26/01/2026
Étrange architecture, n’est ce pas ? 😳 interessant…🧐 décryptage..!?
Eventrée pendant la seconde guerre mondiale, l’Église Notre Dame de Saint-Lô, dans la manche, est confiée aux mains d’un architecte au sortir de la guerre, Yves-Marie Froideveaux, pour sa reconstruction. Il refuse de la réparer à l’identique, privilégiant la mise en place d’une architecture radicalement différente, comme témoin des horreurs de la guerre. Il conserve les ruines médiévales et reconstruit la partie détruite en schiste vert. Il y eu beaucoup de critiques et d’habitants qui s’élevèrent pour retrouver l’architecture initiale. En vain….
Photo et réalisation étonnantes qui ont donc inspiré mon œil de géo-décodeur (symbolique de l’habitat).
Dérangeante ou inspirante, selon la sensibilité de chacun. Témoin des horreurs de la guerre dans l’esprit de l’architecte, mais peut être aussi témoin de notre époque dite « moderne ». Linéaire, froide, symétrique, terne, carrée, presque acérée. Aucune rondeur, aucun accueil, l’esprit aspiré par le néant au lieu de formes harmonieuses qui le modulent et le préparent à une ondulation plus élevée à l’intérieur (ce n’est que mon avis).
Le codage est ici clair et revendiqué par l’architecte, mais cela va plus loin encore. J’y vois une analogie forte, et qui s’est matérialisée dans la communauté locale apparemment, et je dirais presque, inévitablement. Le schiste utilisé symbolise la séparation, la différence marquée (Schisto en latin: qui se sépare, qui se divise). Cela finalise l’acte du créateur (ici ce n’est que l’architecte temporel et humain 😉) mais marque une œuvre collective appartenant à tous, elle créer inévitablement des perceptions et appréciations différentes bien tranchées, un vrai schisme en réalité (scission d’un groupe). Tiens donc….
Ce témoin devient un témoin de division, et s’ancre au quotidien chez les personnes qui le côtoient. Dommage, au sortir d’une guerre, car elle prolonge l’idée de différent et de division, de conflit (guerre), au lieu de réunir, d’appaiser. Un dommage supplémentaire donc, en remplacement d’un premier, et sur un édifice religieux, sensé porter des valeurs fortes. L’idée se comprend, est-elle cohérente et bénéfique pour l’inconscient collectif ? La question est posée.
Geo-decodage
Photo: Laurent Ridel LinkedIn