctement devient difficile.
Cette situation pose une question de fond : un logement peut-il être considéré comme réellement adapté si l’on y souffre autant du froid l’hiver quand le chauffage est bridé que de la chaleur l’été ?
Pour la CNL50, confort d’hiver et confort d’été vont ensemble.
La rénovation des logements ne peut pas se résumer à des chiffres ou à des objectifs affichés sur le papier comme le DPE ou le bilan carbone flatteur ou quelques petites actions de verdissement. Elle doit aussi tenir compte de la réalité vécue par les habitants, notamment les personnes âgées, les personnes fragiles, les malades ou les jeunes enfants.
Les épisodes de fortes chaleurs vont se multiplier dans les années à venir.
Il devient urgent d’intégrer pleinement cette question dans les politiques de réhabilitation et d’adaptation des logements.
Aujourd’hui, clairement, le compte n’y est vraiment pas, les locataires en font la rude expérience en ce moment.

Alors que la crise du logement continue de frapper durement les locataires, la Confédération nationale du logement (CNL)...
27/05/2026

Alors que la crise du logement continue de frapper durement les locataires, la Confédération nationale du logement (CNL) dénonce un nouveau recul du gouvernement sur l’encadrement des loyers. Dans un communiqué publié le 26 mai, l’association s’inquiète des conclusions d’un rapport qui pourrait servir de prétexte à un affaiblissement du dispositif, pourtant reconnu pour ses effets positifs.

L’encadrement des loyers a permis de limiter les hausses abusives dans les zones tendues, de faire baisser certains loyers et de redistribuer plusieurs centaines de millions d’euros en faveur des locataires, sans provoquer de baisse de l’offre locative à Paris.

Le véritable problème ne réside pas dans le principe de l’encadrement, mais dans son manque d’effectivité. La CNL pointe notamment les nombreux contournements du dispositif via les compléments de loyers et l’insuffisance des contrôles publics.

Face à cette situation, la CNL demande non seulement la pérennisation du dispositif, mais aussi sa généralisation à l’ensemble des zones tendues. Elle revendique également un plan massif de construction de logements sociaux, le renforcement de la loi SRU, l’instauration du permis de louer et la création d’une véritable Sécurité sociale du logement.

À quelques mois de la fin de l’expérimentation actuelle, la CNL appelle les parlementaires, les collectivités locales, les associations et les locataires à se mobiliser pour défendre le droit de toutes et tous à un logement digne et accessible.

26/05/2026

Adresse

1, Rue Du Gâtinais
Cherbourg
50130

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