01/05/2026
Deux magnifiques bouleaux ont récemment été abattus à la Résidence du Chêne, à Quévert, au motif que certains riverains sont allergiques au pollen.
Actuellement, 30% de la population française souffre d'allergie au pollens. Cette prévalence a été multipliée par trois en trente ans et, d'après les prévisions de l'OMS, c'est la moitié de la population mondiale qui sera sensible au pollens en 2050.
Le bouleau est l'un des arbres les plus allergisants, tout comme l'aulne, le frêne, le chêne, le hêtre, le charme ou le cyprès.
Pourtant, les arbres ne sont pas responsables de l'augmentation considérable de la part de la population allergique au pollens; seules les activités humaines le sont.
Certaines espèces, comme le bouleau, semblent émettre plus de pollens sous l'effet de l'augmentation des températures et de la diminution du nombre d'insectes pollinisateurs. La pollution urbaine est aussi un facteur aggravant car elle augmente la toxicité du pollen et la sensibilité du système respiratoire humain (source ATMO France).
Il n'est pas raisonnable d'envisager l'abattage des arbres les plus allergisants, puisque le bouleau, le chêne, le hêtre, le charme et le frêne constituent environ 80% de notre patrimoine arboré.
Les deux abattages réalisés par la Mairie de Quévert et leur remplacement par deux arbres moins allergisants ne règlera en rien la propension des riverains à l'allergie au pollen. Seule la désensibilisation, prise en charge par la Sécu et les mutuelles, reste la solution la plus viable et la plus responsable sur le long terme.
Ce n'est pas de la faute des arbres si nous sommes devenus allergiques au pollen. Nous sommes les seuls responsables, individuellement et collectivement, et ce genre d'action ne fera qu'aggraver le problème.
Stop aux abattages inutiles et néfastes, stop au gaspillage d'argent public.
GNSA Pays de Rance