Thibault Delhez Expert certifié en valeur vénale et commerces

Thibault Delhez Expert certifié en valeur vénale et commerces Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Thibault Delhez Expert certifié en valeur vénale et commerces, Immobilier, Nice.

🏠 VOTRE VOISIN SURÉLÈVE… ET VOTRE MAISON PERD 120 000 € !La perte d'intimité n'est pas seulement désagréable.Elle peut a...
28/08/2026

🏠 VOTRE VOISIN SURÉLÈVE… ET VOTRE MAISON PERD 120 000 € !

La perte d'intimité n'est pas seulement désagréable.

Elle peut aussi avoir un prix.

Le Tribunal judiciaire de Nice vient de nous en donner une illustration particulièrement intéressante en matière de valeur vénale immobilière.

⚖️ TJ Nice, 23 janvier 2025 – RG n° 23/02093

Dans cette affaire, des travaux de surélévation de la propriété voisine ont entraîné une perte d'intimité pour le propriétaire.

La question posée était alors très concrète :

👉 Cette nouvelle situation entraîne-t-elle une dépréciation de la propriété ?

L'expertise judiciaire répond par l'affirmative.

📊 Les chiffres sont éloquents :

➡️ Valeur vénale avant la surélévation : 1 200 000 €

➡️ Valeur vénale après la surélévation : 1 080 000 €

➡️ Perte de valeur : 120 000 €

Soit une dépréciation de :

📉 10 % de la valeur du bien !

Le Tribunal retient que la perte d'intimité est bien de nature à entraîner une perte de valeur vénale et reconnaît le principe de son indemnisation sur le fondement du trouble anormal de voisinage.

Cette décision rappelle un principe essentiel de l'expertise immobilière :

Deux maisons physiquement identiques ne valent pas nécessairement le même prix.

Vue, intimité, ensoleillement, environnement, nuisances, vis-à-vis ou construction nouvelle peuvent avoir une incidence directe sur la valeur d'un bien.

Encore faut-il être capable de mesurer et de justifier cette dépréciation.

C'est précisément le rôle de l'expert en évaluation immobilière : déterminer la valeur du bien dans sa situation initiale, puis mesurer l'incidence économique du trouble sur sa valeur vénale.

Car en immobilier, un nouveau voisin peut parfois coûter cher… même sans avoir acheté votre maison ! 😉

Source : Tribunal judiciaire de Nice, 23 janvier 2025, RG n° 23/02093.

🏪 INDEMNITÉ D'ÉVICTION : 282 000 € EN PREMIÈRE INSTANCE… 915 395 € DEVANT LA COUR D'APPEL !Une différence de plus de 630...
26/08/2026

🏪 INDEMNITÉ D'ÉVICTION : 282 000 € EN PREMIÈRE INSTANCE… 915 395 € DEVANT LA COUR D'APPEL !

Une différence de plus de 630 000 €.

Comment expliquer un tel écart ?

Tout simplement parce qu'en matière d'indemnité d'éviction, une question peut tout changer :

👉 Le fonds de commerce peut-il réellement être transféré sans perte de clientèle ?

⚖️ CA Aix-en-Provence, ch. 3-4, 24 avril 2025 – RG n° 21/06087

L'affaire concernait un fonds de boulangerie-pâtisserie exploité à Marseille.

À la suite du refus de renouvellement du bail avec offre d'une indemnité d'éviction, une expertise judiciaire est ordonnée.

L'expert envisage alors les deux hypothèses classiques :

➡️ le transfert du fonds, lorsque l'activité peut être déplacée sans perte significative de clientèle ;

➡️ la perte du fonds, lorsque l'éviction entraîne la disparition de tout ou partie substantielle de la clientèle attachée à l'emplacement.

En première instance, le Tribunal retient l'hypothèse du transfert du fonds.

💶 Indemnité principale : 282 000 €

Le raisonnement est notamment fondé sur l'absence de justification, par le locataire, de recherches infructueuses de nouveaux locaux.

Mais la Cour d'appel d'Aix-en-Provence ne suit pas cette analyse.

⚠️ Et c'est là que l'arrêt devient particulièrement intéressant.

La Cour rappelle le mécanisme de l'article L.145-14 du Code de commerce :

l'indemnité d'éviction doit réparer l'intégralité du préjudice causé par le défaut de renouvellement.

Elle retient surtout que le fonds est présumé perdu du fait de l'éviction.

Il appartient donc au bailleur qui soutient que le fonds est transférable d'en rapporter la preuve.

La Cour considère en l'espèce que cette démonstration n'est pas rapportée.

Conséquence :

📈 l'indemnité n'est plus calculée sur la simple valeur du droit au bail liée au transfert…

mais sur la valeur du fonds de commerce perdu.

Et les chiffres changent radicalement.

💶 Indemnité principale : 732 977 €

À laquelle viennent notamment s'ajouter :

➡️ 73 297 € de frais de remploi ;

➡️ 6 500 € de trouble commercial ;

➡️ 25 000 € de frais de déménagement ;

➡️ 77 621 € de frais de licenciement.

Soit :

🎯 915 395 € D'INDEMNITÉ D'ÉVICTION

contre 282 000 € d'indemnité principale retenue en première instance.

Cette décision illustre parfaitement l'importance de la qualification retenue lors d'une expertise en indemnité d'éviction.

Déplacement du fonds ou perte du fonds ?

La réponse peut modifier radicalement le montant de l'indemnisation.

Et cette analyse ne peut pas être théorique.

Elle suppose notamment d'étudier :

📍 l'emplacement et la zone de chalandise ;

👥 l'attachement de la clientèle au lieu d'exploitation ;

🏪 la possibilité réelle de retrouver un local équivalent ;

📊 le chiffre d'affaires et la rentabilité du fonds ;

📑 les caractéristiques du bail ;

💶 la valeur du droit au bail ;

et les conditions concrètes dans lesquelles l'activité pourrait être transférée.

Dans cette affaire, l'écart entre les deux raisonnements représente plusieurs centaines de milliers d'euros.

En matière d'éviction commerciale, choisir la bonne méthode d'évaluation est souvent le sujet principal de l’éviction !

C'est parfois l'essentiel de l'indemnité qui se joue.

📚 Référence : CA Aix-en-Provence, ch. 3-4, 24 avril 2025, RG n° 21/06087 – art. L.145-14 du Code de commerce.

💰 IFI : 135 673 € RÉCLAMÉS… 83 855 € DE DÉGRÈVEMENT !En matière d'IFI, la valeur vénale déclarée par le contribuable peu...
23/08/2026

💰 IFI : 135 673 € RÉCLAMÉS… 83 855 € DE DÉGRÈVEMENT !
En matière d'IFI, la valeur vénale déclarée par le contribuable peut être contestée par l'administration fiscale.
Mais l'évaluation de l'administration peut, elle aussi, être contestée.
Et parfois… avec succès !
⚖️ Tribunal judiciaire de Nanterre, 26 novembre 2025 – RG n° 24/01113
Dans cette affaire, le litige portait notamment sur la valeur vénale de plusieurs biens immobiliers détenus directement ou par l'intermédiaire de SCI.
Le débat est particulièrement intéressant pour l'expert immobilier.
Pourquoi ?
Parce que les contribuables contestent notamment les termes de comparaison retenus par l'administration fiscale et proposent leurs propres références.
Et le Tribunal leur donne partiellement raison.
🔎 Premier enseignement : un comparable n'est pas automatiquement pertinent.
Pour certains appartements, le Tribunal retient les références proposées par les contribuables, considérant notamment qu'elles sont plus proches géographiquement et plus comparables en termes de superficie.
Pour un autre bien, il écarte une référence dont les caractéristiques ne permettent pas d'établir une similitude suffisante.
Mais le jugement devient encore plus intéressant lorsqu'il aborde…
📉 L'INCIDENCE DE L'ENVIRONNEMENT SUR LA VALEUR VÉNALE.
Certains appartements étaient situés dans un environnement particulièrement défavorable, marqué notamment par des nuisances et des problèmes de sécurité liés à la présence d'un important trafic de stupéfiants à proximité immédiate.
L'administration avait appliqué une décote de seulement :
➡️ 5 %
Le Tribunal considère cette décote insuffisante et retient finalement :
➡️ 35 % DE DÉCOTE !
Pourquoi ?
Parce qu'une valeur immobilière ne se résume pas à une adresse, une surface et un prix au m².
L'environnement réel du bien, les nuisances, la sécurité et leur incidence sur l'attractivité du bien doivent également être pris en considération.
Et le résultat fiscal est spectaculaire.
💶 Montant initialement retenu par l'administration :
135 673 €
💶 Montant finalement considéré comme réellement dû :
51 818 €
Soit un :
🎯 DÉGRÈVEMENT DE 83 855 €
comprenant :
➡️ 55 754 € de droits
➡️ 22 302 € de majoration de 40 %
➡️ 5 799 € d'intérêts de re**rd
Le Tribunal condamne en outre l'administration fiscale aux dépens ainsi qu'au paiement de 2 000 € au titre de l'article 700 du Code de procédure civile.
Cette décision rappelle quelque chose d'essentiel :
En matière d'IFI, le débat ne porte pas simplement sur un prix au m².
Il porte sur la valeur vénale réelle du bien au 1er janvier de l'année d'imposition, déterminée notamment au regard de biens intrinsèquement similaires et des caractéristiques physiques, juridiques, économiques… et environnementales du bien évalué.
Un terme de comparaison situé quelques centaines de mètres plus loin peut parfois appartenir à un micro-marché sensiblement différent.
Et une nuisance objectivement démontrée peut avoir une véritable traduction économique.
👉 D'où l'intérêt, lorsque les enjeux le justifient, de disposer d'une expertise en évaluation immobilière argumentée, reposant sur des références pertinentes et des correctifs objectivement justifiés.
Car devant l'administration fiscale, affirmer que son bien vaut moins ne suffit pas.
Il faut pouvoir le démontrer.
Et dans cette affaire, la démonstration représente tout de même…
83 855 € ! 😉
📚 Référence : TJ Nanterre, 26 novembre 2025, RG n° 24/01113.

Le TJ de Nice dans un jugement du 22 Janvier 2026 n° RG 25/00023 a rendu un décision particulièrement intéressante au ti...
01/08/2026

Le TJ de Nice dans un jugement du 22 Janvier 2026 n° RG 25/00023 a rendu un décision particulièrement intéressante au titre de la méthode dite par « Capitalisation »

Il en ressort : ce jugement n'écarte pas la méthode par capitalisation en tant que telle, mais il explique pourquoi elle est inadaptée dans ce dossier

Voici les extraits les plus pertinents :

📖 1. Le principe : le juge choisit librement la méthode la plus fiable

C'est probablement la phrase la plus importante du jugement :

« Il est constant que le juge de l'expropriation choisit souverainement la méthode d'évaluation du prix du bien exproprié qui lui apparaît la plus appropriée au regard de sa situation et de sa nature, sous réserve qu'elle présente un degré de fiabilité suffisant pour que le prix déterminé corresponde à sa valeur vénale. »

👉 Cette motivation rappelle qu'aucune méthode ne bénéficie d'une présomption de supériorité : tout dépend de sa pertinence au regard des caractéristiques du bien

📖 2. Pourquoi la méthode par capitalisation est rejetée

Le juge est extrêmement clair :

« Dans la mesure où il ressort de l'étude de marché réalisée par la commissaire du gouvernement que le montant du loyer, lequel a été fixé postérieurement à l'arrêté de cessibilité, est 3 fois supérieur à la moyenne du marché, la méthode par capitalisation de la valeur locative ne sera pas retenue. »

C'est une motivation très forte.

Le problème ne vient pas de la méthode.

Le problème vient du revenu capitalisé, qui ne représente pas la réalité économique du marché.

📖 3. La conséquence logique

Le tribunal poursuit immédiatement :

« Il convient d'appliquer la méthode dite par comparaison. »

Une phrase très courte mais qui illustre parfaitement le raisonnement judiciaire.

📖 4. Les comparables doivent être récents

Le tribunal rappelle également un principe que nous appliquons quotidiennement :

« Il convient de ne pas retenir deux des trois termes de comparaison fournis (...). En effet, deux de ces termes se réfèrent à des cessions de 2020, trop anciennes. »

Un excellent rappel sur la nécessité d'utiliser des références contemporaines du marché.

📖 5. Les dépendances modifient la comparaison

Autre enseignement intéressant :

« Le terme n°2 proposé par l'exproprié doit être corrigé dans la mesure où de nombreuses dépendances étaient cédées avec le local. »

Cette remarque rappelle qu'un prix au m² ne peut jamais être repris sans analyser précisément ce qu'il comprend.

📖 6. L'occupation n'entraîne pas automatiquement une décote

Le jugement cite la Cour de cassation :

« Un abattement pour occupation n'a lieu d'être pratiqué que si cette occupation a effectivement pour conséquence de diminuer la valeur vénale du bien par rapport à la sienne si elle était libre. »

Une citation très utile en expertise commerciale.

Ce que je trouve particulièrement intéressant

Pour un expert immobilier, cette décision délivre un message très important.

Le juge ne dit jamais que la méthode par capitalisation est mauvaise.

Au contraire, il explique qu'elle devient inadaptée lorsque le revenu capitalisé est artificiel ou manifestement déconnecté du marché.

Dans cette affaire :

le bail avait été conclu après l'arrêté de cessibilité ;
le loyer était trois fois supérieur aux loyers observés sur le marché ;
le revenu n'était donc pas représentatif de la valeur économique réelle du bien ;
le tribunal a logiquement préféré la méthode par comparaison, fondée sur onze mutations récentes.

En conclusion :

La méthode par capitalisation n'a pas été rejetée par le Tribunal judiciaire de Nice… c'est le loyer qui l'a été. »

Ce n’est pas la méthode qui est critiquée, c’est la donnée qui doit être justifiée !

Pour les praticiens :

Une méthode d'évaluation n'est jamais meilleure qu'une autre par principe. Elle n'est pertinente que si les hypothèses retenues sont économiquement justifiées. Capitaliser un loyer hors marché revient à donner une apparence scientifique à une valeur erronée. C'est précisément ce que rappelle cette décision du Tribunal judiciaire de Nice du 22 janvier 2026.

Bien à vous

Votre Expert en TAV vient vous commenter un arrêt particulièrement intéressent en matière de décote.Non ce n’est pas un ...
10/07/2026

Votre Expert en TAV vient vous commenter un arrêt particulièrement intéressent en matière de décote.

Non ce n’est pas un trouble sonore, un trouble olfactif, un trouble visuel ou encore un trouble sanitaire.

Cette fois la Cour de cassation (3e civ., 28 mai 2026, n° 24-20.821) vient de rendre un arrêt qui retiendra l'attention de tous les professionnels de l'immobilier et de l'expertise, sur le trouble comportementale du voisinage !

Alors oui, dans un pareil cas, la jurisprudence qui est la base de calcul des experts pratiquant le TAV vient nous livrer des détails :

Dans cette affaire, les vendeurs avaient passé sous silence un "léger détail" : un voisin au comportement violent et agressif, connu de longue date.

Disons que ce n'était pas simplement le voisin qui emprunte votre perceuse et oublie de la rendre… 😅

Les acquéreurs découvrent la réalité après la vente. Ils conservent leur appartement mais sollicitent une indemnisation sur le fondement du dol.

⚖️ Les juges retiennent alors la perte de valeur du bien à 15 %, soit 106 500 € sur un prix d'acquisition de 710 000 €.

Et c'est précisément cette méthode que la Cour de cassation valide.

📉 Pourquoi est-ce une décision importante ?

Parce qu'elle rappelle que la valeur vénale ne dépend pas uniquement :
✔️ de la localisation ;
✔️ de la surface ;
✔️ des prestations ;
✔️ de l'état du bien.

Et que le comportement humain du voisinage peut impacter la valeur du bien.

Elle dépend également de critères extrinsèques susceptibles d'influencer le marché :

🔹 la qualité de l'environnement immédiat ;
🔹 les troubles graves et répétés de voisinage ;
🔹 le sentiment d'insécurité généré pour un acquéreur normalement avisé ;
🔹 l'impact sur l'attractivité et la commercialisation du bien ;
🔹 la négociabilité réelle du prix.

En tant que praticien du TAV, cet arrêt est particulièrement intéressant : il reconnaît que certains facteurs immatériels peuvent avoir une traduction économique objective.

Notre rôle est alors de répondre à une question simple en apparence, mais techniquement complexe :

👉 Quel aurait été le prix librement négocié si l'acquéreur avait connu la réalité avant de signer ?

Cette décision rappelle que l'expertise immobilière ne consiste pas seulement à mesurer des mètres carrés. Elle consiste aussi à mesurer l'impact économique de faits qui modifient la perception du marché.

Il me semble que dans un pareil cas, pour les constations du trouble sur place, une majoration d’honoraires des praticiens pour mission hautement dangereuse devrait être tout à fait être justifiée …

# Jurisprudence

📌 Jurisprudence – Méthode hôtelière et fixation de la valeur locativeJe souhaite revenir sur un arrêt particulièrement i...
02/07/2026

📌 Jurisprudence – Méthode hôtelière et fixation de la valeur locative

Je souhaite revenir sur un arrêt particulièrement intéressant rendu par la Cour d'appel de Paris le 27 mars 2025 (RG n° 23/08685), relatif à la détermination de la valeur locative d'un établissement hôtelier dans le cadre du renouvellement d'un bail commercial.

Cette décision rappelle l'importance des dispositions de l'article L.145-33 du Code de commerce, selon lesquelles la valeur locative doit être déterminée en tenant compte notamment des caractéristiques du local, de sa destination, des obligations respectives des parties, des facteurs locaux de commercialité et des prix pratiqués dans le voisinage.

Dans le cas d'un actif hôtelier, la Cour valide une approche fondée sur la méthode hôtelière et retient notamment les éléments suivants :

✅ la capacité d'accueil de l'établissement ;

✅ le prix moyen par chambre ;

✅ le taux d'occupation constaté ;

✅ les recettes issues de l'hébergement ;

✅ les recettes annexes d'exploitation ;

✅ les commissions versées aux plateformes de réservation ;

✅ les charges spécifiques liées à l'activité ;

✅ les investissements nécessaires au maintien du standing et de l'exploitation.

Cet arrêt est particulièrement instructif car il confirme que l'analyse de la valeur locative d'un hôtel ne peut résulter d'une approche simplifiée ou purement théorique. Elle nécessite une étude approfondie des performances économiques réelles de l'établissement et des conditions effectives de son exploitation.

En tant qu'expert immobilier REV, je retiens de cette décision qu'une expertise précise, documentée et fondée sur une application rigoureuse de la méthode hôtelière demeure un élément déterminant dans la fixation de la valeur locative des actifs hôteliers.

Une décision riche d'enseignements pour l'ensemble des praticiens de l'expertise immobilière, du droit des baux commerciaux et de l'investissement hôtelier.

🏅 La reconnaissance européenne au service d’une expertise immobilière exigeanteNotre cabinet franchit une nouvelle étape...
08/06/2026

🏅 La reconnaissance européenne au service d’une expertise immobilière exigeante

Notre cabinet franchit une nouvelle étape avec l’obtention de la certification européenne REV® — Recognised European Valuer, délivrée dans le cadre de TEGoVA.

Cette distinction vient reconnaître un haut niveau de compétence en matière d’évaluation immobilière, fondé sur :

-la maîtrise des méthodes d’expertise ;
-l’application des normes européennes EVS ;
-l’indépendance du jugement ;
-le respect de règles déontologiques strictes ;
-la formation et l’actualisation continues des connaissances.

Au-delà du titre, cette certification traduit une exigence quotidienne : fournir des évaluations objectives, argumentées et conformes aux meilleures pratiques professionnelles européennes.

Dans les dossiers à forts enjeux — acquisition, financement, succession, contentieux, arbitrage patrimonial ou opération d’entreprise — la qualité de l’expertise conditionne directement la pertinence de la décision.

La certification REV®, détenue par seulement quelques centaines d’experts en France, renforce ainsi notre positionnement et notre engagement auprès de chaque client : apporter une analyse indépendante, crédible et techniquement fondée.

Nous remercions sincèrement nos clients et partenaires pour leur confiance.

📞 06 60 89 81 68
🌐 www.delhez-expertises.fr
✉️ [email protected]

Votre expert revient sur une décision de la Cour d’appel de Versailles du 12 mai 2026, particulièrement intéressante en ...
03/06/2026

Votre expert revient sur une décision de la Cour d’appel de Versailles du 12 mai 2026, particulièrement intéressante en matière de bail commercial, de fonds de commerce et d’indemnité d’éviction.

Dans cette affaire, un locataire commercial sollicitait le bénéfice du renouvellement de son bail et, à défaut, une indemnité d’éviction.

Problème : encore fallait-il démontrer que le fonds était réellement exploité dans les locaux.

Or, la Cour a retenu plusieurs éléments défavorables au locataire : commerce régulièrement fermé, absence visible d’activité, absence de marchandises dans les lieux, justificatifs insuffisants, factures d’achats non rattachables avec certitude au local concerné, et surtout absence de comptabilité permettant d’établir un chiffre d’affaires effectivement réalisé dans ce fonds.

La décision est sévère, mais juridiquement logique : le statut des baux commerciaux protège une activité économique réelle, pas une simple existence administrative.

Être immatriculé, conserver un bail ou produire quelques factures ne suffit pas toujours. Ce qui compte, c’est la preuve d’une exploitation effective, régulière et conforme à la destination prévue au bail.

L’enseignement pratique

Cette décision rappelle un point essentiel : l’indemnité d’éviction n’est pas automatique.

Lorsqu’un bailleur refuse le renouvellement d’un bail commercial, l’indemnité d’éviction peut représenter des montants importants, car elle vise notamment à compenser la perte du fonds, les frais de réinstallation ou encore certains préjudices liés au départ forcé du locataire. Mais encore faut-il que le locataire remplisse les conditions permettant de bénéficier de la propriété commerciale.

L’article L.145-8 du Code de commerce conditionne le droit au renouvellement à l’exploitation du fonds dans les lieux loués.
L’article L.145-17 permet, dans certains cas, au bailleur de refuser le renouvellement sans indemnité lorsqu’un motif grave et légitime est caractérisé, notamment en lien avec la cessation d’exploitation.

Pourquoi faire intervenir un expert ?

Dans ce type de dossier, l’expert joue un rôle déterminant.

Il ne s’agit pas seulement de donner une valeur théorique à un fonds de commerce. Il faut analyser la réalité économique de l’exploitation :

Le fonds existe-t-il encore réellement ?
Clientèle, chiffre d’affaires, exploitation sur place, cohérence avec la destination du bail.
Les pièces produites sont-elles probantes ?
Une facture d’achat, seule, ne prouve pas nécessairement que les marchandises ont été vendues dans le local concerné.
L’activité est-elle régulière ou seulement apparente ?
Un commerce ouvert ponctuellement, ou remis en état pour les besoins d’un litige, ne traduit pas forcément une exploitation effective.
L’indemnité d’éviction est-elle justifiée ?
Avant même de discuter du montant, il faut déterminer si le droit à indemnité existe.
Le bailleur ou le locataire disposent-ils d’un dossier techniquement solide ?
Constats, comptabilité, flux d’exploitation, cohérence des charges, abonnements, déclarations fiscales, affectation réelle des locaux : chaque élément peut peser lourd.
Mon analyse

Cette décision illustre parfaitement l’écart qui peut exister entre une situation juridique apparente et une réalité économique.

Un bail commercial ne suffit pas à lui seul à créer une valeur indemnisable.
Un fonds de commerce suppose une activité, une clientèle, des flux, une exploitation identifiable et démontrable.

Dans les contentieux d’éviction, de renouvellement de bail ou de perte d’exploitation, l’intervention d’un expert permet de replacer le débat sur des bases objectives : valeur réelle du fonds, réalité de l’exploitation, cohérence des justificatifs et impact économique du départ.

C’est précisément dans ces situations que l’expertise prend tout son sens : éclairer le juge, sécuriser la stratégie du bailleur ou du locataire, et éviter de fonder une demande sur une valeur qui n’est pas démontrée.

Décision commentée : CA Versailles, chambre commerciale 3-2, 12 mai 2026, n° 25/02483.
Thibault Delhez — Expert en valeur vénale et commerces
delhez-expertises.fr

Cette décision du Tribunal judiciaire de Paris, 18e chambre 3e section, du 12 janvier 2026, n° RG 23/15066, rappelle une...
15/05/2026

Cette décision du Tribunal judiciaire de Paris, 18e chambre 3e section, du 12 janvier 2026, n° RG 23/15066, rappelle une règle essentielle en matière de bail commercial : le droit de repentir du bailleur ne peut pas toujours effacer les conséquences d’un congé avec refus de renouvellement.

Dans cette affaire, le bailleur avait délivré un congé avec refus de renouvellement, ouvrant droit en principe au paiement d’une indemnité d’éviction au profit du locataire. Il a ensuite tenté d’exercer son droit de repentir, c’est-à-dire de revenir sur son refus et d’accepter finalement le renouvellement du bail.

Le tribunal ne suit pas cette analyse. Il considère que le locataire avait déjà engagé un processus irréversible de départ des lieux : information de la clientèle, cessation de l’activité, liquidation du stock, fermeture de ligne téléphonique, retrait du mobilier et arrêt effectif de l’exploitation.

La conséquence est importante : le droit de repentir exercé par le bailleur est privé d’effet. Il n’entraîne donc pas le renouvellement du bail. Le congé avec refus de renouvellement conserve ses conséquences et ouvre droit, au profit du locataire, au paiement d’une indemnité d’éviction.

Pourquoi l’expertise immobilière devient indispensable

Dans ce type de dossier, le débat ne s’arrête pas à la validité du congé ou à l’efficacité du droit de repentir. Une fois le principe de l’indemnité reconnu, la vraie question devient : combien vaut réellement l’éviction ?

Et c’est précisément là que l’intervention d’un expert immobilier spécialisé en indemnité d’éviction devient déterminante.

L’indemnité d’éviction ne se limite pas à un montant forfaitaire ou à une simple estimation théorique. Elle suppose une analyse complète de la situation économique, commerciale et immobilière.

La valeur du fonds de commerce

L’expert doit apprécier l’activité réellement exploitée, le chiffre d’affaires, la rentabilité, la clientèle, l’emplacement, la notoriété du commerce, les perspectives économiques et la dépendance du fonds à son local.

Dans cette affaire, l’activité concernait notamment la vente de disques, DVD, CD, objets d’occasion et produits liés à la musique. Ce type d’activité nécessite une analyse fine : la clientèle est-elle attachée au lieu ? L’activité pouvait-elle être transférée ailleurs ? Le fonds a-t-il été réellement perdu ou simplement déplacé ?

Ces questions ont un impact direct sur le montant de l’indemnité.

La perte réelle subie par le locataire

L’un des enjeux majeurs est de déterminer si l’éviction entraîne une perte totale du fonds de commerce ou seulement un transfert d’activité.

La différence est considérable.

Si le fonds est perdu, l’indemnité peut intégrer la valeur de remplacement du fonds.
Si le fonds est transférable, l’indemnisation peut être davantage orientée vers les frais de transfert, de réinstallation, la perte temporaire d’exploitation et le trouble commercial.

L’expert permet donc de qualifier économiquement la situation, au-delà des seules affirmations des parties.

Les indemnités accessoires

L’indemnité d’éviction peut également comprendre plusieurs postes complémentaires :

frais de déménagement, frais de réinstallation, frais administratifs, perte temporaire d’exploitation, trouble commercial, frais de mutation, perte éventuelle de clientèle ou encore coûts liés à la recherche d’un nouveau local.

Ces éléments doivent être identifiés, justifiés et chiffrés sérieusement.

Le rôle de l’expert est précisément de vérifier la réalité de ces postes et leur lien direct avec l’éviction.

La valeur locative et l’environnement commercial

L’expert doit également analyser la valeur locative des locaux, la commercialité du secteur, l’état du marché, la rareté des locaux comparables et le potentiel d’exploitation de l’emplacement.

Un commerce situé dans un environnement porteur, avec une clientèle attachée au quartier ou à l’adresse, ne s’évalue pas de la même manière qu’un commerce facilement transférable.

L’adresse, la visibilité, le flux piéton, la typologie de clientèle et la qualité de l’emplacement sont autant de paramètres qui influencent directement l’évaluation.

La cohérence économique du dossier

Cette décision montre aussi que le juge ne peut pas fixer une indemnité d’éviction sur la seule base d’affirmations.

Il a besoin d’éléments concrets, documentés, comparables et techniquement exploitables.

C’est pourquoi le tribunal ordonne une expertise judiciaire : il reconnaît le droit à indemnité, mais il confie à un expert la mission de déterminer le montant réel du préjudice.

L’expertise apporte alors une méthode, une neutralité et une base de discussion contradictoire entre les parties.

Ce que cette décision rappelle aux bailleurs

Exercer un droit de repentir suppose d’agir dans un cadre strict.

Lorsque le locataire a déjà engagé un processus irréversible de départ, le bailleur ne peut pas simplement revenir en arrière pour éviter le paiement de l’indemnité d’éviction.

Cette décision rappelle donc qu’un congé avec refus de renouvellement est un acte lourd de conséquences. Avant de le délivrer, le bailleur doit anticiper le coût potentiel de l’éviction et mesurer les conséquences économiques de sa décision.

À défaut, il peut se retrouver exposé au paiement d’une indemnité importante, déterminée après expertise judiciaire.

Ce que cette décision rappelle aux preneurs

Le locataire commercial ne doit pas considérer que le droit de repentir du bailleur neutralise automatiquement ses droits.

Lorsque le départ est déjà engagé de manière irréversible, il peut être possible de contester l’efficacité du repentir et de maintenir le droit à indemnité d’éviction.

Mais encore faut-il pouvoir démontrer concrètement les démarches réalisées : information de la clientèle, arrêt de l’activité, liquidation du stock, restitution ou libération des locaux, fermeture des services liés à l’exploitation, perte de clientèle ou impossibilité de reprise.

Là encore, l’approche probatoire est essentielle.

Conclusion

Cette décision illustre parfaitement l’importance d’une expertise indépendante en matière de bail commercial.

Dans un contentieux d’indemnité d’éviction, l’expert immobilier n’intervient pas seulement pour donner une valeur. Il permet de comprendre la réalité économique du dossier, d’identifier les conséquences concrètes de l’éviction et de distinguer ce qui relève de la perte du fonds, du transfert d’activité ou des indemnités accessoires.

L’enjeu n’est donc pas uniquement juridique. Il est aussi patrimonial, commercial et financier.

C’est pourquoi une évaluation sérieuse du fonds de commerce, de l’emplacement, de la valeur locative et du préjudice économique reste indispensable pour permettre au juge, aux avocats et aux parties de travailler sur une base chiffrée, argumentée et défendable.

Adresse

Nice
06200

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Thibault Delhez Expert certifié en valeur vénale et commerces publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Thibault Delhez Expert certifié en valeur vénale et commerces:

Raccourcis

Partager