29/08/2026
DU CHÂTEAU D’EAU AU LAVABO : QUAND L’EAU COULE… AROMATISÉE À L’AMIANTE ?
L’amiante, on le cherche dans les bâtiments avant travaux, avant démolition, dans les calorifugeages, les dalles ou les conduits…
Mais quand il est présent dans certaines installations de nos réseaux d’eau, notamment dans d’anciennes canalisations en amiante-ciment, châteaux d’eau, curieusement, le sujet devient beaucoup plus discret…
Selon le ministère de la Santé, environ 4 % du linéaire des réseaux publics de distribution d’eau en France pourrait encore contenir de l’AMIANTE, notamment sous forme de conduites en amiante-ciment (environ 39 000 km) En vieillissant et en se dégradant, ces canalisations sont susceptibles de libérer des fibres dans l’eau. Ce n'est pas considéré comme un danger immédiat pour la santé par ingestion directe, selon les principales organisations mondiales…dont l’OMS.
Alors, buvons-nous de l’amiante ?
Soyons précis : le caractère cancérogène de l’amiante est parfaitement établi par inhalation. Pour l’ingestion, les connaissances scientifiques actuelles ne permettent pas d’établir le même lien sanitaire et il n’existe aujourd’hui aucune valeur sanitaire réglementaire spécifique pour l’amiante dans l’eau potable en France…
À l’origine, l’amiante était notamment utilisée pour sa résistance à la chaleur… mais en boire ne vous protégera pas de la canicule !
Sérieusement, l’absence de valeur limite ne veut pourtant pas dire absence de fibres…
On traque donc l’amiante dans nos bâtiments, on diagnostique, on analyse, on confine, on retire et on protège les travailleurs… Mais combien de kilomètres de canalisations en amiante-ciment dégradées alimentent nos robinets ? Combien de fibres retrouvons-nous réellement dans l’eau ? Et surtout, pourquoi ce sujet manque d’information ?
L’amiante dans les murs, on diagnostique…
L’amiante dans les tuyaux… on boit la question ? 🫤