Diagnostic immobilier - Gérard Catina

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État parasitaire - parasites du boisL'état parasitaire consiste à répérer les agents de dégradation biologique du bois t...
15/07/2021

État parasitaire - parasites du bois

L'état parasitaire consiste à répérer les agents de dégradation biologique du bois tels que les insectes xylophages (termites), les insectes à larves xylophages (capricornes, vrillettes, etc.) et les champignons lignivores (mérules, coniophores, etc.), qui peuvent occasionner des dégâts importants dans les bâtiments en dégradant le bois et ses dérivés utilisés dans la construction.
L'activité de ces parasites peut affecter la qualité d’usage des bâtiments mais aussi causer des désordres importants dans leur structure même. Dans les cas les plus extrêmes, elle peut conduire à leur effondrement.

Êtes-vous concerné par l'état parasitaire bois ?
OUI, en cas de découverte d’une infestation par des agents de dégradation biologique du bois dans un bâtiment dont vous êtes propriétaire. En cas d’infestation par la mérule, la déclaration de l’infestation en mairie est obligatoire. Dans ce cas, le constat de l'état parasitaire dans les immeubles bâtis et non-bâtis et sur les ouvrages permet d’affirmer qu’il s’agit bien de mérule.
OUI, en cas de vente de tout ou partie d’un immeuble bâti, pour lequel l’acquéreur et / ou le notaire vous demande la réalisation d’un état parasitaire.
L’état parasitaire n’a pas de caractère obligatoire au plan règlementaire. Toutefois, dans certaines régions où le risque de présence d’agents de dégradation biologique du bois autre que les termites est très élevé (exemples : la mérule en Bretagne, les capricornes des maisons dans les Landes), la réalisation de l’état parasitaire est la seule solution d’expertise pour s’exonérer de la garantie des vices cachés correspondante. C’est pourquoi, dans le but de protéger le vendeur et l’acquéreur, le notaire peut exiger l'état parasitaire comme pièce complémentaire au Dossier de diagnostics techniques (DDT) lors de la vente.

ERP : L’Etat des Risques et PollutionRISQUE MAJEUR. SA DEFINITION ET SES EXEMPLES.Un risque est la conséquence d’un évén...
15/07/2021

ERP : L’Etat des Risques et Pollution
RISQUE MAJEUR. SA DEFINITION ET SES EXEMPLES.
Un risque est la conséquence d’un événement d’une certaine ampleur ayant une certaine probabilité de se produire (aléa). Il peut être d’origine naturelle ou humaine. Les effets peuvent mettre en péril un grand nombre de personnes, occasionner des dégâts importants et dépasser les capacités de réaction des instances directement concernées. Le passage de l’aléa au risque suppose la prise en compte de la vulnérabilité des enjeux soumis à cet aléa.
DEUX CRITERES DEFINISSENT LE RISQUE MAJEUR :
UNE GRAVITE ELEVEE.
PROBABILITES D’OCCURRENCE FAIBLE.
LE RISQUE MAJEUR EST LA POSSIBILITE D'UN EVENEMENT D'ORIGINE NATURELLE OU ANTHROPIQUE, DONT LES EFFETS PEUVENT METTRE EN JEU UN GRAND NOMBRE DE PERSONNES, OCCASIONNER DES DOMMAGES IMPORTANTS ET DEPASSER LES CAPACITES DE REACTION DE LA SOCIETE. L'EXISTENCE D'UN RISQUE MAJEUR EST LIEE : - D'UNE PART A LA PRESENCE D'UN EVENEMENT, QUI EST LA MANIFESTATION D'UN PHENOMENE NATUREL OU ANTHROPIQUE ; - D'AUTRE PART A L'EXISTENCE D'ENJEUX, QUI REPRESENTENT L'ENSEMBLE DES PERSONNES ET DES BIENS (AYANT UNE VALEUR MONETAIRE OU NON MONETAIRE) POUVANT ETRE AFFECTES PAR UN PHENOMENE. LES CONSEQUENCES D'UN RISQUE MAJEUR SUR LES ENJEUX SE MESURENT EN TERME DE VULNERABILITE. UN RISQUE MAJEUR EST CARACTERISE PAR SA FAIBLE FREQUENCE ET PAR SON ENORME GRAVITE. QUOIQUE LES CONSEQUENCES DES POLLUTIONS (PAR EXEMPLE LES MAREES NOIRES) PUISSENT ETRE CATASTROPHIQUES, LA LEGISLATION, LES EFFETS, AINSI QUE LES MODES DE GESTION ET DE PREVENTION DE CES EVENEMENTS SONT TRES DIFFERENTS ET NE SONT PAS TRAITES DANS CE DOSSIER

LES DIFFERENTS TYPES DE RISQUES SONT REGROUPES EN 5 GRANDES FAMILLES
-LES RISQUES NATURELS :
AVALANCHE, FEU DE FORET, INONDATION, MOUVEMENT DE TERRAIN, CYCLONE, TEMPETE, SEISME ET ERUPTION VOLCANIQUE.
- LES RISQUES TECHNOLOGIQUES :
D'ORIGINE ANTHROPIQUE, ILS REGROUPENT LES RISQUES INDUSTRIEL, NUCLEAIRE, BIOLOGIQUE, RUPTURE DE BARRAGE...
- LES RISQUES DE TRANSPORTS COLLECTIFS :
(PERSONNES, MATIERES DANGEREUSES) SONT DES RISQUES TECHNOLOGIQUES. ON EN FAIT CEPENDANT UN CAS PARTICULIER CAR LES ENJEUX (VOIR PLUS BAS) VARIENT EN FONCTION DE L'ENDROIT OU SE DEVELOPPE L'ACCIDENT
- LES RISQUES DE LA VIE QUOTIDIENNE :
ACCIDENTS DOMESTIQUES, ACCIDENTS DE LA ROUTE...
- LES RISQUES LIES AUX CONFLITS.

5/5   LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitationL'état de l...
14/07/2021

5/5 LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitation
L'état de l'installation intérieure d'électricité est un diagnostic qui évalue les risques pouvant mettre en danger la sécurité des personnes et leurs biens.
Le vendeur doit faire réaliser ce diagnostic par un professionnel certifié.
Ce diagnostic doit être intégré aux différents diagnostics que forme le dossier de diagnostic technique (DDT). Ce dossier doit être remis à l'acquéreur au moment de la signature de la promesse de vente ou, sinon, à l'acte de vente.
Une attestation de conformité du Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité (Consuel) peut remplacer l'état d'installation intérieure d'électricité si l'attestation a été faite depuis moins de 3 ans.
L'état d'installation intérieur d'électricité est obligatoire en cas de vente d'un logement dès lors que l'installation d'électricité a plus de 15 ans.
A savoir : les installations comprises dans les dépendances des maisons individuelles sont également concernées.
Le diagnostic doit être réalisé par un professionnel certifié.
La réalisation du diagnostic doit être conforme à une méthodologie strictement réglementée.

4/5   LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitationIdentificat...
14/07/2021

4/5 LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitation
Identification des sources d’énergie.
Les usines de production d’électricité sont de plusieurs types :
- Hydraulique (barrage) = Energie renouvelable
- Marée motrice (utilisation du flux des eaux) = Energie renouvelable
- Eolienne (utilisation de la force du vent) = Energie renouvelable
- Géothermie (utilisation de la chaleur de la terre) = Energie renouvelable
- Cellule photovoltaïque = Source Solaire renouvelable
- Thermique (charbon, fuel, gaz) = Energie fossiles (pétrole)
- Nucléaire (75 %) = Source fissile (uranium)

Les barrages hydroélectriques :
L’hydroélectricité est la première source d’énergie renouvelable. En France, elle représente 12% de la production électrique, contre moins de 5% pour les autres énergies renouvelables… Présence d’une usine marémotrice due aux mouvements de flux et de reflux des marées en Bretagne et d’une hydrolienne exploitant les courants marins au large de l’île de Bréhat.

Les champs éoliens Eolienne :
Elle tire son nom d'Éole (vent en Grec) cette énergie électrique éolienne est l'énergie du vent. Cette énergie est tirée du vent au moyen d'un dispositif aérogénérateur comme une éolienne ou un moulin à vent.

Centrale Géothermique :
Très modeste sont présentent en Guadeloupe et à la Réunion ; une centrale dans le Bas Rhin en coopération avec l’Allemagne.

Le solaire :
Une centrale électrique solaire thermique (ou centrale solaire thermodynamique ou encore hélio thermodynamique) est une centrale qui concentre les rayons du soleil à l'aide de miroirs afin de chauffer un fluide caloporteur qui permet en général de produire de l'électricité. Ce liquide caloporteur envoyé dans une chaudière transforme de l'eau en vapeur. La vapeur fait tourner des turbines qui entraînent des groupes électrogènes.

Photovoltaïque :
Cette énergie est produite par le Soleil ce dispositif produit du courant continu pour être ensuite être converti en courant alternatif. Ce sont les rayons solaires qui existent les atomes de silicium et créer du courant.

Nucléaire :
Une centrale nucléaire est une centrale électrique, utilisant la fission nucléaire de matières fissiles (uranium ou plutonium) pour produire de la chaleur dont une partie est transformée en électricité (environ 33%). Elle est constituée d'un ou plusieurs réacteurs nucléaires, dont la puissance électrique varie de 40 MW à plus de 1 450 MW.

Thermique :
Les plus répandues sont constituées d'une chaudière et d'une turbine à vapeur. Leur carburant est le plus souvent du charbon mais on trouve aussi des chaudières utilisant de la biomasse, du gaz naturel, du pétrole, ou des déchets municipaux. Les centrales les plus récentes possèdent un cycle vapeur supercritique, qui permet d'avoir un rendement qui dépasse 45%. Elles permettent de faire de la cogénération : lorsque l'on a besoin à un endroit déterminé (agglomérations, industries chimiques, serres, ...) de chaleur en grande quantité, il est intéressant de créer une centrale thermique qui produit de l'électricité et dont le circuit de refroidissement sert de source de chaleur.

3/5   LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitationLe terme « ...
14/07/2021

3/5 LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitation
Le terme « électricité » vient directement du mot grec « elektron » (ελεκτρον) qui désigne l'ambre jaune, une résine fossile possédant des propriétés électrostatiques observées par Thales (11e siècle avant J.C). L'électricité se trouve à l’état naturel dans bien des domaines tels que la foudre produite par les éclairs, l’électricité statique, l’influx nerveux des êtres vivants (notre cœur, cerveau) plus flagrant chez certains poissons électriques comme le poisson torpille. En 1600 William Gilbert redécouvre les propriétés électrostatiques de différent élément et donne à ce phénomène le nom : d’électricité. L’électricité est définie au XVIIe siècle comme le mouvement de charges électriques contenues dans la matière. La matière est constituée de molécules elles-mêmes constituées d’atomes. L’atome, est constitué d’électron, particule élémentaire qui possède une charge élémentaire négatif et d’un noyau formé de Neutron (charge neutre) et de Proton (Charge positive). Un atome comporte autant d'électrons que de protons de sorte que la charge électrique de l'atome est neutre. Les électrons sont répartis en couches successives, ou niveaux d'énergie et forment un nuage enveloppant le noyau. Les électrons libres sont des électrons pouvant se détacher facilement de leur atome. Un courant électrique est la circulation d’électrons libres entre deux points d’un corps conducteur. On distingue deux sortes de corps : ceux qui possèdent des électrons libres, appelés conducteurs (essentiellement les métaux) et ceux qui n’en possèdent pas, appelés isolants (verre, porcelaine, plastique, etc.…). L’électricité statique. En frottant certains matériaux entre eux, les électrons superficiels des atomes de l'un sont arrachés et récupérés par les atomes de l'autre mais elles sont piégées, les charges électriques ne peuvent pas circuler car ces matériaux utilisés sont des isolants (le plastique, le verre, le papier...) et résistent à la circulation des charges. Par exemple : une règle en plastique frottée sur des vêtements se charge d’électron et devient négative. Elle peut alors attirer des petits morceaux de papier. L’électricité est une énergie qui voyage entre la centrale qui la fabrique et l’endroit où on l’exploite ou l’utilise. Deux charges de nature

2/5  LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitationL’interventi...
13/07/2021

2/5 LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitation
L’intervention de l'opérateur de diagnostic porte sur les constituants visibles, visitable et accessibles de l’installation au moment du diagnostic. Elle s’effectue, sans montage ni démontage (hormis le démontage du/des capot(s) du tableau lorsque cela est possible) ni destruction des isolants des câbles et, ne préjuge pas des modifications susceptibles d’intervenir ultérieurement sur tout ou partie de l’installation. L’opérateur rassemble toutes les informations nécessaires à la réalisation du diagnostic et à l’établissement de son rapport (identifie le donneur d’ordre, collecte les informations concernant l’immeuble). Il s’assure, auprès du donneur d’ordre, d’avoir accès à tous les locaux et dépendances et, recueille également son autorisation à prendre toutes dispositions pour garantir la sécurité des personnes durant la réalisation de l’état de l’installation intérieure d’électricité. IL ne s’agira pas d’établir la conformité de l’installation mais de faire un bilan de sécurité suivant 6 points bien précis mentionnés dans l’annexe I du présent arrêté, par examen visuel et essais ou mesurages.
Ces points, portent sur l’existence et les caractéristiques essentielles :
➢ D’un appareil général de commande et de protection et de son accessibilité,
➢ D’au moins un dispositif différentiel de sensibilité approprié aux conditions de mise à la terre, à l’origine de l’installation électrique,
➢ D’un dispositif de protection contre les surintensités adaptées à la section des conducteurs, sur chaque circuit,
➢ D’une liaison équipotentielle et d’une installation électrique adaptée aux conditions particulières des locaux contenant une baignoire ou une do**he.
Egalement sur l’absence de :
➢ matériels présentant des risques de contacts directs avec des éléments sous tension, protection mécanique des conducteurs.
➢ Les matériels électriques vétustes, inadaptés à l’usage.

Points Particuliers sur l’installations :
Lorsqu’il existe dans la partie privative une piscine ou un bassin fontaine, les caractéristiques de cette installation et des équipement électrique doivent être évaluer afin d’éviter les risques électriques liés à leur emplacement.

1/5  LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitationDIAGNOSTIC V...
13/07/2021

1/5 LE DIAGNOSTIC TECHNIQUE DE L’Installation Intérieure Electrique dans les immeubles à usage d’habitation

DIAGNOSTIC VENTE
En cas de vente de tout ou partie d'un immeuble à usage d'habitation, un état de l'installation intérieure d'électricité, lorsque cette installation a été réalisée depuis plus de quinze ans, est produit en vue d'évaluer les risques pouvant porter atteinte à la sécurité des personnes, dans les conditions et selon les modalités prévues aux articles L. 271-4 (renvoie art. L.134-7) et L. 271- 6*. Un décret en Conseil d'Etat définit les modalités d'application du présent article.
L’état de l’installation intérieure d’électricité a une durée de validité de trois ans. Depuis le 1er janvier 2009, un "diagnostic électrique" est requis pour toute opération de vente concernant tous les biens à usage d’habitation dont l’installation électrique à plus de 15 ans.

DIAGNOSTIC LOCATION
Immeuble collectif ou individuelle. – le certificat de conformité installation neuve à + 15 ans, – absence de diagnostic vente de – de 6 ans, – absence de certificat de mise en conformité ou diagnostic de mise en sécurité réalisé par un organisme agrée agréé par le ministre chargé de l’énergie en application du décret n° 72-1120 du 14 décembre 1972 (CONSUEL) de moins de 6 ans et réalisé avant l’entrée en vigueur du décret, (une déclaration de l’organisme agréé indiquant qu’il a bien visé une attestation, tient lieu d’état de l’installation électrique intérieure)
L’état de l’installation intérieure d’électricité a une durée de validité de six ans. (Art. 3) Diagnostic obligatoire pour tout contrat de location signé à compter du 1 er janvier 2018.

Histoire d’amiante   12/12Historique de l’Amiante et santé humaine   5/5Décret 96 / 97 et 97-855 du 12 septembre 1997. (...
13/07/2021

Histoire d’amiante 12/12
Historique de l’Amiante et santé humaine 5/5

Décret 96 / 97 et 97-855 du 12 septembre 1997. (Dossier Technique) Bâtiments concernés : Tout immeuble bâtis sauf maisons et logements seuls en copropriété.
• Les propriétaires des immeubles mentionnés ont l’obligation de : (Indépendamment de toutes transactions immobilières) ▫ Faire rechercher la présence de Matériaux FRIABLES contenant de l'amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.
Matériaux à repérer :
▫ Flocages
▫ Calorifugeages
▫ Faux-plafonds
Echéances: Repérage avant le 31/12/1999.
Décret 2001-840 du 13 septembre 2001. (Dossier Technique Amiante).
Porte le nom de : Repérage étendu : Prend en compte la présence de matériaux amiantés lors d’opération d’entretien et de maintenance
Bâtiments concernés : Tout immeuble bâtis sauf maisons individuelles et appartements dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997.

Histoire d’amiante   11/12Historique de l’Amiante et santé humaine    4/51996 : Interdiction du Chrysotile dans :  Matér...
12/07/2021

Histoire d’amiante 11/12
Historique de l’Amiante et santé humaine 4/5

1996 : Interdiction du Chrysotile dans : Matériaux destinés au calorifugeage des équipements de chauffage, des canalisations et des gaines . Grille-pain, housse de table à repasser, ... Panneaux isolants en carton

Décret n°96-668 du 26 juillet 1996 relatif à l’interdiction des "calorifugeages" contenant de l’amiante à partir du 29 juillet 1996
Décret 96-97 du 7 février 1996 (protection des populations) relatif à la recherche de flocages, calorifugeages contenant de l’amiante (tous les propriétaires d’immeubles construits avant le 1er janvier 1980)
Décret 96-98 relatifs à la protection des travailleurs susceptibles d’être exposés aux fibres d’amiante dans leur milieu professionnel.
Décret 96-1133 (Interdiction).
« Interdiction de fabrication, de transformation, de vente, d'importation, de mise sur le marché national et de cession à quelque titre que ce soit de toutes variétés de fibres d'amiante »
Interdiction mise en place à compter du 1er janvier 1997
Décret 96-97 du 7 février 1996. PROTECTION DES POPULATIONS
Bâtiments concernés : Tout immeuble bâtis sauf maisons individuelles.
• Les propriétaires des immeubles mentionnés ont l’obligation de : (Indépendamment de toutes transactions immobilières)
o Faire rechercher la présence de flocages contenant de l'amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er janvier 1980.
o Faire rechercher la présence de calorifugeages contenant de l'amiante dans les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 29 juillet 1996.
Décret 96-98 du 7 Février 1996. PROTECTION DES TRAVAILLEURS Contre les risques liés à l'inhalation de poussières d'amiante »
• Limiter l’exposition des travailleurs (VLEP: 100 fibres/ litres d’air sur 8h de travail)
• Protection collective et individuelle
• Obligation de qualification des entreprises de désamiantage
• Obligations pour les entreprises d’informer les employés de toute présence d’amiante.

Histoire d’amiante   10/12Historique de l’Amiante et santé humaine   3/51976 : Le scandale de l’usine AMISOL, à Clermont...
12/07/2021

Histoire d’amiante 10/12
Historique de l’Amiante et santé humaine 3/5

1976 : Le scandale de l’usine AMISOL, à Clermont Ferrand Le cancer broncho-pulmonaire et le mésothéliome sont reconnus maladies professionnelles. (Amisol était une usine de produits amiantés située à Clermont-Ferrand. Le dépôt de bilan en 1974, conduit les ouvriers à alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur leurs conditions de travail et les décès qui en ont résulté).
1977 : Interdiction de l’amiante sous forme de flocage dans les locaux à usage d’habitations
(Seuil limite d’exposition 2 fibres/cm3).
(Arrêté du 29 juin et le décret du 17 août).
1977 : L’amiante blanc (chrysotile), du groupe des serpentines est classé cancérigène
1978 : Interdiction de l’amiante sous forme de flocage à concentration supérieure à 1%.
1980 : Interdiction totale du flocage amianté dans tous les bâtiments.
1987 : Réduction du seuil limite d’exposition à 1 fibre/cm3.
1988 : Interdiction d’utilisation de l’amiante dans : Poudre vendue au détail au public. Flocages. Peinture ou vernis. Tamis catalytique. Jouets. Articles pour fumeurs. Dispositif d’isolation des appareils de chauffage utilisant du gaz liquéfié. Obligation d’étiquetage des produits contenant de l’amiante.
1992 : Seuil limite d’exposition à l’amiante est fixé à 0.6 fibres/cm3
1994 : Interdiction des amphiboles (amosite, crocidolite,…). Interdiction du Chrysotile dans : Revêtements routiers à concentration supérieure à 2% Filtres pour liquides Mortier, charges, colle, produits de scellement, enduits, mastics Sous couches pour revêtements de murs ou de sols plastifiés Matériaux isolants ou insonorisants de faible densité (< 1g/cm3) Feutre bitume pour toiture Textiles, s’ils n’ont pas subi un traitement empêchant la libération des fibres

Histoire d’amiante   9/12Historique de l’Amiante et santé humaine   2/51956 : Un courrier entre les responsables de la T...
12/07/2021

Histoire d’amiante 9/12
Historique de l’Amiante et santé humaine 2/5

1956 : Un courrier entre les responsables de la Turner and Newhall et la société « L'amiante et ses applications » (Ferodo) évoque les dangers pour les populations vivant aux abords des usines, lors du choix d'un site français de transformation des fibres ;
1960 : L’étude du docteur Wagner confirme que l'amiante est à l'origine du mésothéliome qui touche les mineurs en Afrique du Sud et révèle que le cancer de la plèvre atteint aussi les riverains des usines ; elle dénombre 33 cas de mésothéliomes dans la population des mineurs d'amiante dans la province du Cap ;
1962 : Dans une réponse adressée à la Présidence de la République, Raymond Barre, directeur de cabinet du ministre de l'industrie, plaide la cause des industriels concernant les problèmes de pollution nés de l'activité de la société minière de l'amiante à Canari, en Corse.
1964 : La conférence internationale sur les risques liés à l'amiante se réunit à New York sous l'égide de l'académie des sciences ; les actes de cette conférence sont consultables dès 1965 à la bibliothèque de la faculté de médecine de Paris ;
Le pneumologue Irving Selikoff, directeur de la division de médecine expérimentale du Mount Sinaï Hospital de New York, publie la première grande étude épidémiologique, à la demande du syndicat des ouvriers de l'isolation ;
Le Sud-africain J.G. Thomson retrouve des corps asbestosiques dans les poumons d'un habitant sur quatre autopsié dans la province de Captown ; Le docteur Muriel L. Newhouse, du département de médecine professionnelle britannique, fait état de 76 cas de mésothéliomes, dont 31 ouvriers de l'amiante, 11 cas vivant à proximité d'usines, 9 femmes et enfants d'ouvriers ;
1965 : Le premier cas de mésothéliome pleural, diagnostiqué par le Français Jean Turiaf, est décrit dans le bulletin de l'Académie de médecine ; (L’amiante sera toujours importé massivement durant encore 30 ans, pour un total équivalent à 80 Kg/habitant)
1967 : Incendie à Bruxelles dans le grand magasin « A l’innovation » fait 323 morts. Plusieurs pays Européens, dont la France, poussent à l’utilisation massive de l’amiante dans les ERP pour diminuer le risque incendie.
1968 : Deux chercheurs britanniques, Morris Greenberg et T.A. Lloyd Davis, étudient les cas recensés dans le registre anglais des mésothéliomes et dénombrent 38 cas sans exposition à l'amiante, mais ayant habité au voisinage des sites de transformation (voisins, femmes et enfants d'ouvriers de l'amiante contaminés notamment par un contact avec des vêtements.
1974 : Création du collectif anti-amiante à Jussieu Le campus de Jussieu a été un des lieux symboliques des risques posés par l’utilisation de l’amiante en France, et de l’inertie des pouvoirs publics. La mobilisation du personnel de Jussieu fera prendre conscience à l’opinion publique que l’amiante représente un risque sanitaire majeur. Après d’importantes polémiques dont celle concernant Claude Allègre y voyant par exemple « un phénomène de psychose collective », le désamiantage de Jussieu pu commencer.
1975 : Interdiction aux jeunes travailleurs des travaux de cardage, de filature et de tissage de l’amiante et non admission de manière habituelle dans les locaux affectés à ces travaux. La Suisse interdit les flocages à base d’amiante.

Histoire d’amiante   8/12Historique de l’Amiante et santé humaine   1/5Pline l'Ancien (Naturaliste Romain du 1 er siècle...
11/07/2021

Histoire d’amiante 8/12
Historique de l’Amiante et santé humaine 1/5
Pline l'Ancien (Naturaliste Romain du 1 er siècle) qui s’extasie devant ses propriétés remarque aussi les dommages aux poumons dont souffrent les esclaves chargés du tissage de vêtements d’amiante. L’amiante s’est révélé être l’une des matières les plus nocives de l’histoire moderne de la santé au travail. Il se désagrège très facilement en fibres microscopiques qui, si elles sont inhalées, peuvent provoquer des tumeurs malignes de la plèvre et du péritoine (mésothéliome), le cancer du poumon et l’asbestose.
1899: - le Dr Henri Montagne Murray à Londres fait la première observation d'un décès lié à l'amiante : il diagnostique une fibrose pulmonaire d'origine mystérieuse chez un ouvrier ayant travaillé pendant quatorze ans dans l'atelier de cardage d'une filature d'amiante ;
1906 : Rapport de l’inspection du travail qui fait état de fibrose pulmonaire due à l’amiante dans des unités de transformation de l’amiante
« Denis Auribault, inspecteur du travail à Caen, rédige un rapport sur la surmortalité des ouvriers d'une usine de textile de Condé-sur-Noireau, dans le Calvados, utilisant l'amiante. Cette note publiée dans le Bulletin de l'inspection du travail est classée par l'administration et reste lettre morte. »
1918 : Les compagnies d'assurances américaines refusent d'assurer les travailleurs de l'amiante.
1924 : Nellie Kershaw, entrée comme bobineuse en 1917 à la filature d'une fabrique d'amiante, ultérieurement reprise par la Turner and Newhall, meurt par étouffement à 33 ans d'une « fibrose pulmonaire causée par l'inhalation de particules minérales » ; dix ans après la mort de Nellie, la Grande-Bretagne fera entrer l'asbestose dans le champ des maladies professionnelles indemnisables
1927 : Le filon d'amiante de Canari, au Cap corse, découvert par le géologue suisse Eggenberger, est mis en exploitation par l'industriel Georges Cuvelier, fondateur d'Eternit France ;
1930 : La Grande-Bretagne édicte une première réglementation limitant l'empoussièrement dans les usines ; deux Britanniques, Klemperer et Rabin, découvrent le mésothéliome ou cancer de la plèvre.
1943 : La Turner and Newhall et huit autres industriels de l'amiante confient une première étude expérimentale sur les pathologies de l'amiante à un laboratoire américain : 80 % des souris testées développent un cancer du poumon en moins de trois ans. Les résultats de cette étude resteront secrets
1945 : Création du tableau 25 des maladies professionnelles : « Silicose professionnelles, maladies consécutives à l’inhalation de poussières siliceuses et amiantifères ».
1946 : Les États-Unis édictent une réglementation limitant l'empoussièrement dans les usines ;
1950 : Création du tableau 30 des maladies professionnelles : « Asbestose professionnelle, Maladies consécutives à l’inhalation des poussières d’amiante ».
1954 : John Knox, médecin du travail de l'usine Turner and Newhall de Leeds, confie à l'épidémiologiste Richard Doll une étude sur les ravages du « magic mineral » ;
1955 : En dépit des pressions des industriels, l'étude épidémiologique de Richard Doll est publiée dans le « British Journal of Industrial Médecine », prouvant le lien entre amiante et cancer du poumon ;

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