08/12/2023
Il faut interdire purement et simplement l’activité Airbnb en dehors de la résidence principale dans une limite de temps très courte.
Comme souvent le syndic est aux avant-postes pour ressentir beaucoup de sujets.
Encore ce matin on me demande une réponse urgente, non pas pour une coupure de chauffage ou un ascenseur bloquée, mais pour savoir si le airbnb est possible dans une copropriété très excentrée du centre ville pourtant.
Ce type de demande c’est désormais toutes les semaines (Gilles Frémont l’a décrit la semaine dernière dans sa journée type) et à ce rythme il ne va pas rester grand chose à louer.
Je le dis de manière désintéressé en tant que syndic. Je n’ai pas d’activité location et notre activité transaction se porte mieux si il y’a des débouchées possible en “airbnb”.
Je suis persuadé qu’électoralement ce ne sera pas mal pris.
- Les copropriétaires occupants détestent le voisinage airbnb. L’autre grande question étant de savoir si l’appartement que M. Machin vend peut se transformer en airbnb.
- Beaucoup de propriétaire se résoudront sans trop de difficulté à abandonner le filon d’opportunité et remettront à la location classique ou revendront.
À Marseille des mouvements de citoyens scient les boites à clé et vont jusqu’à ravager les appartements airbnb (autant le deuxième est condamnable, autant le premier peut recueillir la sympathie : au moins les propriétaires n’ont qu’à se déplacer pour donner la clé et accueillir leur cher « guest » qui leur aura rapporté en 5 jours un loyer mensuel).
Pour mon cas de ce matin j’ai pu lui répondre que c’était interdit car il y’a une clause d’habitation bourgeoise et l’interdiction des activités commerciale. Et je ne cache pas que cela me fait plaisir de donner cette réponse négative.
Photo extraite de l’article ci-après en premier commentaire (TF1)