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15/06/2026

On a vu la chaleur, l'eau, le bruit, la fertilité, le faux gazon. Voici le réflexe chimique du jardinier pressé : quelques herbes entre les dalles, un coup de désherbant, et c'est « propre ». Sauf qu'on n'a rien résolu. On a brûlé la feuille visible, laissé la cause intacte — et envoyé le problème dans le sol, dans l'eau, et chez tout ce qui vit au jardin 🧴

Et avant même de parler d'écologie, il y a un fait que beaucoup ignorent encore.

LE RAPPEL QUI CHANGE TOUT — C'EST INTERDIT :

Depuis 2019, la loi Labbé interdit aux particuliers d'acheter, de détenir et d'utiliser les désherbants chimiques de synthèse — glyphosate du Roundup comme désherbants sélectifs pour gazon. Ce n'est plus une question d'opinion : ces produits ne sont tout simplement plus autorisés au jardin d'agrément, au potager ou sur les allées. Si un vieux bidon traîne dans votre garage, sa place est en déchèterie, pas dans le pulvérisateur. La raison de cette interdiction est précisément celle qui nous intéresse ici.

ÇA NE RÉSOUT RIEN — ON BRÛLE LE SYMPTÔME :

Car un désherbant ne traite jamais la cause. Si des herbes poussent entre vos dalles ou dans une allée, c'est qu'il y a là un sol nu et de la lumière : un appel d'air pour les graines en réserve. Le produit grille la plante du jour, mais le sol reste nu, et la semaine suivante, d'autres pousses lèvent. On revient, on repulvérise, on s'épuise — exactement comme on empile des climatiseurs. Le problème n'est pas réglé, il est reporté.

ÇA PART DANS L'EAU — DROIT VERS L'AVAL :

Pire : le produit ne reste pas sagement là où on l'a posé. À la première pluie, il ruisselle de la terrasse vers le caniveau, s'infiltre vers la nappe, rejoint la rivière. Protéger l'eau que nous buvons est l'une des raisons officielles de l'interdiction. Le désherbant qu'on croit appliquer « chez soi » voyage en réalité bien au-delà — c'est le déplacement vers l'aval, en version toxique.

ÇA TOUCHE TOUT LE VIVANT :

Et ses effets débordent largement les trois pissenlits visés. L'OFB le rappelle clairement : ces produits atteignent les abeilles, les papillons, les coccinelles, la vie du sol. On voulait nettoyer un joint de dalle, on abîme l'écosystème entier qui régule naturellement le jardin — les mêmes auxiliaires qu'on cherche par ailleurs à attirer.

LA VRAIE SORTIE — S'OCCUPER DE LA CAUSE :

La solution durable ne sort pas d'un bidon, elle s'attaque à la racine du problème : le sol nu. On couvre le sol — paillage, couvre-sol, plantes tapissantes — pour que rien d'indésirable ne s'installe. Sur une allée, on désherbe à la main, à la binette ou à la chaleur (un désherbeur thermique, ou tout simplement l'eau de cuisson des pâtes encore bouillante). Sur la pelouse, un gazon dense et tondu haut étouffe les indésirables tout seul. Deux mises en garde honnêtes : oubliez le sel et le vinaigre en pleine terre, qui stérilisent le sol durablement ; et ne tombez pas dans l'autre piège, bétonner pour faire « propre » — vous ne feriez que remplacer le problème chimique par un problème de ruissellement.

Un coup de désherbant, c'est un climatiseur chimique : il vous donne l'illusion d'avoir réglé la question en l'expédiant ailleurs — dans le temps, dans l'eau, dans le vivant. La vraie réponse aux herbes indésirables n'est pas de les empoisonner, c'est de ne plus leur laisser de sol nu où s'installer.

15/06/2026

On a vu la haie casser le vent au-dessus des champs. Mais il existe deux terrains où le vent ne pardonne rien, et où la haie passe du statut de confort à celui de survie : le bord de mer et la montagne. Là, planter la bonne haie — et surtout pas un mur — change tout 🌬️

Car ces vents extrêmes ajoutent, au souffle, deux ennemis particuliers.

LE LITTORAL — LE VENT QUI SALE :

Au bord de mer, le problème n'est pas seulement la force du vent : c'est le sel. Les vagues pulvérisent des micro-gouttelettes d'eau salée, les embruns, que le vent dépose sur les feuilles. Ce sel brûle et dessèche le feuillage des plantes non adaptées, sur un sol souvent sableux et pauvre par-dessus le marché. Une haie de jardin ordinaire y grille en une saison. Il faut donc des essences à la fois persistantes et tolérantes au sel.

LA PARADE — UNE PREMIÈRE LIGNE SACRIFIÉE :

L'astuce des jardiniers du littoral est élégante : on ne demande pas à toute la haie de tout encaisser. On installe en première ligne, face à la mer, une rangée d'espèces très résistantes au sel — tamaris, argousier, prunellier — qui prennent les embruns de plein fouet et les filtrent. À l'abri de ce premier rideau, on peut alors planter des espèces un peu plus sensibles, qui prospéreront dans l'air adouci. La haie se protège elle-même, de l'extérieur vers l'intérieur.

LA BONNE PALETTE — LOCALE, JAMAIS EXOTIQUE :

Une mise en garde, car les catalogues débordent d'arbustes ornementaux venus d'ailleurs. Privilégiez les essences de nos côtes : tamaris, argousier, prunellier, troène commun, sureau, ajoncs et genêts, et, pour la hauteur, le chêne vert ou le pin maritime selon la région. Elles tiennent le sel, nourrissent la faune locale, et ne risquent pas de s'échapper dans les milieux naturels fragiles du littoral. Fuyez en particulier le baccharis, souvent vendu pour le bord de mer : c'est une plante invasive qui ravage déjà nos marais côtiers.

LA MONTAGNE — LE VENT QUI GÈLE :

En altitude, le principe est le même, face à un autre adversaire : le vent froid et la neige. Une haie bien placée brise les bourrasques glacées, retient les congères loin des bâtiments et des parcelles, et crée derrière elle une poche un peu plus clémente pour le bétail et les cultures. On y mise sur des essences rustiques, habituées au froid et aux sols pauvres : sorbier des oiseleurs, érable sycomore, noisetier, aulne, et quelques résineux comme l'épicéa. Comme toujours, on adapte à l'étage et à l'exposition.

LE PRINCIPE NE CHANGE JAMAIS — FILTRER, PAS BLOQUER :

Et dans les deux cas, la règle d'or de la haie brise-vent reste valable, plus encore qu'ailleurs : on filtre le vent, on ne le bloque pas. Un mur plein, qu'il soit de béton ou de thuyas, est ici la pire réponse : le vent extrême le percute, plonge en tourbillons violents juste derrière, et peut même l'arracher. Une haie souple et perméable, elle, peigne la bourrasque et l'épuise sur la distance. Face aux éléments, la rigidité casse ; la souplesse encaisse.

Du sel des embruns au gel des sommets, la haie reste le meilleur abri qui soit — à condition de la composer avec des essences locales adaptées, et de la laisser filtrer le vent plutôt que de prétendre l'arrêter. Là où l'on croyait ne rien pouvoir faire pousser, une haie bien pensée ouvre un abri. 🌿

15/06/2026

Air France a définitivement cessé le transport de primates destinés aux laboratoires de recherche. Une décision saluée par de nombreuses associations de protection animale, qui marque la fin d'une activité longtemps controversée.

Pour beaucoup, c'est une avancée importante en faveur du bien-être animal et d'une éthique plus respectueuse du vivant. ❤️

Que pensez-vous de cette décision ? 👇🐾

14/06/2026
09/06/2026
06/06/2026

Amalfi Coast, Italy 🇮🇹🍋🌿

Endereço

Praia Da Rocha Avenida Lusiadas 3LJ TR II
Portimão
8500801

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