30/04/2014
[RÉGLEMENTATION > Vente de lots en copropriété, pas si simple pour les surfaces]
Depuis la publication de la loi ALUR, un débat juridique s'est engagé sur les différentes définitions de la surface habitable et de la surface de la partie privative, ainsi que sur l'entrée en vigueur de la mesure.
Certains estiment qu'il faut attendre de nouvelles définitions par décret, d'autres non. Comment le problème se pose-t-il ?
LES TEXTES
Dans le cadre de la vente d'un lot d'un immeuble en copropriété, la loi ALUR :
• introduit la MENTION DE LA SURFACE HABITABLE EN PLUS DE LA SUPERFICIE DE LA PARTIE PRIVATIVE dans les promesses de vente ou d'achat et les actes authentiques de vente,
• indique que ces deux surfaces sont définies par décret en Conseil d’État,
• précise que cette mesure s'applique AUX PROMESSES DE VENTE OU D'ACHAT ET AUX ACTES AUTHENTIQUES DE VENTE d'un lot ou d'une fraction de lot de copropriété CONCLUS AU PLUS TÔT LE 24 JUIN 2014.
QUELLE SURFACE HABITABLE ?
Dans le chapitre traitant du contrat de location (Article 1 de la loi ALUR), le texte renvoie à la surface habitable définie par le code de la construction et de l’habitation.
Malheureusement, dans le chapitre traitant de la vente de lots en copropriété (Article 54 de la loi ALUR), il n’en est pas de même : plusieurs définitions de cette surface sont donc possibles...
POUR LA SURFACE HABITABLE, IL EXISTE AU MOINS DEUX DÉFINITIONS.
Si la logique voudrait que la référence soit également le code de la construction et de l’habitation pour la vente, rien ne permet donc de l’affirmer avec certitude.
En effet, la phrase indiquant que la surface habitable et la superficie de la partie privative sont définies par décret peut aussi être interprétée comme une opportunité prise par le législateur pour redéfinir ces surfaces clairement, ce avant l’échéance du 24 juin 2014.
Difficile d’affirmer quoi que ce soit dans un sens ou dans l’autre…
NOTRE CONSEIL
La FNAIM et la Chambre des Diagnostiqueurs Immobiliers ont posé la question au Ministère du Logement pour avoir une réponse permettant à chacun :
• d’un coté de MESURER LES SURFACES EN FAISANT RÉFÉRENCE AUX BONS TEXTES,
• de l’autre, de conclure des ventes irréprochables sur ce point.
Il est conseillé d’ATTENDRE LA RÉPONSE MINISTÉRIELLE POUR NE PAS ÉTABLIR DE MESURAGES QUI NE CORRESPONDRAIENT PAS A L’EXIGENCE DE LA LOI POUR LA VENTE DE LOTS EN COPROPRIÉTÉ.
N'hésitez pas à "partager" cette publication avec vos amis, eux aussi sont concernés !
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La semaine prochaine, une nouvelle info à découvrir…
Bonne semaine à tous !