14/07/2023
Né à Gagnoa, fils de fonctionnaire, Guillaume Koffi, 63 ans, a vécu une enfance sans coupe ni croquis, « normale ». Il suit d’abord une partie de sa scolarité à Bouaké avant de déménager à Abidjan pour passer son bac. Son père le rêve en pharmacien, mais l’architecture s’impose naturellement à lui. « Le lycée se trouvait juste à côté de l’hôtel Ivoire. J’avais donc déjà des référents. Je me promenais beaucoup au Plateau, où il y avait des vitrines chics dans de beaux immeubles… J’aimais me balader aussi dans le quartier de Cocody, pour regarder les villas modernes, et à Treichville, où vivait ma grand-mère, pour ses ateliers. »
Diplômé de l’École spéciale d’architecture de Paris en 1984, il travaille quelques années dans l’agence de Jacques Labro, Prix de Rome, connu pour avoir dessiné la station de ski d’Avoriaz (Haute-Savoie). « Mais il y avait davantage de besoins en Côte d’Ivoire », alors Guillaume Koffi rentre à Abidjan en 1985 et fonde son propre cabinet en 1992. Sept ans plus t**d, il s’associe avec un de ses plus talentueux employés, Issa Diabaté, pour créer la désormais célèbre agence Koffi & Diabaté.
Récompensé par le World Architecture Awards en 2018, Guillaume Koffi, président de l’ordre des architectes de 2006 à 2014, est à l’origine de la création de la première école d’architecture d’Abidjan, « pour assurer la relève ». Très sensibles à la problématique environnementale, proches des concepts écologiques des Brésiliens Marcio Kogan et Isay Weinfeld ou du Vietnamien Vo Trong Nghia, Koffi et Diabaté élaborent des habitats durables, écoresponsables, et des immeubles tertiaires aux quatre coins de l’Afrique de l’Ouest, les Résidences Chocolat à Abidjan, à la Cité ministérielle à Cotonou.
Source: JeuneAfrique