10/04/2026
À l’heure où les incertitudes s’accumulent, le marché du crédit immobilier résiste.
Quand bien même on serait optimiste de nature, force est de constater que de toute part les informations qui nous parviennent s’amusent à nous saper le moral. Les conflits militaires se multiplient — ou sont sous feu couvant —, la finance s’affole et redoute les effets de la hausse du prix du pétrole sur l’économie mondiale, et les entreprises s’interrogent sur leur stratégie d’investissement, entre full technologie et réorganisation profonde. Autant dire que les banques réfléchissent à leurs objectifs et aux conditions à proposer aux clients candidats à l’investissement immobilier.
S’agissant de la situation sur ces barèmes bancaires – pour ceux déjà publiés –, ils n’affichent globalement encore qu’une faible répercussion de la hausse du taux de l’OAT 10 ans, pour ne pas décourager les porteurs de projet, car on est entré dans la « haute saison » des transactions immobilières, et donc de la chasse aux potentiels nouveaux clients.
Les fourchettes d’écart entre les taux moyens et les taux négociés sont toujours globalement larges, laissant aux banques la liberté d’ajuster le taux définitif dossier par dossier (des écarts pouvant désormais aller jusqu’à 0,90 % !). Les clients patrimoniaux demeurent une priorité, mais les primo-accédants, sous réserve d’un apport conséquent, continuent de bénéficier de solutions complémentaires à taux réduits, impactant le taux moyen pondéré de l’offre globale de prêt.
Pour notre baromètre, cela donne pour ce début avril :
* Prêts relais : entre 3,35 et 4,10 % (taux indiqués hors assurance de prêt)
* Prêts sur 15 ans : entre 3,20 % et 3,80 %
* Prêts sur 20 ans : entre 3,35 % et 3,95 %
* Prêts au-delà de 20 ans : entre 3,45 % et 4,10 %.
Source « le journal de l’agence »