26/08/2026
☑️ Jurisprudences relatives aux baux commerciaux : Renouvellement de bail et fixation de loyer
Deux arrêts rendus par la troisième chambre civile de la Cour de cassation le 9 juillet 2026 rappellent que le respect des délais a un impact sur le montant final du loyer. Ainsi, pourquoi l’inaction ou un mauvais timing peut coûter cher aux parties au bail ?
1️⃣ Arrêt n° 22-24.254 – L’action tardive du bailleur et le délai strict de deux ans :
📃Face au silence du locataire sur une hausse de loyer, le bailleur a attendu 5 ans pour faire désigner l'expert désigné au bail.
🛑Conséquence : L’action du bailleur est prescrite et le loyer reste fixé au montant antérieur.
👉 Analyse complète sur notre site IGEC : https://igec-conseil.fr/baux-commerciaux-le-delai-strict-de-deux-ans-pour-reviser-le-loyer/
2️⃣ Arrêt n° 25-11.167 – Déplafonnement de loyer et seuil des douze ans :
📃Le preneur formule une demande de renouvellement auprès de son bailleur avant la date d’anniversaire des douze ans. Toutefois, la prise d’effet légale fait basculer la durée effective du bail initial à 12 ans et 1 jour.
🛑Conséquence : Le dépassement des douze années est caractérisé, ainsi le bailleur peut passer outre la règle de déplafonnement et augmenter fortement le loyer.
👉 Analyse complète sur notre site IGEC : https://igec-conseil.fr/renouvellement-de-bail-le-piege-des-12-ans/
Nos conseils pratiques 💬
- Bailleurs : mettre en place des alertes dès la notification ou la réponse en renouvellement du bail, pour ne pas dépasser le délai de deux ans et voir l’ancien loyer maintenu.
- Preneurs : en approche des douze années de prolongation, anticipez et calculez rétroactivement la date de demande en renouvellement pour neutraliser le risque de déplafonnement.
Troisième chambre civile de la Cour de cassation, 9 juillet 2026, n° 25-11.167 Bailleur et preneur ont conclu un contrat de bail commercial en date du 30 juin 2