07/08/2024
L'Etat, par des politiques à contre sens se prive-t-il d'une manne de plusieurs milliards dans ses caisses ?
Réponse : oui et non.
Le choc des rentrées financières des régions, des communes, départements et TVA pour ne citer que cela est effectivement difficile à avaler avec l'effondrement du marché de l'immobilier. Moins de ventes, moins de recettes mais, les intégrer dans les budgets était une gageure.
En effet les "artifices" cumulés ou évènements imprévisibles ont abouti à un marché "tronqué" et en dehors de la réalité.
Taux d'intérêts historiquement bas, COVID et envies de bouger, recherches de campagne, de télétravail, prêts plus facilement accordés, etc. Tous ces éléments sortant de "l'ordinaire" ont laissé penser que c'était normal...mais non!
Dans toutes les analyses, sur un marché régulier, le nombre de ventes tourne autour de 820 000 (plus ou moins 8%) depuis 25 ans et les taux d'intérêts sont plutôt entre 2,8 et 3,20 sur cette même période. (Ce qui n'est pas le 1% joyeux).
Mais surtout, les acheteurs des 6 dernières années records sont-ils acheteurs 6, 5, 1 ans après? Ben non, on ne revend pas 3 ans après sauf besoins impérieux. De plus, les 37 millions de logements actuels ne sont pas tous concernés par la vente (Logements sociaux ou conventionnés bloqués dans le temps, logements vacants en zones désertées, soucis de prêts sur DPE, résidences secondaires familiales ou pas, parc locatif privé,...) la quasi totalité de ses bien n'est pas sur le marché tous les ans.
En croisant ces chiffres, l'atterrissage est logique et tout à fait normal, cela dit, nous n'avons pas inclus les crises et tensions mondiales et nationales qui nous arrivent à grand pas.
Des acteurs vont disparaître (Et déjà en grand nombre) et il faut s'accrocher très fort mais la récompense est au bout, les vendeurs vont devoir comprendre rapidement que 10% de baisse est parfois un minimum et qu'en face il n'y a plus des millions d'acheteurs.
Cela dit, en revenant à des chiffres de plus ou moins 850 000 transactions, des taux aux alentours de 3% (plus ou moins), nous serons dans ce que le marché a le plus connu et cela fonctionnait pas si mal...
Ne pas avoir pris en compte que les rentrées dans les caisses des institutions seraient amputées de plus de 300 000 ventes est donc une grave erreur et surtout, avoir poursuivi une politique répressive sur les vendeurs et tous ces vilains propriétaires est un beau boomerang mais qui nous puni tous.
Parfois, écouter les professionnels ne serait pas une mauvaise idée.